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Pour la première fois, le Yukon est représenté à la vice-présidence de la FJCF

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Maryne Dumaine

Marguerite Tolgyesi rêve de devenir enseignante. Entre son emploi à temps partiel, ses études à distance et de la suppléance occasionnelle, elle trouve le temps de s’impliquer pour la cause francophone au plan national.

Marguerite Tolgyesi vient d’être élue à la vice-présidence de la FJCF. Photo fournie


En septembre dernier, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) a tenu sa 44e assemblée générale annuelle (AGA) à Ottawa. C’est lors de cette AGA que les membres de la FJCF ont élu un nouveau comité de direction composé de Sue Duguay, de la Nouvelle-Écosse (présidence), Louis Roux de la Colombie-Britannique (trésorerie) et Marguerite Tolgyesi, jeune leader yukonnaise, à la vice-présidence.

« Le comité de direction est là pour représenter la voix des jeunes de partout au Canada », explique la jeune fille. Et c’est une première. « Depuis le début de la FJCF (1974), aucune personne des territoires n’a jamais été élue au comité de direction. »

La FJCF est un organisme national géré « PAR et POUR » les jeunes. Elle est composée de onze membres associatifs jeunesse de neuf provinces et de deux territoires. Le Yukon y est représenté par un ou une jeune de JeFY. « Ma sœur Anna vient d’être réélue comme présidente de JeFY », nous informe Marguerite. « C’est donc elle qui représentera le Yukon au CA de la FJCF. »

Des occasions pour les jeunes

Lors de l’AGA, les membres ont participé à une discussion avec Radio-Canada au sujet de la sécurité linguistique et ont pris part à une série d’ateliers et de consultations, dont une rencontre avec le commissaire aux langues officielles, M. Raymond Théberge, et une consultation avec Service jeunesse Canada.

« C’est certain, ça me prend beaucoup de temps de m’impliquer », explique la vice-présidente. Les jeunes bénévoles du comité de direction font en effet des rencontres téléphoniques toutes les deux ou trois semaines. De plus, ils se rencontrent en personne environ quatre à cinq fois par an. Mais le jeu en vaut la chandelle. « En décembre, nous allons passer une journée complète sur la Colline [du Parlement]. Nous allons rencontrer les députés et leur parler des sujets qui sont dans notre mandat, de ce que les membres nous font part », explique Marguerite avec une excitation dans la voix.

À titre d’exemple des dossiers sur lesquels le comité travaille en ce moment, la jeune femme mentionne des sujets tels que la modernisation de la Loi sur les langues officielles et le « vote 16 », projet visant à changer l’âge du droit de vote.

En plus de la représentation et du volet politique de leur engagement, le comité de direction contribue à mettre en place toute une série d’activités. Parmi les nombreux projets à l’échelle nationale à mettre en place, Marguerite explique que celui qui lui tient le plus à cœur, ce sont les simulations parlementaires. « C’est comme ça que j’ai été impliquée dans le réseau. »

Mais les forums jeunesse ne sont pas loin derrière : « C’est tellement merveilleux de participer à ces événements-là. Tu rencontres des jeunes qui vivent exactement les mêmes réalités que nous : au Nouveau-Brunswick aussi les francophones débordent des écoles. C’est fou de voir à quel point les jeunes francophones qui vivent en minorité au Canada se comprennent et se soutiennent! »

Connaître les besoins des jeunes

« Dans les grands dossiers, la sécurité linguistique me tient aussi beaucoup à cœur; chez les francophones, mais aussi chez les francophiles. On organise des activités pour encourager les jeunes à parler plus français et à découvrir tous les accents qu’on a au Canada. »

Selon la jeune Franco-Yukonnaise, la sécurité linguistique est un grand enjeu au Yukon. « À travers de JeFY, on essaie d’inclure tout le monde, francophone ou francophile. La façon dont tu parles français, ça n’a pas d’importance, c’est ouvert à tout le monde. »

Malgré tout, les jeunes du Yukon semblent rechigner à s’exprimer en français socialement et le groupe JeFY cherche toujours à inviter plus de jeunes dans ses rangs. « Je pense que beaucoup de gens ne savent pas les opportunités auxquelles ils peuvent avoir accès. » Voyager et se faire des amis arrivent en chef de ligne de sa liste.

Chez la jeune femme, s’impliquer semble être inné. « Je me suis toujours dit que si je voulais améliorer les choses, je pouvais le faire moi-même. J’ai toujours en tête mes sœurs et mon frère, et tous les jeunes Franco-Yukonnais de la relève. Mais pour que les jeunes s’impliquent, il faut avant tout savoir quels sont leurs besoins », explique la jeune fille. Et quand il s’agit d’énumérer les besoins des jeunes Franco-Yukonnais, l’ancienne présidente de JeFY connaît son dossier : l’accessibilité aux cours en français, bien évidemment, les infrastructures, mais aussi l’accès au postsecondaire en français. « Si on veut garder nos jeunes, nous devons leur donner accès à ce dont ils ont besoin. Par exemple, le Collège du Yukon n’offre aucun cours en français! »

JeFY

Au Yukon, aux côtés de la présidente Anna Tolgyesi, les jeunes du comité JeFY ont élu Amélie Latour au poste des communications et Vincent Bélanger en tant qu’organisateur. Marguerite a été choisie pour assurer la vice-présidence. JeFY organise chaque année une dizaine d’activités par et pour les jeunes et offre au moins trois occasions de voyage pour des rassemblements hors Yukon.

Pour plus de renseignements sur les offres qui se présentent pour les jeunes Yukonnais, le meilleur moyen est de contacter Josée Jacques. C’est elle qui coordonne les activités jeunesse et guide les jeunes dans leurs projets : jjacques@afy.yk.ca 

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Commentaires (1)

  1. Gen Gagnon dit :

    Super! Bravo Marguerite!

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