Accueil » Actualité en images » Raconte-moi une histoire

Raconte-moi une histoire

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Geneviève Doyon

Les 25 et 26 juin prochains, Gwaandak Theatre présentera la 4e édition des Aboriginal Summer Play Readings. En Gwich’in, « Gwaandak » veut dire « raconter une histoire ».

Fondée en 2000, cette compagnie de théâtre de Whitehorse célèbre la diversité des voix du Nord, particulièrement  les récits et les auteurs autochtones.

Il s’agit de la 4e édition des séries de lectures publiques de Gwaandak Theatre.

« Ces lectures sont la meilleure manière que nous avons de faire découvrir toutes ces pièces de théâtre et ces auteurs qui nous inspirent », partage Patti Flather, directrice artistique de Gwaandak Theatre. « Dans un monde idéal, toutes les pièces de théâtre que nous voulons voir seraient au théâtre. Mais puisque les contraintes de temps, d’argent et de ressources humaines nous limitent, les lectures nous permettent l’essentiel, de faire entendre ces histoires. »

Lorraine Purvin-Good, Sharon Shorty et Calvin Laveck. Photo : Bruce Barrett

Lorraine Purvin-Good, Sharon Shorty et Calvin Laveck. Photo : Bruce Barrett

Cette année, trois textes seront présentés en partenariat avec le festival Adaka : Savage et Annie Mae’s Movement de Yvette Nolan ainsi que Burning Vision de Mairie Clements.

Savage raconte l’histoire de Gary et Fiona. Gary est homosexuel et se le fait rappeler à coups de pied et de poing par les autres jeunes de l’école. Fiona intervient pour protéger Gary sans pouvoir se douter de l’impact que ce geste aura sur le reste de leurs vies.

À travers cette courte pièce, Yvette Nolan aborde les vastes thèmes d’identité, de violence et de l’homosexualité chez les adolescents autochtones.

Annie Mae Aquash était une activiste Mi’kmaq de Nouvelle-Écosse qui s’est jointe au American Indian Movement sur la réserve de Pine Ridge aux États-Unis durant les années 1970. La pièce Annie Mae’s Movement explore ce que cela signifiait d’être une femme dans un mouvement masculin, une Canadienne aux États-Unis et une Autochtone dans une culture dominée par les Blancs à travers cette femme qui est devenue un symbole de résistance.

Burning Vision est une pièce de théâtre qui retrace le parcours de l’uranium, à partir de son extraction aux Territoires du Nord-Ouest jusqu’à sa destination ultime, Hiroshima. Clements utilise cette ressource naturelle comme métaphore de l’effet poison que les humains créent en construisant leurs vies sur des bases complètement déconnectées de la nature.

Avec ces lectures publiques, Gwaandak Theatre souhaite rassembler diverse facettes de la communauté pour célébrer la diversité et la richesse du Nord.

Patti explique que « Gwaandak fonctionne toujours de manière inclusive. Nous travaillons en cercle et souhaitons la bienvenue à quiconque désire se joindre à nous et se faire raconter une histoire. »

25 juin, 20 h 30, Savage suivi de Annie Mae’s Movement, Old Fire Hall

26 juin, 20 h 30, Burning Vision, Old Fire Hall

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0


Sur le même thème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *