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Un centre de la petite enfance en recherche d’expansion

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Christopher Scott

Poussée par une croissance démographique, la Société pour les enfants et familles de Dawson souhaite acquérir un terrain qui appartient à la municipalité afin d’y construire une nouvelle garderie.
C’est le message livré par la présidente de l’organisme, Mme Elise McCormick, devant une réunion des conseillers de la Ville qui a eu lieu le 16 juin dernier.

Fondée en 1980 par un comité de parents, la Société pour les enfants (SEFD) administre depuis cette date une garderie dans une maison bleue louée sise à l’angle de la rue Church et de la 4e Avenue. Celle-ci est la deuxième garderie en importance à Dawson, après un établissement géré par la Première nation.

Le centre accueille majoritairement des enfants en âge préscolaire et offre un programme novateur axé sur l’apprentissage par les jeux et la musique.

La directrice Stephanie Davidson (à gauche) avec la présidente de la Société pour les enfants et familles de Dawson, Elise McCormick. Photo : Christopher Scott

La directrice Stephanie Davidson (à gauche) avec la présidente de la Société pour les enfants et familles de Dawson, Elise McCormick. Photo : Christopher Scott

À la suite de rénovations terminées en 2008, la garderie Little Blue a vu sa capacité accroître pour passer de quatorze à 24 places offertes à temps plein à des enfants. Toutefois, en raison d’une réévaluation du bâtiment faite par le gouvernement du territoire cet hiver, sa capacité s’est fait de nouveau limiter à vingt places, et depuis lors, une douzaine de nouveau-nés sont sur la liste d’attente pour des places. Or, pour une ville qui traverse un mini-boom démographique et qui cherche à attirer de jeunes professionnels, c’est une situation qui, selon plusieurs, laisse à désirer.

« Cela fait longtemps que la Ville discute du logement, du développement économique et de la croissance », confie Elise McCormick, rencontrée dans l’ambiance familiale de la cuisine de la garderie, où le chuchotement d’un aquarium ponctue son discours.

« Il y a beaucoup de jeunes familles qui arrivent », poursuit sa co-porte-parole Stephanie Davidson, éducatrice et directrice de Little Blue. « Nous essayons de les attirer avec du logement abordable et des emplois. Pourtant, beaucoup de familles ne peuvent pas venir, ou pas rester, parce qu’il manque de services de garde. »

En réagissant aux questions, les deux femmes rappellent des cas précis où un médecin ou des agents de la GRC ont fait de la disponibilité d’une place en garderie une condition pour accepter un poste à Dawson. D’après Mme McCormick, c’est pour faire face à cette pénurie récurrente que la SEFD propose d’emménager son établissement dans un bâtiment de deux étages à ériger sur l’emplacement d’un ancien hôpital sur un terrain situé entre la garderie actuelle et l’église anglicane. Cette structure offrirait 32 places pour enfants à temps plein.

Suivant la proposition faite par l’organisme, la nouvelle garderie occuperait 61 % du terrain, alors que la Société se chargerait de bâtir un jardin communautaire, à partager entre enfants et aînés, pour dédommager la municipalité de la valeur de la parcelle.

Toutefois, selon les porte-parole, les pourparlers qui durent depuis deux ans avec la mairie avaient trébuché puisque cette dernière insistait jusqu’à tout récemment pour que la SEFD achète le terrain, dont le prix sur le marché est évalué à 50 000 $, alors que la Société, en tant qu’OSBL, pourrait difficilement générer cette somme.

Les deux femmes remarquent néanmoins qu’à mesure que les discussions avancent, leurs interlocuteurs semblent avoir adouci le ton et elles disent espérer une bonne issue pour les négociations.
Il est à noter qu’avant d’inaugurer la nouvelle installation, la SEFD devra d’abord se faire transférer la parcelle et ensuite demander un dézonage du terrain qui est classé actuellement comme espace vert.

Par la suite, il faudra solliciter un don de 1,2 million $ dans le cadre de programmes fédéraux ou territoriaux existants pour financer la construction du bâtiment. Malgré les défis, les porte-parole croient avoir le soutien de la communauté et sont sûres de franchir toutes ces étapes d’ici deux ans.

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