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Normand Casavant vous invite à le suivre dans la Yukon Quest

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Pierre-Luc Lafrance

Red Letter Films qui a produit, entre autres, Yukon parle français a un autre projet qui l’amène au territoire. En effet, la maison de production travaille sur une série documentaire de huit épisodes sur la Yukon Quest qui devrait être diffusée sur les ondes de Canal D. Le musheur Normand Casavant sera présent dans chacun des épisodes.

Normand Casavant va participer à tous les épisodes de la nouvelle série. Photo : fournie.

Normand Casavant va participer à tous les épisodes de la nouvelle série. Photo : fournie.

M. Casavant ne se retrouve pas en territoire inconnu puisqu’il a travaillé avec les gens de Red Letter Films lors du tournage de Yukon parle français. « Je crois qu’ils ont aimé ce qu’ils ont vu du Yukon et ils ont eu l’idée de faire un reportage sur la Yukon Quest. »

L’équipe de tournage va venir au Yukon les 22 et 23 novembre pour prendre certaines images d’entraînement avec les chiens. Si la neige ne permet pas de bien montrer les préparatifs, ils reviendront au début décembre. « Ils sont aussi venus cet été pour des prises de vue avec les chiens et le chenil. Ça a été ma première rencontre avec Sylvie et Greg. Pour Yukon parle français, j’avais travaillé avec Jean Baillargeon. C’était important pour moi d’avoir un bon contact avec eux et ça a super bien été. Pour moi, l’important c’est de ne pas perdre de vue que la priorité, c’est ma préparation pour la Quest, alors il faut développer une complicité. »

Démystifier le traîneau à chien

Par sa participation, il espère faire découvrir le monde du chien de traîneau. « Ça a une valeur économique au Yukon, les gens viennent de partout dans le monde pour voir ça. C’est quelque chose de gros au Yukon et dans le reste du Canada. Mais, c’est aussi un beau sport et je veux montrer que les musheurs sont des gens responsables. On prend soin de nos chiens. Bien sûr, une blessure peut se produire, mais ça peut arriver à n’importe qui. Même quelqu’un qui passe ses journées devant l’ordinateur peut avoir des maux de dos. Les musheurs font vraiment attention et la plupart des chiens finissent en santé. J’en ai vu qui, après avoir participé à la Quest, ont vécu jusqu’à 16 ans. »

M. Casavant rappelle que le traîneau à chien fait partie de notre patrimoine. « Lors de la ruée vers l’or, les prospecteurs voyageaient en traîneau à chien. C’est quelque chose important ici, mais aussi dans la culture canadienne. Ce qui est dommage, c’est qu’on perd de plus en plus cet aspect. Certaines provinces mettent en place des lois qui compliquent la vie des musheurs. Pendant ce temps, chez nos voisins, ça prend une place importante. On pourrait croire que la ruée vers l’or a eu lieu là-bas. »

M. Casavant espère aussi initier les gens aux subtilités de la course. « Il y a tellement de stratégie. Il faut penser l’entraînement en fonction du millage. » Il met en garde les néophytes qui voudraient ajuster leur stratégie de course à celle des autres. « C’est une course de 1 000 milles et souvent ça se joue dans les derniers 50 milles. Donc, changer sa stratégie peut être un couteau à double tranchant. Ça demande de l’expérience en course de longue distance pour le faire. Pour les nouveaux, je leur conseille de s’en ternir à leur stratégie. »

L’entraînement ne s’arrête jamais vraiment. À la fonte de la neige, il a commencé à entraîner ses chiens avec un quad. Lors de la saison estivale, il pouvait faire deux à cinq sorties par semaine de cinq kilomètres. Dès le début août, il passait à quatre ou cinq sorties par semaine. En ce moment, il travaille avec deux équipes et peut faire jusqu’à trois entraînements de 30 km par jour (dans ces cas, une équipe fait une sortie et l’autre deux). Il ne pense pas faire d’autres courses avant la Quest, mais il fera un entraînement dans le coin de Tok en Alaska avec deux ou trois autres musheurs pour simuler une course. « Le but est d’entraîner les chiens dans un contexte de compétition, mais aussi de les immuniser contre les petits virus en les mettant en contact avec d’autres chiens. On veut éviter qu’ils tombent malades lors de la Quest, alors on renforce leur système immunitaire. »

Après la Yukon Quest, il va participer à la Hudson Bay Quest au Manitoba.

Une aventure coûteuse

Un peu plus et Normand Casavant ne participait pas à ce projet. « Quand ils m’ont approché, je leur ai dit que je ne croyais pas faire la Quest cette année. J’ai dû sortir pas mal d’argent de ma poche dans les dernières années et je croyais faire une pause. Finalement, j’ai dit oui, mais je leur ai dit que ça me prenait des commanditaires. »

En effet, M. Casavant estime que ça coûte entre 20 000 $ et 25 000 $ pour participer à la Yukon Quest. « Et ça ne comprend pas tous les frais. Juste en nourriture pour chiens, je mets 20 000 $ par année. Juste les bottines pour chiens, c’est 3 000 $. J’en ai pour 1 500 $ d’huile de massage. Et c’est sans compter l’équipement, les vêtements, l’hébergement et les déplacements. »

M. Casavant espère que les entrepreneurs francophones vont répondre à l’appel. « À notre façon, sans nous impliquer directement dans la communauté francophone, on fait beaucoup pour la francophonie. J’ai déjà approché quelques personnes et la réponse est bonne. En plus, les gens vont avoir une belle visibilité avec le tournage de la série. »

La recherche de commanditaires bat son plein et ceux qui sont intéressés peuvent communiquer avec le musheur par courriel à info@casaventures.com, par téléphone au 867 399-4894 ou par la page Facebook Les CasAventures. M. Casavant tient à rencontrer chaque partenaire potentiel et à leur remettre son porte-folio en main propre.

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