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Ruée vers les platines à l’Electronic Summer Series

Julien Latraverse

La ruée vers l’or, c’est du passé! Les Yukonnais et Yukonnaises se jettent maintenant sur les platines des Electronic Summer Series.

Kevin Jack — ou DJ KJ — est une des têtes pensantes derrière le Paradise Music Festival au Yukon.
Photo : Julien Latraverse

 

Conséquence directe de l’explosion en popularité de la musique électronique au Yukon, l’Electronic Summer Series rassemble petits et grands au Wharf de Whitehorse pour vibrer au rythme des basses et des sonorités funk.

« Le soleil est sorti, j’espère que les gens vont le faire aussi! », lance avec optimisme Kevin Jack, vieux routier de la scène électronique depuis une vingtaine d’années sous l’alias DJ KJ.

Ce 5 à 7 aux saveurs électros est organisé pour une deuxième année par la Paradise Music Festival Society dont Kevin Jack fait partie. Cet événement préparé en collaboration avec le Centre des arts du Yukon présente un platiniste différent chaque semaine aux abords du fleuve Yukon.

Contrairement à sa dernière édition, qui se déroulait en juin, celle-ci a dû être déplacée en août pour accommoder les préparatifs du Paradise Music Festival. « On célèbre maintenant, en quelque sorte, le changement de saison avec l’approche imminente de l’automne », raconte DK KJ entre deux cordages de haut-parleurs.

Des vieux de la vieille

Déjà, amis et amateurs commencent à s’agglutiner autour du chapiteau pour flâner ou saluer d’une franche accolade Kevin Jack. « Content que tu sois là, man! ». Les discussions s’enchaînent l’une après l’autre autour du colosse. « Il y a des personnes qui viennent à nos spectacles depuis maintenant 20 ans », souligne le présentateur de disques.

« On se sent extrêmement chanceux et reconnaissant d’avoir des supporteurs de si longue date. » Selon Kevin Jack, la musique électronique ne s’est pas toujours très bien portée au Yukon. « La popularité monte et descend en vague. Le même phénomène s’applique à la mode, à la planche à roulettes ou à toute autre activité, pour être honnête. »

L’ancien ingénieur du son se montre néanmoins optimiste pour le futur. « Il y a définitivement une forte augmentation de la présence [aux événements organisés par le Paradise Music Festival Society]. »

Un avis partagé par Stéphanie Laframboise, une mordue de la musique électronique depuis 2010, présente à l’événement. « La communauté électronique a tellement grandi », commente-t-elle. Une des raisons de cette croissance est explicable à l’ouverture d’esprit des gens. « De venir ici et de voir qu’il y a tellement de personnes différentes, c’est tellement beau à voir », ajoute-t-elle.

Danser sur le même pied d’égalité

Cette communauté se rassemble sous le mantra P.L.U.R (Peace, Love, Unity et Respect), propre à la culture rave. Les performances aux cerceaux de quelques assidues rappellent les racines de ce mouvement.

Un coup d’œil rapide de la foule composée de familles, de couples, de bambins ou d’adolescents permet de saisir la variété de cette communauté presque instantanément. « Notre but était de créer une plateforme où n’importe qui peut venir danser et avoir du plaisir », commente avec fierté Kevin Jack.

Malgré l’éventail impressionnant des genres musicaux à Whitehorse, Kevin Jack ne s’inquiète guère de la pérennité de sa passion. « Le monde se soutient au Yukon. Peu importe ton style musical, la communauté sera là pour assurer tes arrières. »

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