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Un atelier pour aider à gérer le stress de nos enfants

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Pierre-Luc Lafrance

Le 27 avril, Johanne Fillion animera un atelier sur l’anxiété des enfants, sur la façon dont les parents peuvent aider leurs enfants à gérer leur stress. Cette activité est ouverte à tous les parents francophones et francophiles (même si leur enfant ne fréquente pas l’École Émilie-Tremblay) et aura lieu dès 18 h 30 à la bibliothèque de l’École Émilie-Tremblay.

Les parents manquent de ressources pour aider les jeunes qui souffrent d'anxiété. Photo : Pixabay.com

Les parents manquent de ressources pour aider les jeunes qui souffrent d’anxiété. Photo : Pixabay.com

L’initiative de ce projet est venue du comité de parents. Pour la présidente, Sylvie Painchaud, cela entre dans le nouveau mandat que le comité veut prendre depuis un an et demi. « On veut s’orienter sur les besoins des parents et des enfants. Il y a beaucoup de choses dont les parents ont besoin, mais qu’ils ne reçoivent pas alors que dans un plus grand milieu, cela reviendrait à l’école. » Elle rappelle aussi que l’école est un carrefour unique pour joindre le plus grand nombre de francophones.

Le comité a reçu le soutien de l’école, mais aussi du Partenariat communauté en santé (PCS). « On cherchait un moyen d’intégrer la santé mentale dans le volet promotion de la santé », soutient la directrice du PCS Sandra St-Laurent. « La santé mentale est un peu le client pauvre dans le domaine de la santé. Et le domaine où il y a le moins de services au Yukon est dans l’aide aux enfants. Pourtant, on sait que plus tôt on dépiste ce genre de problème, plus il est facile d’éviter l’escalade. Pour nous, ce projet est intéressant, car il permet de mieux outiller les parents. »

Louise Gagné, psychoéducatrice depuis trois ans à l’École Émilie-Tremblay est heureuse d’être impliquée dans ce projet. « Je vois plusieurs problèmes liés à l’anxiété. On peut faire un travail à l’école, mais il doit être continué à la maison. » Elle rappelle toutefois qu’il n’y a pas de recette miracle. « Souvent, le stress est lié à une impression de perte de contrôle ou de manque de pouvoir sur la situation. Je crois fermement que chaque enfant a sa réponse qui lui convient. Il faut se mettre pleinement à l’écoute pour l’aider à faire émerger la solution. »

Est-ce que l’anxiété est mauvaise en soi? « Non, répond Mme Gagné. L’anxiété est nécessaire jusqu’à un certain point. Mais s’il y en a trop, ça peut devenir de la détresse. La personne est désorientée et elle a de la misère à prendre des décisions. Ils peuvent vivre une grande souffrance et ça peut avoir un impact sur leurs amis, sur la réussite scolaire et sur l’estime de soi. Les parents de ces enfants se sentent souvent démunis. »

Pour Sylvie Painchaud, il est essentiel que les parents puissent détecter les signes de l’anxiété et qu’ils aient des outils pour investiguer et pour pousser plus loin.

Un atelier en deux temps

La rencontre du 27 avril commencera avec une présentation qui permettra de définir ce qu’est l’anxiété et quels en sont les symptômes. Ensuite, les gens pourront discuter avec la thérapeute qui leur donnera des outils, mais aussi qui leur présentera les ressources disponibles en ligne ou les livres qui peuvent répondre à certaines questions. Cet atelier permettra aux parents de reconnaître les situations, de développer des trucs, mais surtout de se sentir moins démunis. Louise Gagné estime que cet atelier aidera les parents à développer de meilleures habiletés pour aider leurs enfants. « Le but est d’amorcer une réflexion à partir des dernières recherches pour outiller les parents. » Elle rappelle que tout le monde peut être touché. « La plupart du temps, c’est une période. Les enfants peuvent être touchés par un déménagement ou la séparation de leurs parents. Pour d’autres, c’est dans leur tempérament ou dans leur personnalité, mais on parle d’une faible proportion. »

À noter qu’un service de garde sera offert. Pour profiter de ce service, il faut appeler au 335-2336 ou écrire à eet.parents@yesnet.yk.ca.

Sandra St-Laurent espère que cet atelier sera le premier d’une série. « On aimerait offrir un deuxième volet cet automne. Dans la première rencontre, certains parents vont vivre un choc en reconnaissant leur enfant. Ils vont prendre des outils, faire des tests cet été, puis il y aurait un deuxième atelier qui leur permettrait d’échanger et d’aller plus loin. » Mme St-Laurent prend toutefois la peine de spécifier qu’il ne s’agit pas d’une thérapie de groupe. Par la suite, elle aimerait mettre en place une programmation à travers l’année. Un des projets serait d’inviter Dre Sonia Lupien, une spécialiste de l’anxiété et du stress. « Comme il y a peu de services pour prendre le relais, on aimerait étendre la programmation sur toute l’année plutôt que de concentrer les activités sur deux jours. Comme ça, si quelqu’un est absent, il peut quand même avoir des outils. »

Du côté du comité de parents, on a déjà des projets pour d’autres conférences sur différents sujets qui pourraient intéresser les parents. D’ailleurs, les gens sont invités à partager leurs suggestions.

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