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Un nouveau conseil municipal à Whitehorse

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Véronique Herry-Saint-Onge

Le 15 octobre, quelques jours avant l’élection fédérale, les résidents de Whitehorse se sont rendus aux urnes pour élire un nouveau conseil municipal.

Pour Dan Curtis, opposé à deux adversaires, la lutte fut facile. Le maire titulaire a remporté plus de 5 000 votes, soit près de 80 pour cent du vote.

La bataille a cependant été plus chaude entre les 22 candidats visant l’un des six sièges du conseil municipal. Dan Boyd, Jocelyn Curteanu, Rob Fendrick, Samson Hartland, Betty Irwin, et Roslyn Woodcock sont sortis vainqueurs du scrutin.

Le règne de Dave Stockdale, qui a siégé au conseil municipal pendant onze mandats consécutifs, a pris fin lors de cette élection, le candidat a terminé en septième position.

Par ailleurs, aucun des quatre candidats francophones en lice n’a été élu.

Les conseillers élus lors de l’élection du 15 octobre ont été assermentés lors d’une cérémonie lundi dernier. Photo : Véronique Herry-Saint-Onge

Les conseillers élus lors de l’élection du 15 octobre ont été assermentés lors d’une cérémonie lundi dernier. Photo : Véronique Herry-Saint-Onge

Parmi les conseillers, c’est Mme Curteanu qui est arrivée première avec 2 893 votes. Première femme d’origine philippine à être élue au conseil, elle en est à son deuxième mandat consécutif. Mme Irwin a aussi été réélue et assurera son troisième mandat consécutif.

Cette élection marque un retour en politique pour M. Boyd qui a siégé au conseil municipal de 1994 à 2000, ainsi que pour M. Hartland qui a siégé au conseil de 2000 à 2003. Congédié en mars dernier de son poste de responsable des services généraux de la Ville, M. Fendrick a été élu pour la première fois, comme Mme Woodcock qui était à trois votes de remporter un siège lors de l’élection de 2012.

Les priorités des conseillers

M. Curtis se dit ravi du nouveau conseil et affirme qu’il a bien hâte que les conseillers se mettent à travailler ensemble sur leurs priorités. On y trouve, entre autres, la gestion des déchets solides, le manque de logements abordables, le besoin de générer de nouveaux profits pour la Ville et l’amélioration de la gestion du recyclage et de l’enfouissement. Pour plusieurs, cependant, ce sont les relations intergouvernementales qui figurent au premier plan.

Pour M. Boyd, le désir de se relancer en politique municipale est venu lorsqu’il a constaté que la relation entre le gouvernement municipal et le gouvernement territorial se détériorait, surtout dans les médias.

« Il est difficile d’accomplir quoi que ce soit si les deux ordres de gouvernement ne travaillent pas ensemble, » dit-il.

Son but est ainsi d’améliorer cette relation pour que les deux gouvernements travaillent ensemble à résoudre la problématique du manque de logements abordables à Whitehorse.

M. Curtis est du même avis. « Nous avons une relation exceptionnelle avec les gouvernements des Premières nations… Nous avons une bonne relation avec le gouvernement fédéral et, jusqu’à un certain point, avec le gouvernement territorial, mais nous devons travailler sur celle-ci », indique le maire.

C’est aussi une priorité pour M. Hartland qui souhaite améliorer ces relations tout en continuant à travailler de près avec les gouvernements des Premières nations, dont les Kwanlin Dün, afin de faire de Whitehorse une ville exceptionnelle.

« Je veux que notre ville continue d’être l’une des meilleures villes au monde », dit-il.

Pour sa part, Mme Irwin espère surtout s’attaquer au projet de consolidation des édifices de la Ville. Whitehorse va dépenser plus de 55 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour construire deux nouveaux édifices pour les employés municipaux.

« Je veux que ça soit fait de manière responsable et que l’on continue de garder l’œil sur les dépenses », dit-elle.

Mme Woodcock se dit surprise du mauvais état de certains bureaux des employés de la Ville qui sont situés au sous-sol et presque sans lumière.

« Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d’autres raisons pour lesquelles le projet de consolidation des édifices doit aller de l’avant, mais ces conditions de travail sont à elles seules une bonne raison selon moi », affirme Mme Woodcock.

Les services en français, une priorité

M. Curtis affirme qu’une de ses plus grandes priorités est d’améliorer les services en français offerts par la Ville. Il se dit fier des progrès de la Ville en la matière, mais avoue qu’il reste beaucoup à faire.

« Si on peut critiquer mon dernier mandat — j’ai promis qu’il y aurait plus d’interprétation dans notre autre langue officielle, que ce soit avec les événements ou les documents. Je reste concentré sur ce but, mais nous avons connu des temps tumultueux avec l’administration de la Ville », indique le maire Curtis.

La Ville a dû remplacer des postes de cadres supérieurs ces dernières années, dont le directeur municipal et le gestionnaire des communications.

« Ça reste un défi, mais aussi une priorité. Les francophones méritent d’avoir tout ce qui sort de la Ville de Whitehorse en français et en anglais », poursuit-il.

Par ailleurs, le maire Curtis indique que la communauté francophone occupe une place importante pour lui. Il raconte notamment que l’École Émilie-Tremblay est la seule école à l’avoir invité à la cérémonie des finissants, et ce, chaque année depuis qu’il est devenu maire.

« J’ai toujours eu le privilège d’y aller, et ils m’ont toujours bien reçu avec beaucoup de respect, et donc j’essaie d’être réciproque, car c’est une relation qui a beaucoup de valeur pour moi », dit-il. « La conversation se poursuit sur la façon dont nous pouvons mieux faire », termine-t-il.

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