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Parlons nutrition : Les protéines

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Olivier Yergeau

Bien ancrées dans la culture des Premières nations et des Yukonnais, la chasse et la pêche font partie intégrante du mode de vie de plusieurs personnes qui vivent sur le territoire. Il n’est pas rare au Yukon de voir des familles qui ne consomment que la viande qu’elles ont elles-mêmes réussi à obtenir, en évitant d’acheter ces produits dans les marchés et les épiceries.

Comparativement aux produits d’élevage retrouvés dans les grandes surfaces, les viandes issues de la chasse et de la pêche sont meilleures à bien des égards. D’un point de vue nutritionnel, ces viandes sont souvent moins grasses, plus protéinées et ne comportent aucune trace d’hormones ou de stéroïdes. De plus, les produits de chasse et de pêche sont beaucoup plus frais et donc se cuisinent souvent mieux. Finalement, cette base de la culture yukonnaise permet une saine gestion des ressources du territoire et joue un grand rôle dans l’économie locale.

Pourquoi consommons-nous de la viande et du poisson? Pour fonctionner, notre corps a besoin d’aller puiser les nutriments retrouvés dans les aliments. Principalement, les viandes et les poissons nous fournissent les protéines dont nous avons besoin. Celles-ci permettent au corps, entre autres, de créer des hormones, de cicatriser, d’effectuer le transport dans le corps et de combattre les infections. La quantité de protéines nécessaire chez un individu varie selon plusieurs facteurs. L’âge, le sexe, le poids, le niveau d’activité physique et la présence d’infection sont les principaux. Un athlète de 30 ans aura des besoins beaucoup plus élevés qu’une dame âgée.

De façon générale, au Yukon comme dans l’ensemble du Canada, la quantité de protéines consommées dépasse les besoins, et ce, même chez les athlètes de haut niveau. Ceci est notamment dû au fait que les portions de viandes proposées dans les restaurants et préparées à la maison sont beaucoup plus grosses que ce qui est recommandé. Lorsqu’on sait que dans le territoire il est malheureusement facile, tout en respectant les normes de chasse et de pêche, d’avoir une quantité de viande qui dépasse nos besoins, il s’avère judicieux d’avoir des repas équilibrés. Ceci dans le but de limiter les risques de développer des problèmes de santé en lien avec la surconsommation de viandes.

Santé Canada recommande une consommation de viande et de poisson d’environ 75 g par repas (la grosseur d’un jeu de cartes ou une paume de main), pouvant varié selon l’âge et le sexe de la personne. Une portion de 75 g équivaut à un quart d’assiette, soit beaucoup moins que la consommation normale des Canadiens. De plus, chaque semaine, il est conseillé de limiter les viandes rouges (bœuf, caribou, chevreuil, orignal) à quatre ou cinq portions et de consommer au moins deux portions de poissons. Pour vos autres repas de la semaine, vous pouvez utiliser le tofu, les légumineuses (haricots, pois chiches, lentilles) ou les noix qui sont tous d’excellentes sources de protéines.

En plus de diminuer les risques de développer des problèmes de santé, substituer la viande à d’autres sources de protéines aux repas vous permettra de diversifier vos recettes et de faire d’excellentes découvertes culinaires.

Note : Pour connaître le nombre de portions recommandé pour vous, consultez le guide alimentaire en ligne.

Olivier Yergeau est diététiste professionnel à Whitehorse. Au Yukon depuis peu, il est passionné de plein air, de voyage, de cuisine et découverte culinaire.

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