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Rencontre avec les trois S : Simon, Soanne et Sophie

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Françoise La Roche

Une Bretonne, Sophie Huguet; un Marseillais, Simon Hoareau, une Québécoise, Soanne et bientôt un petit Yukonnais, dont le prénom commencera aussi par S; voici les membres d’une charmante famille qui habite le Yukon depuis quelques mois et a l’air de s’y plaire énormément.

Bien emmitouflés, Soane, Simon, et Sophie profitent d’une magnifique journée d’hiver. Photo fournie

Bien emmitouflés, Soane, Simon, et Sophie profitent d’une magnifique journée d’hiver. Photo fournie


Le jeune couple s’est rencontré il y a huit ans en Guyane française. Tous les deux y vivaient et y travaillaient. « On avait trop chaud en Guyane », lance Simon Hoareau en riant. Et ils sont partis vers le nord. Ils ont choisi le Canada, plus précisément le Québec. « Je connaissais des copines qui étaient allées faire des échanges dans le cadre des études, et on m’avait dit que c’était pas mal », explique Sophie Huguet.

C’est sans réelle connaissance du pays que le jeune couple a pris cette décision. « J’aimais bien le côté blanc, neige, grands espaces, climat rude. Aussi, on avait une belle vision des Canadiens, des Québécois en général », raconte Simon.

Vivre au Canada hors des grands centres

Simon et Sophie ont demandé un permis vacances-travail (PVT) en 2011. « À l’époque, c’était plus facile [d’obtenir un PVT]. On a obtenu notre permis assez rapidement. On a quitté nos jobs respectifs. Comme on avait un an pour arriver au Québec, nous avons pris notre temps et avons voyagé autour de l’Amérique latine avant de venir », raconte Sophie.

Ils ont atterri à Québec, pensant s’y installer. Mais après un mois passé dans la capitale, le couple a vite réalisé que la ville était trop grande à leur goût. Des amis leur ont dit qu’en région, il y avait plein de coins sympathiques. « On a décidé de partir à Sept-Îles », ajoute Sophie Huguet.

Simon qui est éducateur spécialisé avait espoir de travailler avec les Amérindiens. « J’ai postulé dans un centre de réadaptation là-bas. Deux semaines après mon arrivée, on m’a embauché », explique Simon qui a travaillé dans la communauté Uashat-Maliotenam.

Formée en environnement, cela a pris un peu plus de temps à Sophie pour dénicher un emploi. Elle a enseigné le français et la communication à des éducatrices spécialisées autochtones au cégep. Par la suite, le cégep a créé un institut de recherche en environnement. « J’ai participé au démarrage de cet institut et j’en suis devenue la coordonnatrice », nous confie Sophie.

C’est dans cette période de vie au Québec qu’est né leur premier enfant, la petite Soanne. Le papa raconte : « On vivait quand même du stress au travail. J’avais arrêté de travailler pendant un an pour m’occuper de ma fille. » Six mois après avoir repris le boulot, ils se sont questionnés sur ce qu’ils attendaient de la vie : vivre une vie dans le stress, avec beaucoup d’heures de travail, ou bien changer d’air et aller voir ailleurs ce qui se passe.

Direction Yukon

« On a toujours dit qu’on voulait aller au Yukon sans autres arguments que de belles photos, de belles images, le côté un peu excentré, un peu isolé », nous raconte Simon.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ils ont acheté un petit campeur et ont mis un mois pour traverser le Canada.

Un travail attendait déjà Simon à La Garderie du petit cheval blanc et peu de temps après son arrivée, Sophie a trouvé un emploi à l’Association franco-yukonnaise.

« C’est plus simple d’immigrer en région. »

Simon et Sophie s’accordent pour dire qu’il est beaucoup plus facile de trouver des emplois dans des régions plus isolées. Les employeurs sont plus enclins à aider des immigrants à obtenir un permis de travail.

Ce qu’ils ont aussi compris, c’est qu’au Canada, ce n’est pas que le diplôme qui compte. La capacité de travail compte pour beaucoup. « Qu’est-ce que tu vaux, qu’est-ce que tu donnes comme preuves au travail, qu’est-ce que tu as comme expériences et qu’est-ce tu penses être capable de faire », voilà ce qu’a découvert Simon au fil de ses expériences.

Maintenant résidents permanents, les trois S attendent la venue du quatrième membre de la famille, qui lui sera 100 % Yukonnais. D’ici là, ils entendent bien profiter de la nature et de la vie culturelle impressionnante qu’offre Whitehorse.

Ce publireportage a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

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