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Raven Recycling : vers une réouverture contrôlée

Julien Latraverse

Raven Recycling reprend ses activités, lentement, mais sûrement malgré cette crise sanitaire.

La zone de dépôt public pour les matières recyclables, comme le carton et le papier, demeure achalandée à Raven Recycling.
Photo : Julien Latraverse

Raven Recycling prépare tranquillement un retour à la normale, même si l’entreprise de recyclage a dû s’adapter aux changements provoqués par la COVID-19.

Les opérations entourant le recyclage du papier, du carton, des boîtes de conserve et des matériaux remboursables sont désormais possibles au centre ayant pignon sur rue à Galena Road. Depuis le 19 mai, le dépôt pour les bouteilles est maintenant ouvert. Par contre, le métal et le centre de tri sont encore fermés et devraient reprendre du service « au courant des prochaines semaines », assure la directrice générale de Raven Recycling, Joy Snider. Celle-ci demande, de ce fait, l’aide du public pour trier leurs déchets avant de les déposer au centre, car l’équipe de Raven Recycling ne peut le faire.

Raven Recycling a par ailleurs dû mettre à pied, mais de façon temporaire, 27 de ses travailleurs « au plus fort » de la crise. L’établissement d’un protocole de sécurité spécifique était nécessaire pour assurer la santé de ces employés. « Mais nous sommes à l’étape où ils reviennent tranquillement au travail », certifie la directrice générale de Raven Recycling, Joy Snider. Cette reprise graduelle concorde, entre autres, avec la reprise des affaires, et donc de la production des revenus pour l’entreprise. Par exemple, le papier et le carton étaient les premiers matériaux possibles à recycler au centre, « car il y a une grosse demande pour le carton due à l’augmentation des livraisons [de colis ou autre] », rapporte Joy Snider.

Repenser son recyclage

Reconnu comme un service essentiel, Raven Recyling a tout de même décidé de fermer en avril pour la sécurité de ses employés ainsi que de ses usagers. La perte momentanée du centre de recyclage a forcé les Yukonnais et Yukonnaises à garder leurs déchets à la maison. Un mal presque nécessaire, selon Joy Snider, pour faire prendre conscience à la population de la quantité de gaspillage qu’elle peut produire. « C’est un des cadeaux de la COVID-19, estime celle-ci. Les gens peuvent maintenant voir le volume de plastiques à usage unique qu’ils accumulent. »

Le coordonnateur du Programme Zero Waste Yukon, Ira Webb, abonde dans le sens de la directrice générale. « Ça montre que l’on compte trop sur le recyclage, et non pas sur les deux autres « R », soit réduire et réutiliser », indique celui-ci. C’est pour cette raison qu’il considère avec son organisme l’option d’organiser des webinaires ou de préparer des vidéos en ligne afin de sensibiliser la population à réduire leurs déchets. « On reconnaît que les personnes ont plus de temps à la maison pour y penser et trouver des alternatives », concède M. Webb. Néanmoins, tout comme Raven Recycing, Zero Waste Yukon est encore dans la phase d’adaptation face à la COVID-19. « Cela fait à peine quelques semaines que j’ai recommencé à retourner au bureau, donc on est encore en train d’avoir des discussions pour déterminer quelles actions nous allons entreprendre », indique ce dernier.

Nul ne va s’en dire que Raven Recycling et Zero Waste Yukon ne sont pas les seuls à changer leur approche face au recyclage pendant la COVID-19. Reste dorénavant à voir quelles leçons le Yukon va en retirer.

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