Accueil » À la une » Pour avoir du plaisir au Kluane Chilkat International Bike Relay

Pour avoir du plaisir au Kluane Chilkat International Bike Relay

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Jean Chalifour

Des cyclistes lors de l'édition 2013. Photo : Gord Curran.

Des cyclistes lors de l’édition 2013. Photo : Gord Curran.

Le samedi 21 juin, ce sera la 22e édition du Kluane Chilkat International Bike Relay. Cette randonnée à vélo est l’occasion pour les cyclistes de tout âge et de tout niveau, récréatif et compétitif, de pédaler sur la magnifique route de montagnes reliant Haines Junction à Haines, Alaska.

Modeste à ses débuts, l’événement attire cette année environ 1 200 cyclistes provenant principalement du Yukon et de l’Alaska, mais aussi d’autres régions du Canada et des États-Unis et même d’Europe. Plusieurs cyclistes francophones du Yukon y sont inscrits.

Le parcours de la randonnée de 238 kilomètres comprend huit étapes. Une cinquantaine de cyclistes le font en solo. Environ cent et cinq cents cyclistes le font respectivement en équipes de deux et quatre cyclistes, et un peu plus de 90 équipes le font en équipes composées de cinq à huit cyclistes.

Pour tous les groupes de cyclistes, les inscriptions sont complètes, sauf pour les coureurs solos qui ont jusqu’au 13 juin pour s’inscrire.

Depuis sept ans, Mike Kramer, de Whitehorse, est le coordonnateur de l’événement et est assisté par un comité de direction composé de neuf membres, des officiels de course et environ 250 bénévoles.

Dans le but d’aider les participants à bien se préparer avant l’événement et à avoir du plaisir en toute sécurité en pédalant, Mike fournit ci-après de l’information utile aux cyclistes qui font le parcours pour la première fois ou qui ont une expérience plus ou moins grande de la bécane.

Quelques renseignements utiles

Aurore boréale : Comment se préparer physiquement pour l’événement?
Mike Kramer : Pour tous ceux qui participent à l’événement, et plus particulièrement pour ceux qui auraient fait peu de vélo cette année, il est important de rouler le plus possible sur de bonnes distances de façon à développer son endurance, à réveiller ses muscles et surtout pour être confortable lors de l’événement, notamment au niveau fessier.

A. B. : Comment bien préparer son vélo pour l’événement?
M. K. : Les boutiques de vélo peuvent faire l’entretien de votre vélo, mais elles sont bien occupées à l’approche de l’événement. Pourquoi ne pas le faire vous-mêmes ou vous faire aider par un ami pour, au besoin, ajuster les freins, lubrifier les câbles, nettoyer et huiler la chaîne de votre vélo? Le jour de l’événement, ne pas oublier de gonfler les pneus à la pression requise.

A.B. : Comment s’habiller pour l’événement?
M.K. : D’une année à l’autre, le temps varie souvent beaucoup, et ce, même du début à la fin du parcours qui se trouve en région de montagnes. L’important est de prévoir plusieurs couches de vêtements que vous pourrez enlever ou ajouter au besoin pendant la randonnée.

A.B. : Devrait-on manger avant l’événement?
M.K. : Il est important de manger avant l’événement pour emmagasiner de l’énergie, mais mieux vaut manger des aliments qui se digèrent bien. Si vous faites de longues distances, prévoyez aussi de la nourriture énergisante sur le parcours.

A.B. : Devrait-on boire pendant l’événement?
M.K. : Il est essentiel de boire régulièrement pendant la randonnée et à petites gorgées. Ainsi, vous ne serez pas obligé d’arrêter pour aller au petit coin.

A.B. : À quel rythme aborder la randonnée
M.K. : L’excitation du départ et le fait de côtoyer de nombreux cyclistes peuvent vous amener à démarrer trop vite. Essayez de respecter vos capacités, soyez patients et partez en adoptant le rythme que vous utilisez normalement lors d’une randonnée en solitaire ou avec vos amis.

A.B. : Comment aborder une montée?
M.K. : Si vous venez de descendre une côte, essayez de profiter de l’élan que vous avez, puis utilisez vos vitesses au maximum afin de faciliter la montée. Mieux vaut mouliner que de forcer pour ne pas vous épuiser.

A.B. : Comment rouler de façon sécuritaire?
M.K. : Roulez le plus à droite possible de la chaussée et en file indienne si vous êtes en groupe. Surveillez bien les autos qui circulent et faites attention aux portières qui pourraient s’ouvrir. Attention aux points de contrôle où il peut y avoir beaucoup d’autos et de cyclistes.

A.B. : Comment les conducteurs d’autos devraient-ils se comporter pour contribuer à la sécurité des cyclistes?
M.K. : Lorsqu’ils s’arrêtent, les conducteurs devraient stationner le plus à droite possible sur l’accotement, là où c’est sécuritaire. En roulant, les automobilistes devraient allouer un espace raisonnable aux cyclistes lors des dépassements et ne pas les dépasser lorsqu’un autre véhicule approche en sens contraire. Il est aussi interdit à une auto accompagnant un cycliste de rouler à ses côtés. La GRC est présente sur le parcours pour contribuer à la sécurité des cyclistes, tant sur le plan de la circulation automobile que de la prévention contre les ours.

A.B. : Quelle est la stratégie à adopter pour augmenter sa vitesse?
M.K. : Surtout si le vent est de face, vous pouvez accroître sensiblement votre vitesse si vous roulez en peloton, mais évitez de rouler ainsi si vous n’êtes pas habitués de le faire. Profitez de vos entraînements pour vous entraîner à rouler en groupe avec des amis. Le fait de vous pencher sur votre vélo contribue aussi à augmenter votre vitesse.

A.B. : Comment minimiser sa dépense d’énergie?
M.K. : Servez-vous de vos vitesses et roulez en peloton si vous êtes à l’aise de le faire. Si vous roulez en vélo de montagne, mettez des roues plus étroites et plus lisses si vous en avez.

A.B. : Que devrais-je apporter pendant que je roule?
M.K. : Apportez le moins de choses possible. Laissez dans la voiture du chauffeur qui vous accompagne les vêtements que vous n’utilisez pas, vos outils, votre pompe de dépannage, votre répulsif à ours, ainsi que votre bouffe et votre liquide. Demandez au chauffeur de vous précéder de quelques kilomètres, puis de stationner et de vous attendre afin qu’il puisse répondre à vos petites exigences, puis recommencez le petit manège. Il y a beaucoup de cyclistes et environ 500 autos impliqués dans l’événement. Il est de tradition d’arrêter pour aider un cycliste en difficulté.

A.B. : Y a-t-il des restrictions sur le plan de l’équipement que je peux utiliser?
M.K. : Les écouteurs, les cintres « aérobar » sur lesquels on peut appuyer ses avant-bras et les roues pleines sont défendus.

A.B. : Comment se comporter aux douanes américaines?
M.K. : Les douanes se trouvent à l’étape 7. Tous les cyclistes faisant cette étape doivent s’y arrêter et montrer leur passeport. Une file spécifique est prévue pour les cyclistes et l’attente est généralement de courte durée. Par ailleurs, pour les autos, l’attente peut être longue. Ainsi, si une auto transporte un cycliste qui fait l’étape 8, il est préférable qu’elle se rende aux douanes une heure ou deux à l’avance pour permettre au cycliste de se rendre à temps au point de départ de l’étape 8. Ne pas oublier aussi qu’il y a des restrictions sur les produits qui peuvent traverser la frontière. Les fruits et légumes notamment sont interdits.

A.B. : Où puis-je obtenir de l’information sur le Kluane Chilkat International Bike Relay?
M.K. : L’information est disponible sur le site www.kcibr.org.

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0


Sur le même thème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *