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Ruée vers les terrains de camping

Julien Latraverse

Forts en popularité depuis leur ouverture, les campings et parcs territoriaux présentent néanmoins certaines incertitudes avec la COVID-19.

Les terrains de camping territoriaux sont très fréquentés depuis leur ouverture au début du mois de juin.
Photo : Maryne Dumaine

 

De ce fait, plusieurs personnes, dont certaines interviewées lors d’un micro-trottoir, ont fait remarquer l’achalandage de ces lieux. Par contre, l’agent de communication pour le ministère de l’Environnement dans la branche des parcs, Scott Cameron, déclare que le gouvernement n’a pas de données sur l’utilisation des terrains de camping depuis leur ouverture le 4 juin dernier. « Nous nous concentrons à opérer nos terrains de camping en toute sécurité et efficacement pour tous nos clients », indique cependant celui-ci.

Malgré la présence de patrouille « régulière » de la part des préposés aux parcs, Scott Cameron appelle à la coopération des campeurs et campeuses. « Ils doivent être plus autonomes », en apportant, par exemple, plus de savon ou de désinfectant pour les mains lors de leur séjour. L’agent de communication certifie que le gouvernement travaille à faire respecter les consignes établies dans les parcs.

Pour la population yukonnaise

Un de ces règlements stipule notamment que les terrains de camping et les parcs sont strictement réservés aux résidents du Yukon. Il est pour le moment interdit aux personnes provenant de l’extérieur du territoire de profiter de ces lieux. Hormis les exceptions, la majorité des personnes sont obligées de traverser le territoire dans un délai maximum de 24 heures.

À l’heure d’écrire ces lignes, peu d’individus ont enfreint ces consignes. Sur les 14 890 personnes ayant transité par le territoire, seulement trois ont reçu des constats d’infraction en vertu de la Loi sur les mesures civiles d’urgence.

Plusieurs ressources sont disponibles sur le site Internet du gouvernement pour camper « en toute sécurité », témoigne Scott Cameron.
Les informations peuvent fournir des indications sur la disponibilité des terrains de camping ou des indications sur l’adaptation requise afin de profiter de cette activité au Yukon. « Nous demandons à tout le monde de nous aider à garder les parcs et campings sûrs et ouverts pendant la COVID-19 », ajoute celui-ci.


*** Micro-trottoir ***

L’Aurore boréale a interviewé quelques usagers des terrains de camping territoriaux afin de prendre le pouls de l’ambiance générale et d’obtenir leur témoignage sur cette activité à l’ère de la COVID-19.

Josiane Lavoie

Je suis allée camper à Dezadeash le week-end dernier. Il y avait quand même beaucoup de monde, on ne s’attendait pas à ça. Surtout que c’est plus loin dans le Yukon. Après avoir fait beaucoup de camping un peu partout, je ne suis plus très camping Parcs Canada. Tu es au milieu de nulle part, proche de l’Alaska, dans un territoire immense pour te retrouver à deux mètres des occupants à côté de toi. Pour la COVID, je ne m’en souciais pas trop. Je fréquente rarement les gens qui sont autour en camping, à moins qu’il y ait un rassemblement.

 

 

Marie-Claude Desroches-Maheux

J’ai essayé d’aller à Dezadeash, puis j’ai essayé deux fois d’aller à Wolf Creek. J’ai réussi à trouver un emplacement à Wolf Creek, mais j’ai été chanceuse. Il était 19 h 30, et personne n’avait pris cet emplacement. Je vais souvent à Wolf Creek pour faire du vélo de montagne et c’est toujours plein à craquer. Les places sont très limitées et les endroits près de Whitehorse sont souvent très achalandés. J’ai l’impression que les gens sont sensibilisés grâce aux messages sur les réseaux sociaux et en ligne à la COVID-19. Il y a un effort qui est fait pour respecter les consignes, mais je ne sais pas s’il est toujours appliqué.

 

 

Francis Lefebvre

Je suis allé camper à Congdon Creek et on était la seule tente sur place. C’était presque un camping privé à ce point-là. Par contre, le reste du camping était plein avec les VR [véhicules récréatifs]. De notre côté, c’était donc facile du côté sanitaire. On était juste ma copine et moi. Pour les autres, je pense que c’était le but d’avoir un VR afin d’être plus indépendant des aires communes et installations sanitaires. Mais je pense que tout le monde était en mode COVID. Ça se voyait que les gens respectaient plus les distances. Il y avait aussi beaucoup de blagues à ce sujet dans le camping.

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