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Programme des pages : un jeune Yukonais au cœur de la démocratie parlementaire

Laurie Trottier

L’appel de candidatures est lancé pour participer au Programme des pages du Sénat. Pour Bailey Muir-Cressman, il ne fait pas de doute que cette expérience d’emploi rémunéré au sein du système parlementaire canadien a été des plus intéressantes.

Les pages du Sénat et l’huissier du bâton noir Greg Peters ont rencontré David Johnston, alors gouverneur général du Canada, en 2017. Bailey Muir-Cressman figure à la rangée arrière (4e en partant de la gauche).
Photo fournie

 

Bailey Muir-Cressman a plié bagage pour la région de la capitale nationale afin de prendre part au Programme des pages en 2016, devenant ainsi le premier représentant yukonais depuis près de dix ans à joindre la cohorte. Chaque année, le projet réunit 15 étudiants à travers le pays et leur offre un emploi étudiant rémunéré en tant que pages. Les pages ont pour mandat d’appuyer les sénateurs et de tout mettre en œuvre afin de veiller au bon fonctionnement du Sénat.

« C’était intéressant de voir comment notre démocratie fonctionne », confie le jeune âgé de 22 ans, désormais de retour au Yukon après avoir complété sa scolarité en histoire et en études africaines à l’Université Carleton. Bailey Muir-Cressman a participé au programme pendant deux ans.

Sur la Colline du Parlement, aucune journée ne se ressemble : « Ce qui est intéressant, c’est que tu es toujours en train de faire quelque chose de nouveau », se réjouit M. Muir-Cressman. Que ce soit en assistant aux séances du Sénat en fin de matinée ou lorsqu’il préparait les comités du Sénat de l’après-midi, l’apprentissage était constant : « J’apprends plus au Sénat que dans mes classes », révèle-t-il. À ce sujet, il admet qu’une bonne gestion du stress est nécessaire pour concilier le travail et les études, mais que le jeu en vaut amplement la chandelle.

Le bilinguisme au cœur des débats

Le Programme des pages accorde une importance particulière au bilinguisme de ses participants. L’expérience de Bailey Muir-Cressman, dont la première langue est l’anglais, en témoigne. « Dans le programme, c’est vraiment important, souligne-t-il. Il y a des journées en français et des journées en anglais. C’est tellement important pour moi de parler dans les deux langues officielles. » Sa capacité à s’exprimer dans les deux langues a représenté un atout indéniable lorsqu’il a travaillé pour deux sénateurs après le programme.

Si les sénateurs n’ont pas l’obligation d’apprendre et de s’exprimer dans les deux langues officielles selon le règlement du Sénat en vigueur, il reste que le bilinguisme des pages est requis. « Ils doivent donc être en mesure de servir les sénateurs dans les deux langues officielles étant donné qu’ils travaillent directement avec eux », précise la direction des communications du Sénat.

Il faut quelque temps à l’interviewé afin de choisir un seul moment mémorable de son expérience au sein de la chambre haute du Parlement du Canada. Finalement, il confie avoir énormément appris lors de la visite de l’ancien commandant militaire Roméo Dallaire au comité de la défense nationale. Ce dernier a abordé de plein fouet la mission de paix des Casques bleus de l’ONU qu’il dirigeait au Rwanda en 1993, marquant ainsi le passage de Bailey Muir-Cressman au Sénat.

Appel aux candidatures

Le Programme des pages de 2021 – 2022 est maintenant à la recherche de sa prochaine cohorte et a été adapté au contexte de la COVID-19. L’élaboration de séances hybrides permet d’ailleurs aux Sénateurs d’assister aux travaux par vidéoconférence ou depuis la Chambre du Sénat, souligne la direction des communications.

Pour les étudiantes et étudiants qui souhaitent tenter leur chance, Bailey Muir-Cressman n’a qu’un conseil : foncez. « C’est une des expériences les plus formatrices selon moi », estime-t-il, en ajoutant que le programme représente un tremplin vers d’autres types d’emplois à l’Organisation des Nations Unies, en politique ou au sein du gouvernement fédéral. En ce moment, il travaille comme adjoint exécutif pour le médecin hygiéniste en chef du Yukon, Dr Brendan Hanley. « Je veux toujours apprendre quelque chose de différent », conclut-il. Les étudiants et étudiantes ont jusqu’à la mi-janvier pour soumettre leur candidature.

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