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Un festival international de films Black, accessible en ligne

Maryne Dumaine

Comment occuper les soirées pluvieuses de l’automne sans se cantonner aux plateformes de films en ligne habituelles? Le Festival du film Black de Montréal propose une sélection de 120 films, qui seront cette année accessibles en ligne, d’un bout à l’autre du pays.

Feminine Hip-Hop
Photo : MontrealBlackFilm.com

 

Le Festival international du film Black de Montréal (FIFBM), créé par la Fondation Fabienne Colas, se tiendra du 23 septembre au 4 octobre 2020. Cette année, nul besoin de se déplacer à l’autre bout du pays puisqu’il sera accessible dans le confort de votre salon.

« La mission du Festival international du film Black de Montréal a toujours été de favoriser la diversité devant et derrière la caméra, tout en nous ouvrant les yeux sur les réalités noires à travers des films riches et audacieux des quatre coins du globe. Cette édition historique virtuelle du FIFBM 2020 met l’accent sur des réalités qui ont bousculé les conventions, marqué notre temps et changé notre façon de voir le monde. Nous nous sentons privilégiés de pouvoir amplifier la voix de plus de cinéastes noirs à un moment aussi important de notre histoire », a déclaré Fabienne Colas, présidente et fondatrice du FIFBM.

Le FIFBM est le plus grand festival de films black au Canada. Pour sa 16e édition, pas moins de 120 films seront proposés au public. Avec une programmation forte et audacieuse, les films proposés abordent des sujets diversifiés tels que l’environnement, l’immigration, la musique, les droits de la personne, les droits des femmes, le racisme systémique, l’identité LGBTQ et le Black Lives Matter.

Une belle sélection francophone

La programmation du Festival présente un nombre record de films provenant de 30 pays, dont le Canada, Haïti, l’Afrique du Sud, la France, la Tunisie, la Martinique, le Burkina Faso, le Sénégal ou le Kenya. Nos coups de cœur se sont portés sur l’excellente sélection francophone du festival : des histoires inspirantes, parfois extrêmement marquantes qui combinent avec passion l’héritage culturel et la lutte contre l’injustice et l’inégalité.

Pour n’en citer que quelques-uns, mettons en lumière quelques films qui ont attiré notre attention.

Ils n’ont pas choisi

Un documentaire d’investigation qui aborde le thème de l’homosexualité, un sujet encore très délicat sur le continent africain. Réalisé par deux cinéastes du Burkina Faso, il pose les bases d’un enjeu fondamental pour les sociétés africaines.

La prochaine fois que je viendrai au monde

Il y a trente ans, le cinéaste belge Philippe de Pierpont a rencontré six enfants vivant dans la rue au Burundi. Il a juré de les filmer à des étapes clés de leur vie. Aujourd’hui, il les retrouve pour la quatrième fois : ils ont 40 ans et seulement trois d’entre eux sont encore en vie. Quelle vision ont-ils d’eux-mêmes et du monde qui les entoure? Ce film est en langues kirundi et kiswahili avec sous-titres en français.

Passation

Court métrage français, produit en 2020, cette fiction de 15 min met en scène Chibuzo, un flic afro-descendant, chef provisoire de la brigade anti-criminelle. Trop de ses collègues du pays maltraitent systématiquement les membres de sa communauté. Pour lui, il est important que son équipe ait de bonnes relations avec la population pour faire baisser les pressions dans sa ville. Mais ces tensions éclatent à l’arrivée de son nouveau chef, Léon, qui prône la tolérance zéro. Un film qui met en lumière, avec passion, les conflits systémiques sous-jacents de nombreuses banlieues françaises.

Cameroun, voyage en zone de cécité

Documentaire de 30 min, ce film, présenté en première mondiale, relate les moyens mis en place pour apporter des soins ophtalmologiques aux plus démunis, qui ont mené à déclarer certaines territoires comme « zones de cécité ».

Feminine Hip-Hop

Présenté également en première mondiale, ce film canadien réalisé par Luis Peinado inspire une réflexion sur l’identité des femmes dans le hip-hop, avec un accent sur la scène montréalaise. Nous entendons trois artistes qui partagent cette même passion : Naïka Champaïgne, Icky Magdala et Samatha Hinds.

T gros

Théo est un jeune lycéen en état d’obésité qui cultive sa différence en mangeant sans aucun état d’âme. Depuis son arrivée au lycée, il est victime de harcèlement, jusqu’au jour où la situation tourne à son avantage. Lors d’un cours de théâtre, Théo monte sur scène en se fabriquant un personnage comique, « MAMÉ », qui le révèle aux autres et à lui-même. Mais le quotidien de Théo changera-t-il pour autant?

Un espace pour les professionnels de l’industrie

L’espace Black Market du FIFBM sera dédié à l’industrie du cinéma avec des tables rondes gratuites sur des sujets variés tels que la flexion raciale (changement de la race ou de l’ethnicité perçue d’un personnage lors de l’adaptation d’une œuvre d’un médium à l’autre) au cinéma et à la télévision; Black Stories Matter (Les Histoires noires comptent); Comment obtenir plus d’histoires noires authentiques produites au cinéma et à la télévision; Les femmes noires derrière la caméra : surmonter les obstacles de l’industrie et produire leurs films. Tous les panels seront accessibles sur Facebook.

Les billets, en vente sur MontrealBlackFilm.com, donnent accès à l’intégralité des films et des panels.

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