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Immigration: le franco nordicus

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Françoise La Roche

La mobilité des francophones au territoire se trouve de plus en plus au centre de discussions, et ce, sous différents angles : artistique, économique, social, communautaire. Christophe Traisnel, professeur de sciences politiques à l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick, est venu à Whitehorse du 19 au 26 février. Il effectuait une recherche sur les migrants et les immigrants francophones dans les trois territoires, en collaboration avec l’Association franco- yukonnaise (AFY), le Conseil de développement économique des TNO (CDÉTNO) et Carrefour Nunavut.

Christophe Traisnel en un habitué du Yukon puisqu’il en est à sa troisième recherche sur la francophonie boréale. Photo: Françoise La Roche

Christophe Traisnel en un habitué du Yukon puisqu’il en est à sa troisième recherche sur la francophonie boréale. Photo: Françoise La Roche

 

Le projet sur lequel il travaille a pour objectif de réfléchir aux meilleures façons d’attirer et de retenir des personnes francophones ou bilingues, qualifiées et spécialisées, provenant du Canada ou de l’extérieur du pays, au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut.

L’enjeu de la rétention

Monsieur Traisnel procède à sa troisième recherche sur la francophonie nordique. La première dressait un portrait de la francophonie boréale. La deuxième s’intéressait à l’immigration francophone face à des communautés de migrants.

Selon Christophe Traisnel, on rencontre une singularité dans le Nord qu’on ne retrouve pas dans la francophonie du Sud. « Comment se passe l’accueil alors que ceux qui accueillent sont eux-mêmes des accueillis? Il y a donc une dimension mobilité sociale et culturelle qui est vraiment importante dans la manière dont les gens vivent leur francophonie ici. »

Aujourd’hui, il mène une réflexion globale sur les migrations et l’immigration dans les trois territoires avec l’enjeu de la rétention. « Il n’y a pas de problème à attirer les gens », explique M. Traisnel. « Les personnes restent quelques années, peut-être plus longtemps que prévu à l’origine, mais elles finissent toujours par repartir un jour. Comment faire en sorte qu’elles prolongent leur séjour? Ce processus migratoire est très intéressant pour les personnes qui le vivent, mais c’est usant pour les employeurs, pour ceux qui sont responsables du recrutement de la main-d’œuvre sur place. »

En trouvant les réponses aux questions sur ce qui pousse les gens à s’établir dans les territoires et ce qui les pousse à partir, le chercheur explique que cela aura des conséquences sur les stratégies de recrutement et de promotion.

Méthodes de recherche

Au-delà de l’observation qui consiste à visiter les trois territoires et à assister à des événements communautaires, Christophe Traisnel a rencontré douze personnes du Yukon en entretien individuel semi-directif, et organisé un groupe-témoin chapeauté par l’AFY auquel quatorze personnes ont participé. « Ce fut une semaine très fructueuse! On visait huit personnes pour le groupe et on a débordé. C’est une excellente nouvelle », a commenté Frédéric Nolet, directeur, secteur développement économique de l’AFY.

Le temps s’avère un facteur déterminant dans la collecte de données. Étant donné qu’il n’est possible de rencontrer individuellement qu’un certain nombre de personnes, pour répondre aux limites du terrain, M. Traisnel a mis en ligne un questionnaire. Il invite les francophones des trois territoires à le remplir d’ici le 30 mars.

À ce jour, la réponse des participants dans les trois territoires dépasse les objectifs du chercheur.

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