Accueil » À la une » Noël et ses quatre vérités : amoureux des fêtes, s’abstenir!

Noël et ses quatre vérités : amoureux des fêtes, s’abstenir!

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Hélène Roth

Qu’est-ce que Noël signifie pour toi?

Emmanuelle Gautier. Photo : Hélène Roth

Emmanuelle Gautier. Photo : Hélène Roth


Emmanuelle Gautier

Noël, pour moi, c’est un moment où se retrouver en famille ou avec n’importe qui que tu considères comme la famille, ce qui peut être des amis ou des gens sur qui tu peux compter.

D’avoir certaines valeurs comme le partage, la chaleur humaine, la solidarité aussi, de ne laisser personne de côté.

Ce que Noël ne signifie surtout pas, c’est de s’endetter, de dépenser tout son argent pour acheter des choses inutiles à des gens pour qui tu ne comptes pas vraiment. Je pense que c’est pour ça que ça ne va pas me manquer de passer Noël en ville. Parce que la musique de Noël, je n’aime pas ça, les centres commerciaux, je n’aime pas ça. Les gens stressés par l’idéal de perfection des fêtes, c’est quelque chose que je fuis, donc je ne suis pas du tout triste de passer Noël loin de la ville, puis je me sens assez soutenue à Dawson pour savoir que je vais passer un Noël vraiment chouette.

Mallory Patte-Serrano. Photo : Hélène Roth

Mallory Patte-Serrano. Photo : Hélène Roth


Mallory Patte-Serrano

Je pense que ce sont  des habitudes culturelles et sociales qui n’ont rien à voir avec le religieux pour ma part et pour ma famille, mais je suis d’une famille qui aime bien se rassembler, quelle que soit la raison. Donc, on utilise ça pour une fois de plus se retrouver et se faire des cadeaux parce qu’on est content de penser les uns aux autres.

La plupart des gens que je connais, il y en a toujours qui sont contents, mais c’est quand même juste un stress, faut acheter les cadeaux et préparer le repas. Et Noël, c’est juste le moment où il y a beaucoup de dépenses et ça reste très commercial.

Après la magie de Noël, tout ça, je trouve que des fois, c’est un peu n’importe quoi et ça embête d’avoir l’impression que tout va bien à ce moment-là, au moins dans les pays occidentaux, alors que c’est toujours la même pagaille ailleurs. Puis, t’es en train de manger ta dinde et de faire des repas qui n’en finissent pas, qu’il y a des tonnes de bouffe qui sont jetées, des cadeaux inutiles avec des tonnes de papier cadeau. On pollue la Terre de manière maximum à ces moments-là et en fait, ça tape quand même sur le système. Non, vraiment, je pense que de plus en plus dans ma vie j’ai conscience de ça. Ça ne veut pas dire que je bouge beaucoup pour autant, mais je suis consciente de ça et ça m’énerve.

André St-Laurent. Photo : Hélène Roth

André St-Laurent. Photo : Hélène Roth


André St-Laurent

Y avait un temps dans ma vie où Noël c’était comme pour tous les autres enfants. J’attendais Noël pendant des mois, à partir de novembre du moins. « Oh! Noël, c’est bientôt ». Puis c’est un temps de magie, de famille et tout ça. Puis ça a changé, bien sûr quand je suis devenu adulte. Puis ça change encore plus quand tu changes de ville. Puis ici, c’est plus ta famille de sang qui te tient compagnie, mais c’est un peu ta famille adoptive. Tu choisis de passer Noël avec les gens que tu aimes vraiment, avec qui tu te sens confortable. Je pense que c’est quelque chose comme ça. C’est vraiment de passer Noël dans un tout petit village sous la neige. On ne peut pas imaginer meilleur petit village de Noël que Dawson.

Si tu vas sur la balade de la 9e et tu t’assieds sur le banc et tu regardes vers Dawson, ça ressemble littéralement au petit village de Noël que j’avais sous mon arbre quand j’étais enfant. Donc, c’est vrai que la magie est là, mais la famille ne l’est plus. Du coup, on choisit d’autres parentés et on a du plaisir comme on peut en avoir.

Thierry Guenez. Photo : Hélène Roth

Thierry Guenez. Photo : Hélène Roth


Thierry Guenez

Noël pendant toute mon enfance ça a été LA rencontre familiale dans un petit chalet de montagne avec mes grands-parents que je ne voyais qu’une fois par an. C’était vraiment le moment avec tout le monde, on rencontrait la génération d’avant, leurs amis, les bouilleurs de cru, gardeurs de chèvres. C’était un village avec des chiens qui se baladaient partout, qui te suivaient, des chèvres, des écuries. Ça sentait l’écurie partout dans le village, il n’y avait pas de bitume, c’était vraiment une autre époque, c’était génial.

Maintenant que je suis adulte, Noël ça signifie l’avènement de la société de consommation, le christianisme roi, l’américanisme, le capitalisme. Ça ne signifie absolument rien. Je n’ai pas envie d’acheter des cadeaux de Noël et c’est juste l’occasion de s’engueuler avec la famille. Tu ne les vois quasiment jamais, et quand tu les vois, tu te rends compte que tu as changé et qu’eux, ils sont encore sur certaines croyances et que toi tu as évolué, et que ce sont des réacs.

Donc, qu’est-ce que Noël signifie pour moi, c’est des souvenirs attendrissants. Et aussi, c’est une abjection totale, c’est acheter des cadeaux pour acheter des cadeaux, pour faire fonctionner un truc auquel tu ne crois pas. L’anniversaire de Jésus, qu’est-ce que j’en ai à faire? Il n’y a aucune preuve scientifique que Jésus n’ait jamais existé ni dans l’archéologie ni dans les textes à part la Bible. Donc, on fête l’anniversaire de quelqu’un qui n’a jamais existé et qui, malgré lui, est la cause de 2000 ans d’esclavagisme de l’homme. Donc, je pense que je n’ai rien à cirer de Noël du plus profond de mon âme.

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *