Accueil » À la une » Redécouvrir le Yukon par la bande dessinée

Redécouvrir le Yukon par la bande dessinée

Redécouvrir le Yukon par la bande dessinée

Pierre-Luc Lafrance

Maxime Deschesnes est un artiste multidisciplinaire originaire de Saint-Alexis-des-Monts, un village de la Mauricie au Québec. Installé au Yukon depuis septembre 2010, il travaille à son compte et offre ses services dans différents domaines : graphisme, illustration, montage vidéo… et maintenant bande dessinée. En effet, Maxime Deschesnes est maintenant bédéiste en résidence à l’Aurore boréale.

Chaque semaine, vous suivrez les aventures de son personnage principal qui découvre le Yukon. « C’est une histoire simple, presque banale à la base. Mais je veux que ce soit cocasse et amusant. » C’est l’histoire d’un jeune homme qui veut déménager au Yukon à la suite d’une peine d’amour. Il veut changer d’air et partir du Québec. Il postule donc à différents emplois de graphistes, mais il est refusé partout, car il ne maîtrise pas l’anglais. Qu’importe, il décide de partir quand même et le lecteur est convié à le suivre dans son aventure. « Avec de courtes histoires en trois cases, il faut que chaque case fasse effet. Je veux que les gens se reconnaissent. Après tout, la plupart des francophones au Yukon ont dû déménager ici. Je veux présenter les clichés du Yukon, mais aussi la vie de tous les jours. Pour moi, le Yukon est un endroit particulier. À commencer par Whitehorse qui a un côté urbain, mais qui est quand même dans le nord dans un lieu géographique reculé. On n’a qu’à sortir à quelques minutes de la ville pour rencontrer la nature sauvage. »

Bien que certains éléments puissent laisser croire qu’il s’agira d’une bande dessinée autobiographique, ce ne sera pas le cas. « Le personnage est Québécois et travaille en graphisme, parce que c’est plus simple pour moi. Pourquoi s’inspirer d’ailleurs? Mais la ressemblance s’arrête là. Pour le reste, je vais me servir d’anecdotes que j’ai vécues, qu’on m’a racontées, que j’ai lues ou que j’ai vues. »

L’artiste précise que ce projet lui tient à cœur. « C’est un projet très excitant pour moi. Plus j’y travaille et plus il prend de l’importance. Mon objectif serait d’arriver à publier une bande dessinée complète qui serait un recueil des petites histoires que je vais publier dans le journal. »

Maxime Deschesnes a fait plusieurs photomontages par ordinateur, mais il tend à revenir à quelque chose de plus simple. « En ce moment, je travaille beaucoup au crayon, puis j’ajoute la couleur de façon digitale avec Photoshop. » Versatile, il peut travailler autant en illustration traditionnelle que faire un design vectoriel. Avec ses logiciels informatiques, il peut recréer l’effet de la peinture.

Il a encore peu d’expérience en bande dessinée. « J’ai fait de la coloration pour un ami, mais je n’en ai jamais dessinée. C’est ma première expérience. Par contre, j’en ai lue beaucoup et ça fait un moment que j’ai envie de me lancer là-dedans. J’ai plusieurs idées de scénarios, mais j’attends le bon moment avant de lancer ces projets-là. »

Côté inspiration, il admet qu’il lit de tout. « J’apprécie beaucoup la série Magasin général de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp. J’aime surtout la coloration de François Lapierre dans cette B.D. J’aime beaucoup ce que fait Guy Delisle en bande dessinée. Il a un style plus maîtrisé que naïf, mais ça demeure simple. Un peu comme Michel Rabagliati avec la série Paul. J’aime beaucoup la série Blacksad, une espèce de Disney en plus sombre. J’ai découvert beaucoup de bédéistes dernièrement. Comme Michel Falardeau. Il a un style connexe au manga, un genre que je n’apprécie pas, et ça m’a pris un moment a embarquer dans son univers. Mais ensuite, j’ai vraiment tripé. Dernièrement, j’ai aussi lu l’intégrale de Mafalda. Kino est vraiment un maître dans l’art de présenter des idées punchées tout le temps. »

On peut en apprendre plus sur l’artiste sur sa page Facebook : Mxdeschesnes Arts. Il participe aussi à l’exposition Spectre blanc qui regroupe plusieurs artistes francophones du Yukon et qui est présentée à Arts Underground jusqu’au 1er février.


Commentaires (3)

  1. Chantal GP dit :

    C’est super ce que tu fais, Max! J’admire encore et toujours les belles photos superposées que j’avais achetées de toi à Hay River. Je te suis dans tes aventures!!!
    xoxoxo

  2. Christine Allard dit :

    Salut!! Juste pour dire que St-Alexis-des-Monts, c’est un village de la Mauricie au Québec!! :O) Bonne journée! Christine

  3. admin dit :

    En effet, merci d’avoir souligner l’erreur. La correction a été apportée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *