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Onde de choc : un spectacle en chair, en os et en ligne

Laurie Trottier

Une salle de spectacle, des artistes sur scène, une équipe technique et… un public dans la salle. Personne ne se doutait que ce qui donnerait une part de magie à la huitième édition du spectacle Onde de choc, tenu les 25 et 26 février prochains, c’est la simple possibilité de le mettre en œuvre.

Lorène Charmetant fera aussi partie de l’édition hivernale d’Onde de choc. La voici lors du spectacle de 2019. Photo AFY/Patric Chaussé.

 

La première édition hivernale d’Onde de choc sera présentée par l’Association franco-yukonnaise (AFY) ce mois-ci. L’événement multidisciplinaire se tiendra en deux soirs et aura lieu simultanément en salle et en ligne.

Traditionnellement tenu à l’automne, le comité organisateur a dû repousser le spectacle en février, ce qui n’a fait qu’ajouter à la fébrilité des artistes et de la communauté francophone selon Virginie Hamel, gestionnaire de projets Arts et culture à l’AFY : « Le message qu’on a de la communauté, c’est que les gens ont besoin de sortir, de célébrer la culture ensemble, et d’avoir un échange autre que d’aller à l’épicerie et au travail. C’est vraiment important que la culture revienne dans nos vies, et pas seulement sur nos écrans. »

Jusqu’à 35 personnes pourront assister au spectacle, qui se déroulera au CSSC Mercier, une autre nouveauté pour Onde de choc. L’animation sera entièrement virtuelle. L’humour et la magie d’Ulysse Girard et Magic Ben, deux jeunes franco-yukonnais, se chargeront de traverser l’écran. « C’est un clin d’œil à ce qu’on a vécu dans les derniers mois », souligne Virginie Hamel.

Fouler les planches à nouveau

Quand la pandémie s’est invitée au Yukon, Caroline Robitaille et Sylvain-Henri Simard étaient sur le point d’entamer une tournée en Ontario et en Alberta pour un autre projet. « On a dû se réinventer complètement pour s’adapter au virtuel », confie Caroline Robitaille, une situation dans laquelle se sont retrouvés de nombreux artistes. « Si la capacité d’adaptation, qu’on a dû développer, était un muscle, on aurait l’air de Popeye! », résume-t-elle en riant.

Le duo participera pour la première fois à Onde de choc sous la bannière d’Antigel, un nouveau projet à saveur folk-pop-rock. Refléter le nord en chansons et en musique reste la principale ambition du duo, qui lancera d’ailleurs un EP un peu plus tard cette année. Ce sera la première fois que les deux artistes remonteront sur scène depuis la COVID-19. Un sentiment de fébrilité, combiné à de la gratitude, est palpable dans la voix de Caroline Robitaille. Le groupe Antigel sera sur scène le jeudi 25 février, aux côtés de Joe La Jolie, Quatuor Lucie D et Geneviève Doyon.

Une version plus country de Brigitte Jardin

La frénésie du retour sur scène est aussi bien présente du côté de Brigitte Jardin. Celle-ci n’en est pas à sa première performance dans le cadre de cet événement culturel annuel, elle qui y a déjà présenté ses créations poétiques ou alternatives à plusieurs reprises. Cette année, celle-ci dévoilera trois compositions originales, plus country, en plus d’interpréter à sa façon une chanson reprise par le groupe québécois Galant qui perd son temps. La musicienne dépoussiérera ainsi « J’aime mon amie », une chanson folklorique sur le thème d’un amour entre deux femmes, qui a été enfouie dans les archives de la province.

Tout comme Antigel, Brigitte Jardin se trouve très privilégiée de pouvoir se produire à nouveau : « C’est un beau mélange d’excitation, de nervosité, de belle musique et d’audience live. » Son premier retour officiel était le 28 janvier au Centre des arts du Yukon, et celle-ci affirme avoir « brisé la glace à nouveau », après de longs mois loin de la scène.

La communauté francophone aura le plaisir de l’entendre le vendredi 26 février, aux côtés de Malorie Gendreau, Geneviève Doyon et d’autres artistes. Les billets pour les deux représentations sont en vente via le site eventbrite.ca, et les informations se retrouvent sur le site Web de l’AFY.

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