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Shelly Glover fait le point sur Dakar

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Jean-Pierre Dubé (APF)

À son 5e voyage en Afrique depuis son élection en 2008, la ministre du Patrimoine canadien a été marquée par l’expérience du 15e Sommet de l’Organisation de la Francophonie internationale (OIF).

Des membres de la délégation canadienne entourent Michaëlle Jean : (de gauche à droite) les députés Lois Brown et Paul Calandra, la sénatrice Suzanne Fortin-Duplessis, les ministres Shelly Glover et Christian Paradis, le député Jacques Gourde et le sénateur Percy Mockler. (Photo de Marisa Monnin)

Des membres de la délégation canadienne entourent Michaëlle Jean : (de gauche à droite) les députés Lois Brown et Paul Calandra, la sénatrice Suzanne Fortin-Duplessis, les ministres Shelly Glover et Christian Paradis, le député Jacques Gourde et le sénateur Percy Mockler. (Photo de Marisa Monnin)

« Ce voyage a été une surprise pour moi, avoue Shelly Glover. Le premier ministre a insisté à la dernière minute pour que je fasse partie de la délégation au Sénégal. C’est vrai que je connais bien les intervenants, je suis aussi allé au Congo pour l’Assemblée des parlementaires, c’était ma 5e fois en Afrique. »

Le Canada avait un agenda chargé pour le Sommet des 29 et 30 novembre. Dans le domaine économique, six annonces ont été faites dans le cadre d’une stratégie globale visant les femmes et les enfants.

« J’ai assisté à plusieurs annonces du premier ministre et j’ai vu la différence que fait le Canada avec les centaines de millions qu’on met dans cette région. Le discours économique de M. Harper qui parle d’investir dans la santé des femmes et les enfants a généré bien des discussions. »

Les stratégies canadiennes comprenaient également l’appui à la candidature de l’ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean, au poste de secrétaire générale de l’OIF.

« Le ministre (du Développement international et de la Francophonie) Christian Paradis a travaillé pendant des mois sur cette stratégie avec le premier ministre. Les négociations ont été menées par M. Harper. On a réussi et on est très contents. On voulait une voix forte pour le Canada dans la Francophonie. On est un des gros donateurs de l’Organisation. »

Shelly Glover ne tarit pas d’éloges pour Michaëlle Jean. « Elle représente la francophonie de l’avenir. C’est une personne énergique qui a déjà géré des gros dossiers. Elle aime travailler sur le terrain. On va voir une grande différence quand elle va traiter des grands enjeux économiques entre les pays. »

La nouvelle secrétaire générale entrera en fonction dès janvier pour quatre ans, comme première femme et première personne hors Afrique à diriger l’OIF. La présence de la Canadienne d’origine haïtienne à l’OIF aura un effet très positif sur la dualité linguistique au Canada, selon la ministre responsable des Langues officielles.

« Tous les Canadiens ont un grand respect pour madame Jean. Son élection va donner le goût des langues officielles chez nous. Il y aura un impact sur les francophones et sur les anglophones. J’ai toujours rêvé depuis mon enfance que les deux langues soient acceptées et normalisées. On a notre place dans la francophonie mondiale. »

Le Sommet s’est terminé avec l’adoption de résolutions pour renforcer l’usage du français, défendre les droits humains, appuyer l’éducation sous toutes ses formes, lutter contre le terrorisme et promouvoir une stratégie économique.

Shelly Glover rappelle un moment fort illustrant le rapport entre ces grandes résolutions. « On a emmené les intervenants voir une exposition de photos sur le mariage forcé. Il y a un projet de loi sur cette question au Parlement en ce moment. »

La représentante de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne, Paulette Sonier Rioux, explique la suite. « On est allés voir une exposition intitulée Trop jeunes pour le mariage. Dans certains pays, des adolescentes sont mariées de force par leur famille pour toutes sortes de raisons. En sortant de là, les gens pleuraient. »

Shelly Glover est fière de son pays et de ses collègues : « C’est la première fois que je suis allée en voyage avec des intervenants qui ont pleuré durant une activité. J’ai vu comment nos gens ont compris l’importance de faire quelque chose. »

Le projet S-7 « sur la tolérance zéro face aux pratiques culturelles barbares », présentement devant un comité sénatorial, vise l’interdiction de la polygamie et le mariage pour les jeunes de moins de 16 ans.

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