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Surmonter la crise de la trentaine

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Thibaut Rondel

Le renouveau de printemps trouve sa plus belle expression au mois de mai. Prenant l’adage au pied de la lettre, le journal l’Aurore boréale est heureux de dévoiler à l’occasion de son 35e anniversaire une image de marque modernisée pour ses versions web et papier. Empruntant à la fois au numérique et aux codes de l’information, notre nouvelle identité graphique se déclinera également sur nos médias sociaux et notre parc de présentoirs à journaux, lesquels assurent notre visibilité en ville et l’accès gratuit à l’Aurore boréale dans plus de cinquante points de distribution.

 

Prélude au changement, cette refonte graphique constitue l’une des premières actions mises en oeuvre dans le cadre d’un plan stratégique de cinq ans visant à moderniser le journal dans sa forme et son fonctionnement. À l’heure où l’hégémonie publicitaire des médias sociaux et des géants du web trahit le désamour des annonceurs pour les médias historiques, le quinquennat 2018-2023 sera de fait décisif pour l’Aurore boréale et l’industrie de la presse. Les dernières années ont en effet vu nombre de journaux régionaux fermer leurs portes en Amérique du Nord. Le 22 avril, on apprenait encore la fermeture prochaine de deux journaux du Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick, L’Étoile et Le Madawaska.

L’attachement des communautés minoritaires à leurs journaux communautaires reste malgré tout indéniable. Rien que leur crédibilité se chiffre à 89 % au Canada. Bien qu’omniprésents, l’Internet et les médias sociaux ne bénéficient pas d’une telle confiance. À contre-courant de la tendance générale, le lectorat de l’Aurore boréale aurait même augmenté de l’ordre de 40 % entre 2011 et 2017, selon les données du gouvernement du Yukon.

À ces chiffres admirables témoignant du soutien des communautés à leurs informations locales s’oppose pourtant celui d’une réalité économique impitoyable. Chez les journaux membres de l’Association de la presse francophone, on note une réduction de 73 % des revenus publicitaires en provenance des ministères et des agences du gouvernement fédéral depuis 2006. Au cours des dix dernières années, l’Aurore boréale a pour sa part vu ses revenus issus de la publicité fédérale passer de 50 000 $ à 8 000 $. Au 31 mars dernier, la fin de l’exercice fiscal 2017-2018 révélait un déficit de près de 17 000 $ directement lié à une baisse des revenus publicitaires de l’ordre de 20 %.

Le temps presse et la révolution technologique n’attend pas. Dans ce contexte, il est donc essentiel à la survie des journaux de faire preuve d’une grande créativité pour s’offrir les moyens d’une transformation en profondeur. Fidèle aux valeurs d’ouverture, d’intégrité et d’engagement définies dans son plan stratégique 2018-2023, notre équipe s’est ainsi projetée dans l’avenir en adoptant une nouvelle vision stratégique visant à faire de l’Aurore boréale le média d’information de référence de la population de langue française au Yukon. L’Aurore boréale contribuera toujours à ce que cette population forte et dynamique possède une vision éclairée de son environnement et des grands thèmes de société puisque pleinement informée dans sa langue des actualités francophones et yukonnaises.

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