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Sentier du lac Marsh : 22 km de solidarité

Laurie Trottier

L’élan de solidarité et de coopération de la communauté du lac Marsh est à l’origine de l’entretien d’une piste longeant le lac Marsh. Au-delà des sections de pistes habituelles, cette année, les bénévoles ont pu mettre la main sur une subvention de 4 500$ pour couvrir les frais d’assurance du projet.

Nate (en vélo) et Rémi profitent du sentier qui vient de voir le jour sur le lac Marsh. 22 km relient désormais les différentes subdivisions qui longent ce lac situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Whitehorse. Photo : Kristin Kulachkosy

 

Pour la communauté du lac Marsh, chaque bordée de neige amène avec elle sa corvée d’entretien. De nombreux résidents sortent alors de leur maison en bordure du lac et s’affairent à entretenir les pistes. Leur but? Relier l’ensemble des pistes pour compléter un sentier de 22 km, afin de favoriser les échanges et la pratique de sports d’hiver.

Kristin Kulachkosky est l’une de ces bénévoles qui se sont engagés à entretenir une partie du chemin près de leur demeure. « J’ai commencé à m’impliquer cette année, depuis la première tempête de neige », souligne-t-elle. Initialement, son but était de pouvoir marcher jusqu’à la maison d’amis de la famille, située un peu plus loin sur le lac.

Désormais, Kristin met une trentaine de minutes pour déblayer un sentier plus important. « Le système de piste que je m’engage à entretenir est long de 4,5 km, soit une loupe de 2 km qui se rend jusqu’au sud de Judas Creek et un sentier de 2 km qui atteint la baie de Judas Creek », précise-t-elle. Des résidents autour se chargent d’autres tronçons, et c’est la contribution de tous et toutes qui rend fonctionnel le réseau de 22 km.

Fonds d’urgence débloqué

Si cet entretien ne représente pas une nouveauté pour la communauté, c’est toutefois la première fois que cette dernière obtient une subvention fédérale pour pallier les coûts et relier entre elles les subdivisions.

Un fonds d’aide d’urgence de 500 millions de dollars a été mis sur pied l’an dernier par le gouvernement fédéral pour soutenir les artistes, les sportifs amateurs et leurs organisations sportives et culturelles, gravement affectés par la pandémie de la COVID-19. Le département du Sport et des Loisirs du gouvernement du Yukon a donc pu octroyer des sommes à des organisations pour les aider à « s’adapter et fonctionner malgré les nouvelles mesures de santé et de sécurité » liées à la COVID-19, explique Adrienne Marsh, consultante à la vie active.

« C’est une manière de rester actif tout en gardant une distance physique. C’est une bonne façon de rester en santé et profiter du doux hiver », se réjouit Cyndy Dekuysscher, secrétaire et trésorière de la communauté du lac Marsh. « C’est tellement amusant, le soleil brille toujours sur le lac, c’est magnifique », s’exclame d’ailleurs Kristin.

Celle-ci n’est pas la seule à laisser des traces sur la neige. « Il y a tellement de personnes éparpillées sur le sentier, c’est incroyable. Les gens skient, font du vélo, marchent, courent, amènent leur chien », ajoute-t-elle. Pour l’instant, la subvention fédérale ne prévoit pas d’être reconduite l’an prochain. À ce sujet, Cyndy Dekuysscher ne ferme pas la porte à la possibilité d’accorder une somme semblable pour ce projet dans le futur : « Nous y reviendrons et verrons comment cela s’est déroulé cette année », affirme-t-elle.

Dehors l’hiver à Mount Lorne

Les résidents de la communauté de Mount Lorne ont aussi manifesté un vif engouement pour les activités d’hiver cette saison-ci. « Les présences aux activités de plein air ont doublé cette année, c’est incroyable », se réjouit Agnes Seitz, directrice générale du centre communautaire. Une dizaine de projets ont été mis en place pour répondre aux attentes de la population, surnommés « terrain actif d’hiver » (winter active land).

Des pistes de ski, un endroit où ériger des châteaux de glace et une patinoire sont notamment entretenus par des bénévoles et des employés. La patinoire est un classique hivernal pour la communauté de 500 personnes. « Cette année, on a aussi entretenu une partie de la patinoire qui passe à travers les bois », souligne Agnes Seitz.

Comble de bonheur pour la communauté? Des chutes de neige record. « Nous essayons de garder la cadence », affirme Agnes Seitz au bout du fil, en riant.

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