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Publication des résultats d’un sondage sur le français langue seconde au Yukon

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Thibaut Rondel

Au mois de mars, le gouvernement du Yukon a rendu publics les résultats d’un sondage réalisé à l’automne 2015 auprès de parents de Whitehorse sur les programmes de français langue seconde (FLS). Selon le ministre de l’Éducation du Yukon, Doug Graham, les informations obtenues permettront de mieux orienter les décisions du gouvernement territorial en ce qui a trait à l’enseignement du français langue seconde au Yukon.

Le sondage avait pour but de recueillir des commentaires sur les programmes de français de base, de français intensif et d’immersion française. Le questionnaire avait été élaboré en partenariat avec Canadian Parents for French, dont la mission vise à encourager l’apprentissage du français langue seconde chez les écoliers canadiens.

Le meilleur canal de communication pour s’informer sur les programmes de français langue seconde reste le bouche-à-oreille. 17,2 % des parents y ont eu recours, indique un sondage du ministère de l’Éducation. Photo: Marie-Claude Nault

Le meilleur canal de communication pour s’informer sur les programmes de français langue seconde reste le bouche-à-oreille. 17,2 % des parents y ont eu recours, indique un sondage du ministère de l’Éducation. Photo: Marie-Claude Nault


« Les conclusions du sondage font état, entre autres, des critères que les parents estiment importants pour choisir entre un programme d’immersion précoce ou tardive, par exemple », a expliqué le ministre Graham. « En ressortent également des indications sur notre manière de communiquer avec les parents afin de les aider à prendre les bonnes décisions quant à la formule la mieux adaptée à leurs enfants. »

En effet, le sondage a démontré que les parents éprouvaient encore des difficultés à différencier les contenus des quatre programmes offerts pour l’apprentissage du français langue seconde au Yukon (français de base, français intensif et immersion française, précoce et tardive). Le nombre d’heures de cours offerts en français et la nature des contenus varient en effet d’un programme à l’autre, et ceux-ci ne sont pas systématiquement offerts dans toutes les écoles du Yukon.

Le bouche-à-oreille gagnant

Selon les résultats du sondage, seul 49 % des parents interrogés pensaient ainsi avoir une connaissance assez poussée des programmes de français pour pouvoir prendre une décision éclairée au moment de l’inscription de leur enfant. Près d’un quart des sondés affirmaient cependant ne rien connaître des programmes FLS.

Interrogés ensuite sur la meilleure façon de les informer, les parents ont déclaré vouloir se renseigner en priorité sur le site Internet du ministère de l’Éducation (17,3 %) et lors de réunions d’information (21,9 %). Toutefois, à l’heure actuelle, seulement 5,8 % des parents consultés ont pris connaissance des programmes par le biais du site Internet du ministère et 7,7 % des sondés ont recueilli de l’information lors de réunions publiques. Le meilleur canal de communication reste finalement le bouche-à-oreille, par lequel 17,2 % des parents ont pu s’informer au sujet des programmes FLS.

À l’avenir, l’organisme Canadian Parents for French et les journaux seraient également deux moyens de communication plébiscités de façon significative par les parents en quête d’information.

Le sondage a été réalisé à Whitehorse auprès de 1 712 parents d’enfants d’âge scolaire et préscolaire, soit 54,5 pour cent des parents sollicités. Toutes les écoles de Whitehorse et tous les niveaux scolaires étaient représentés parmi les répondants.

À la mi-février, le groupe de travail sur le français langue seconde — composé de membres gouvernementaux et non gouvernementaux — a analysé les résultats du sondage au cours de ses travaux, pour formuler des recommandations quant aux programmes et initiatives à mettre en œuvre au Yukon dans le cadre d’un plan d’action de cinq ans.

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