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Trouver l’amour au cœur des montagnes

Julien Latraverse

Pour certains, le Yukon est une terre d’opportunités. Pour d’autres, le nombre de rencontres romantiques est à l’instar des températures : proche du zéro.

Photo : Pixabay

 

Si les opportunités foisonnent au Yukon, trouver l’amour équivaut parfois à retrouver une aiguille dans une botte de foin. Loin d’être désespérée, cette cause a néanmoins inspiré la directrice des EssentiElles à organiser le Karaocoeur le jour de la Saint-Valentin.

Un événement spécial grand Amour

L’événement veut connecter les célibataires le temps d’une soirée. « Mais c’est ouvert aussi aux familles, couples et amis », précise la directrice des EssentiElles, Émilie Dory.

Sans prétention, l’organisatrice veut transformer la salle communautaire du Centre de la francophonie en théâtre où l’amour avec un grand A sera mis à l’honneur. « Il y aura plein de chansons quétaines! », assure-t-elle avec un large sourire.

Plus old school, l’événement rappelle les soirées dansantes tenues dans des sous-sols d’église ou à l’école du quartier. Une époque révolue à l’ère des applications de rencontres en ligne.

Rencontrer l’âme sœur à l’ère virtuelle

Tinder se vante d’être l’étincelle pour mettre le feu aux poudres de la passion, mais dans la plupart des cas, l’application fait office d’un pétard mouillé. Quelques malheureux swipes à gauche (donc infructueux) suffisent pour que l’utilisateur se fasse recommander d’élargir ses recherches jusqu’aux contrées de l’Alaska. Un effort louable, encore faut-il être ouvert à l’idée de dater des personnes qui ne partagent pas le même fuseau horaire.

Le réseau possède toutefois ses succès au Yukon ; Tinder est tout de même l’application de rencontres la plus populaire au monde avec 4,3 millions d’abonnées en 2018. Mais le plus gros défi derrière cette façon de trouver sa tendre moitié réside dans le « bassin limité » de rencontres possibles à Whitehorse. L’approche plus amicale retrouvée dans un milieu plus restreint, comme le Yukon, s’oppose à celle des grandes villes, estime Camille*. « Dans les grandes villes, c’est la chasse », commente-t-elle. « Il y a plus un besoin de connexion ici […] les gens sont plus sélectifs et ne cherchent pas à courir après tout ce qui bouge », soutient-elle. Par ailleurs, l’intéressée ajoute qu’ici, « tu peux rencontrer ton match à l’épicerie à tout moment! » Définitivement un élément à prendre en compte pour éviter d’être le piment de la section fruits et légumes du Superstore.

Une chose est certaine pour Camille : le fameux Yukon Time s’applique aussi à l’amour. Selon elle, il faut rester ouvert ; les opportunités viendront. Que ce soit à travers du bénévolat, lors d’une sortie dans un bar ou pendant des activités avec un club de loisir, nul ne sait réellement où se trouve sa prochaine flamme.

Dans tous les cas, le Karaocoeur des EssentiElles, tenu le jour de la Saint-Valentin à la salle communautaire de l’Association franco-yukonnaise à partir de 17 h, est une excellente occasion de célébrer les amours présents ou à venir.

*Le prénom Camille est utilisé pour conserver l’anonymat des personnes rencontrées.

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