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Marie-Hélène Comeau : sous le signe de la francophonie

Maryne Dumaine

On la connaît pour ses peintures, ses articles dans l’Aurore boréale et pour sa bonne humeur légendaire. Mais cette année, c’est avec un tout nouveau médium que Marie-Hélène Comeau célébrera la Journée internationale de la Francophonie : une exposition photographique qui sera présentée au Centre des arts du Yukon.

L’objet-signe de Joyce Majiski. Cette photographie sera présentée dans le cadre de l’exposition au Centre des arts du Yukon,
le 20 mars prochain.
Photo : Marie-Hélène Comeau

 

Parcours de l’artiste

Originaire du Québec, Marie-Hélène Comeau fait du Yukon sa terre d’adoption en 1992. Elle y découvre la magie nordique qui l’inspirera à sortir ses crayons et ses pinceaux. « Ses œuvres illustrent le mouvement perpétuel de la vie, des couleurs et des gens », peut-on lire sur le site Web de l’artiste.

Le 20 mars prochain, Marie-Hélène Comeau proposera une toute nouvelle exposition qui présentera justement les mouvements : ceux de la vie et des gens.

Signe

C’est autour du mot « signe », un des dix mots de la Caravane des dix mots 2019, que Marie-Hélène Comeau a choisi de travailler. « J’ai choisi le mot ‘‘signe’’, car j’ai eu la chance de l’explorer lors de la recherche sur ma thèse. » En 2011, elle a entrepris un doctorat en étude et pratique des arts à l’Université du Québec à Montréal. Son thème de recherche porte sur l’identité francophone au Yukon, plus précisément sur le sens donné par les participants à leur identité nordique mobile à travers une expérience de création. « C’est en faisant ma thèse et mon projet appliqué avec des Franco-Yukonnaises que j’ai pris connaissance du concept d’objet-signe. J’ai mis le mot ‘‘signe’’ [de la Caravane] en lien avec ce qu’on appelle en anthropologie l’objet-signe », explique l’artiste qui a extrapolé son sujet de recherche pour travailler sur ce tout nouveau projet de la Caravane. Elle a demandé à des Franco-Yukonnais qui viennent d’ailleurs de lui présenter un objet du quotidien qui représente leur vie réinventée.

« J’ai fait une série de photos, accompagnées de récits des gens du Yukon, et je les ai amenées en Arménie pendant le Forum international des Caravanes des dix mots. Ces photos d’objets-signes de Franco-Yukonnais ont donc été exposées à Erevan pendant le forum. Puis, quand j’étais là-bas, j’ai continué le projet et j’ai demandé à des Arméniens de me montrer des objets-signes de leur vie arménienne. » Puisque le projet s’inscrit dans le contexte de la Caravane des dix mots, Mme Comeau a choisi d’ajouter des photos de l’artiste Fanny Gagnon qu’elle a prises lors du passage au Yukon de la danseuse de gumboot, le mois dernier.

Une exposition présentée simultanément au Québec et au Yukon

Toutes ces photos seront présentées lors d’un 5 à 7 à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, au Centre des arts du Yukon. Mais chose plus surprenante, elles seront présentées simultanément à Montréal, à la Bibliothèque de La Petite-Patrie. « La même exposition avec les mêmes photographies. »

Là-bas, c’est le Projet Ose, qui gère la Caravane des dix mots au Québec, qui organise l’exposition. L’artiste franco-yukonnaise se rendra au Québec le 25 mars pour présenter ses œuvres.

L’artiste devrait ensuite finaliser sa thèse par une présentation à la fin du mois d’avril, au Québec.

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