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Radio-Canada s’interroge sur son avenir numérique

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Laëtitia Rattier et Gabrielle Lizée-Prynne

Le 30 mai dernier avait lieu la deuxième consultation publique de l’Ouest et dNord du Canada de Radio-Canada. Tous les deux ans, la Société Radio-Canada (SRC) — dont la maison-mère est basée à Montréal — doit consulter les diverses communautés francophones à travers le Canada au sujet de leur offre de produits. Afin de vaincre lesfis liés à l’immensité du territoire, la consultation s’est déroulée en Web diffusion depuis Vancouver.

Les directeurs de la société nationale ont tout d’abord énoncé leurs souhaits de voir leurs budgets augmentés afin de mieux refléter la diversité de toutes les provinces et territoires. La mise en place d’une grande communion entre les enjeux de la société et la transformation de la radio faisaient également partie de leurs préoccupations.

La consultation publique du Nord et de l’Ouest menée par Radio-Canada a eu lieu en Web diffusion le 30 mai dernier depuis Vancouver. Photo: Laëtitia Rattier

La consultation publique du Nord et de l’Ouest menée par Radio-Canada a eu lieu en Web diffusion le 30 mai dernier depuis Vancouver. Photo: Laëtitia Rattier

Le public présent à Vancouver a pu poser des questions directement  aux représentants de Radio-Canada tandis qu’un clavardage sur le site de la société médiatique était mis à disposition des auditeurs. Roch Nadon, directeur général adjoint de l’Association franco-yukonnaise (AFY), explique que les Francos-yukonnais « ont été représentés au début, mais après, ça s’est un peu estompé. ». Il ajoute que le comité « aurait pu donner plus d’espace aux gens en région. »

Avec trois millions de visiteurs uniques mensuellement sur leur site Web, ce qui représente le tiers des francophones du Canada, et avec l’explosion des plateformenumériques, le vice-présidenprincipal Louis Lalande affirme que « le nurique devient incontournable. » Il ajoute que les médias traditionnels comme la radio et la télévision ne seront pas délaissés pour autant.

Plusieurs remarques sur la programmation de la chaîne nationale ont été soulevées. Entre autres, le manque de diversité des émissions, la perte du contenu culturel et la « surautopromotion » des contenus de Radio-Canada sur ses propres antennes qui « frôle l’overdose » selon une participante en studio.

Les Franco-yukonnais se sont fait entendre lors de la consultation par l’entremise du clavardage en direct. Parmi les préoccupations récurrentes figurait la visibilité des francophones hors Québec dans le contenu diffusé par Radio-Canada.

« Les gens des communautés veulent se voir et s’entendre par l’entremise des émissions produites par et pour des gens d’ici », a commenté Roch Nadon. « Les francophones ne veulent pas entendre la nouvelle anglophonqui a été traduite en français ediffusée sur les ondes de la SRpar la suite. »

La diffusion de capsules de 2 ou 3 minutes pour parler du Canada français hors Québec, ou encore la c réation d’un comité consultatif permanent figurent parmi les exemples de propositions lancées par les auditeurs. Ces derniers ont rappelé à plusieurs reprises ne pas être « Qbecentriques ». « On veut avoir Radio-Canada près de nous et être près de Radio-Canada », exprime une auditrice.

L’immensité du travail requis pour couvrir l’ensemble du territoire par une seule correspondante de Radio-Canada a aussi été relevée. Pierre Guérin, directeur régional de lOuest du Canada a répliqué que « le modèle de production développé avec notre vidéojournaliste de Whitehorse, Claudiane Samson, a fondamentalement changé pour répondre aux besoins des Franco-yukonnais. La transformation se fait au fur et à mesure des besoins. »

Lorsque certains internautes demandent d’obtenir plus d’émetteurs dans des régions plus isolées où le réseau passe moins bien, Patricia Pleszczynska, directrice générale de la radio, explique qula société priorise le « maintien de centaines d’émetteurs au pays. »

« On va essayer de s’assurer que vous vous reconnaissiez plus dans nos programmations », ont conclu les dirigeants du média francophone.

Les auditeurs de la SRC souhaitent qu’une collaboration plus étroite soit établie avec les communautés francophones. Ils suggèrent d’offrir plus d’espace aux organismes culturels, plus dinformation locale, une diversification du contenu, une meilleure distinction entre les besoins des Canadiens français et des Qbécois. Les auditeurs soulignent aussi le maintien de la haute qualité informative et linguistique dont fait preuve la société depuis de nombreuses années.

Cependant, quelques questions au cours de la soirée sont restées en suspens. En effet, à la suite des coupes budgétaires des dernières années qui ont entraîné une rupture progressive entre les communautés et la SRC, des internautes se sont demandé si les 375 millions de dollars reçus par le nouveau gouvernement pourraient servir à rétablir cette connexion perdue.

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