Accueil » Chroniques » Spiritualité » Merci à l’infini!

Merci à l’infini!

Merci à l’infini!
PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Claude Gosselin

Depuis 12 ans, c’est plus d’une centaine de rendez-vous mensuels que nous avons partagé par cette missive, tantôt en confidences et réflexions, tantôt en nouvelles et invitations. Cette fois-ci permettez que j’emprunte un ton plus personnel pour partager mon expérience communautaire avec vous, mes sœurs et frères du Yukon, et vous exprimer ma reconnaissance, ma gratitude et mon émerveillement devant tout ce que vous m’avez révélé.

Merci aux enfants qui m’avez ramené à la source de l’amour originel. La confiance de vos bras ouverts et l’émerveillement de vos yeux savent voir l’invisible aussi bien autour de l’autel que dans vos petites mains pétrissant le pain. Avec vous, j’ai appris à me laisser aimer.

Merci aux jeunes qui avez grandi à même la communauté que vous avez fait naître par votre présence. Avec vous, j’ai découvert qu’on ne crée pas la communauté, on la reçoit sans cesse, comme un cadeau précieux, à même les vies qui la composent.

Merci aux parents qui m’avez ouvert vos demeures à la mesure de votre désir d’inventer une fraternité universelle dans le partage de vos richesses et l’expression de vos besoins. Avec vous, j’ai appris l’accueil comme fondement de toute relation authentique.

Merci aux adultes rencontrés au détour d’un sentier ou à même un chantier communautaire. Ce fut un privilège pour moi que de partager si concrètement la richesse et la grandeur de votre histoire sacrée.

Merci aux personnes malades et à vous toutes, qui en fin de vie, m’avez appris le courage dans l’acceptation et la compassion silencieuse d’une présence. Par le don de vos vies, j’ai appris à ressusciter avant même de mourir.

Merci aux personnes endeuillées qui m’avez accordé le privilège de partager tant la blessure que la guérison. Avec vous, j’ai goûté la lumière du tombeau vide du matin de Pâques.

Merci aux personnes ainées qui êtes venues donner du prix aux racines du cœur sur ma terre d’adoption. Vous m’avez enseigné que la langue maternelle exprimait la voix de Dieu qui nous crée sans cesse à son image.

Merci aux membres du CFC qui m’ont confirmé que l’autorité légitime emprunte la voie du discernement communautaire à même le Peuple de Dieu rassemblé. Votre persévérance, votre confiance en Dieu, votre capacité d’entendre ses appels et votre sollicitude à accompagner tous les membres de la communauté m’ont permis de toucher, de goûter, de sentir le Corps du Christ en chair et en actes…pour ma plus grande joie!

Merci à Lise et Carmelle avec qui j’ai partagé la mission ainsi qu’aux proches collaborateurs-trices de la communauté chrétienne et de toute la collectivité yukonnaise. La créativité et l’audace à prendre soin de nos frères et sœurs ont consacré nos travaux en gestes de justice, de paix, de réconfort et de communion au bénéfice de la personne dans toute sa dignité. La rencontre du Christ se révèle dans la rencontre de l’autre : le côte-à-côte lui donne son humanité!

Merci pour tous les témoignages d’amitié que je reçois depuis quelques semaines et plus particulièrement pour toutes les personnes qui ont participé à la magnifique fête organisée pour mon départ, le 19 janvier dernier. La vitalité et la diversité de la communauté rassemblée ce soir-là demeureront le plus touchant des cadeaux.

Merci au Père Emmanuel qui, de son Nigéria natal, a répondu à son tour à l’appel du Nord pour vivre avec vous comme un frère et prendre le relais de la vie pastorale francophone à la grandeur du Diocèse de Whitehorse, alors que de mon côté, je rejoindrai les paroisses St-Roch et St-Sauveur à Québec.

Enfin, merci au silence et aux gardiens et gardiennes de son espace qui m’avez entrainé là où Dieu demeure. Merci à Mère-Terre, à ses lacs, ses montagnes et ses rivières qui m’ont définitivement élargi le corps aux dimensions de l’univers.

Comme je l’ai maintes fois expérimenté depuis mon arrivée en octobre 2002, si tout est en Dieu et que Dieu demeure en tout, on va continuer à se rejoindre les uns les autres par le cœur-à-cœur. Gardons-nous en communion intérieure par la source même du Christ qui coule en nous: de temps en temps, au sommet d’une montagne, regardez vers le sud-est et je recevrai à travers vous, l’amour de Dieu plus grand que nature dans nos propres veines. Et je ferai de même dans ma prière peu importe où je serai. Dorénavant à chaque eucharistie, le Pain de vie goûtera éternellement celui que nous avons pétri et partagé ensemble. Nous sommes UN pour toujours par Celui qui nous a réunis dans notre Nazareth-du-Nord. Que l’amour de Dieu aime l’amour en vous pour une vie en abondance au cœur de votre aujourd’hui. Au revoir!

Activités à venir : Le 28 février, le souper communautaire de l’AFY sera préparé et servi par le CFC. Venez saluer Claude et souhaiter la bienvenue au Père Emmanuel.

Cette chronique est présentée par le Comité francophone catholique Saint-Eugène-de-Mazenod. Pour plus d’informations sur nos activités : 393-4791 ou cfcyukon@klondiker.com

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0


Sur le même thème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *