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Tatshenshini Expediting : au rythme des eaux vives

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Godefroy Lemoigne

C’est le long de la magnifique route de Haines que coule la rivière Blanchard d’où partent les expéditions à la journée en rafting ou en kayak. Quelques vieux bus scolaires et de sommaires bâtiments en bois composent un camp de base invisible de la route. Des guides joyeux accueillent les amateurs d’eaux vives et nous équipent dans la bonne humeur. Le départ est proche.

Slalomant au fond de gorges magnifiques, l’expédition progresse rapidement vers la jonction avec la rivière Tatshenshini. Le paysage est superbe, et lorsque les rapides nous donnent un répit, nous observons les aigles et les saumons qui remontent la rivière. Bientôt, les bateaux s’arrêtent pour le temps d’un casse-croûte et ce n’est qu’après un café chaud et le ventre plein que nous repartons. La Tatshenshini est proche et les choses sérieuses vont commencer.

Bob Daff et son petit fils Eden. Photo : fournie

Bob Daff et son petit fils Eden. Photo : fournie

 

La passion de l’eau vive

Dans la lointaine Belgique, Bob Daffe avait toujours rêvé d’être cow-boy et toutes ses lectures d’alors tournaient autour de l’ouest sauvage. Lorsque ses parents décidèrent en 1964 d’immigrer au Québec, ce n’était pour lui que la première étape d’une aventure qui s’est poursuivie lors son arrivée au Yukon en 1969. Son premier canot, il l’a acheté l’année suivante. Après avoir descendu la rivière Tatshenshini plusieurs fois en canot ou en kayak, Bob s’est lancé en affaires avec un ami. En 1982, ils ont acheté leur premier raft pour accueillir les touristes.

« À l’époque, nous n’avions besoin ni de permis ni d’assurances. Une camionnette, une caisse de bière et l’affaire a été lancée », explique-t-il.

Au Yukon, les descentes en rafting ne sont cependant possibles qu’en été, et bientôt Bob Daffe a étendu ses activités en Amérique du Sud. Pionnier du rafting au Chili, il passe ses hivers dans l’autre hémisphère et ses étés sur la Tatshenshini, ce qui lui permet de vivre de sa passion à l’année. En plus de faire de la compétition, il travaille en Équateur, en Argentine, mais aussi en Afrique.

Les choses ont bien changé depuis ses débuts. Le développement économique qu’a connu  le Chili n’a pas changé que les paysages. Les mentalités aussi ont évolué.

« Le Yukon n’a pas non plus été épargné par le changement, mais en dehors de Whitehorse, le reste du territoire est resté relativement sauvage », affirme-t-il.

Une entreprise familiale

La Tatshenshini est tumultueuse. Quelques passagers passent bientôt par-dessus bord, mais sont facilement repêchés, et nous continuons la descente de la rivière. Même si la météo est plutôt mitigée, personne ne résiste à la tentation d’une baignade dans les rapides. Accessibles à tous, ces quatre heures sur la rivière sont autorisées aux personnes âgées de 5 à 99 ans. Pour celles en quête d’émotions fortes, une descente de la rivière Tutshi est aussi proposée.

La camionnette et la caisse de bière ont maintenant laissé la place à une petite entreprise familiale prospère qui emploie une dizaine d’employés permanents ainsi qu’une quinzaine d’employés temporaires.

La plus grande fierté de Bob : que ses trois enfants et ses deux petits-enfants travaillent avec lui sur la rivière! Lorsqu’on lui demande après tous ces voyages et toutes ces rivières, quelle est celle qui restera sa préférée, Bob répond sans hésiter : « La rivière Alsek, qui est un peu comme la Tatshenshini, mais beaucoup plus sauvage et difficile. »

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