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Mikéson Peng ou la détermination personnifiée

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Françoise La Roche

En choisissant le Canada pour que leur fils vienne y étudier, les parents du jeune Mikésong Peng ne se doutaient pas qu’il aimerait tant le pays au point de ne pas retourner en Chine et de vouloir s’y établir.

D’ouest en est avant le Nord

Lorsqu’il est arrivé à Vancouver à l’âge de 18 ans, Mikéson Peng ne parlait que le chinois. Il a consacré sa première année en territoire canadien à apprendre l’anglais. Mais savoir s’exprimer dans l’une des deux langues officielles du pays n’était pas suffisant pour lui. Il a ensuite déménagé à Montréal pour y suivre des cours intensifs de français. Pendant cinq mois et demi, il a étudié à l’ILSC Language Schools à raison de 30 heures par semaine et vivait chez une famille francophone. « Je fais des efforts. C’est super important que je fasse des efforts », commente Mikéson.

Mikéson Peng qui vient d’une ville qui compte 10 millions d’habitants aime bien profiter de la nature canadienne. Photo: fournie

Mikéson Peng qui vient d’une ville qui compte 10 millions d’habitants aime bien profiter de la nature canadienne. Photo: fournie

Avec trois langues en bouche, il se considérait comme fin prêt à entreprendre sa formation de dix-huit mois en mécanique pour avions au British Columbia Institute of Technology (BCIT). Une fois son diplôme en poche, il a décidé d’aller perfectionner son français à Montréal en suivant des cours super intensifs. Neuf mois plus tard, il revenait à Vancouver pour y travailler. Après six mois au service à la clientèle à l’aéroport, il en a eu assez de Vancouver. « J’aime bien déménager. Après l’Est et l’Ouest, je voulais voir le Nord », raconte M. Peng.

Coup de foudre

Les premières impressions de Mikéson Peng sur le Yukon se révèlent très positives. « J’ai rencontré des gens sympathiques partout ici. J’ai eu un lift avec une personne que je ne connaissais même pas qui m’a conduit à Postes Canada où j’ai déposé mon curriculum vitae et deux mois plus tard, j’avais un emploi. »

Entre-temps, il postule pour d’autres postes. Aujourd’hui, Mikéson travaille à deux endroits à plein temps : les jours de semaine comme mécanicien pour la compagnie Alcan, et le soir et les fins de semaine comme commis au Tag’s. « J’aime bien faire de l’argent. Sinon, qu’est-ce que je vais faire? Je n’ai pas trop d’amis ici. Je vais travailler fort pendant un an. »

Trois villes, trois cultures

Des trois villes qu’il a habitées au Canada, M. Peng affirme que c’est Vancouver qu’il a le moins aimée. La pluie qui a donné le surnom de Raincouver à la capitale de la Colombie-Britannique et l’importante communauté chinoise qui y vit en sont deux des principales raisons. « À Vancouver, je n’ai pas l’impression d’être au Canada. Ça parle chinois partout. Quand tu vis dans un pays étranger, il vaut mieux essayer de s’adapter, de s’intégrer. »

Il a bien aimé Montréal. « J’avais l’impression de ne plus être au Canada dans l’Est. Le Québec n’a rien de commun avec le reste du pays. Ça va au-delà de la langue. C’est toute la culture qui est différente. »

Quant à Whitehorse, et bien, il adore. « J’aime bien l’hiver, la communauté francophone, les gens. Tout le monde a l’air très sympathique, très amical », nous confie Mikéson Peng.

Le fait qu’il y ait peu de Chinois au Yukon et le multiculturalisme qu’on y côtoie s’ajoutent aux bons aspects du Yukon. « Je pense que tout est positif ici. J’aime bien le Yukon. Je n’ai qu’un objectif : j’essaie d’acheter une maison, c’est pour ça que je travaille tant. »

Demande de résidence permanente

Depuis son arrivée au Canada il y a cinq ans, Mikéson Peng n’est jamais retourné en Chine. « J’aime trop le Canada. Le Canada m’attire, complètement! »

Parmi ses projets, il y a l’obtention du statut de résident permanent. Mais il compte bâtir ses espérances professionnelles avant d’en faire la demande. Si par la suite il acquiert la citoyenneté canadienne, il perdra la sienne, ce qui ne semble pas être un irritant pour Mikéson : « C’est correct. Ici, c’est ma maison! Le Canada accueille des gens du monde entier et c’est pour ça que j’aime ça. J’aime bien voir des gens de diverses communautés autour de moi. Je pense que je conviens bien au Canada. » n

Ce publireportage a été réalisé grâce à la contribution financière de Citoyenneté et Immigration Canada.

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