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Marcelle Fressineau à l’Iditarod

Marcelle Fressineau à l’Iditarod

Pierre Chauvin

La Yukon Quest vient à peine de se terminer qu’une autre course de chiens de traîneaux majeure se profile déjà : l’Iditarod. Le 1er mars prochain, 70 musheurs partiront du centre-ville d’Anchorage en Alaska pour se rendre à Nome sur la mer de Béring.

Parmi eux, on trouve des noms familiers : Allen Moore, qui vient de remporter la Yukon Quest et sa femme, Aliy Zirkle, ainsi que Ken Anderson, Hugh Neff et Curt Perano qui viennent tous de finir la 31e édition de la Yukon Quest. Et pour la première fois, la francophone Marcelle Fressineau y sera aussi.

En 2012, elle a participé à la Yukon Quest, mais cette année elle se tourne vers l’Iditarod pour découvrir « l’atmosphère » de cette course.

En Suisse, au Québec puis enfin au Yukon, Marcelle Fressineau a travaillé avec des chiens de traîneaux depuis plus de 25 ans. Quand elle ne participe pas à des courses, elle travaille pour Alayak Adventure, en tant que guide, et offre des tours en traîneaux.

Sur ses 53 chiens, elle en entraîne vingt pour la course. À l’Iditarod, chaque attelage est autorisé à avoir entre douze et seize chiens.

Comme la Quest, l’Iditarod demande d’importants préparatifs, comme la tonne de nourriture que Marcelle Fressineau a prévue pour l’ensemble de la course. Et pour cause, chaque chien consomme quelque 10 000 calories par jour, soit cinq fois plus que les besoins d’un adulte.

Plusieurs différences importantes demandent une stratégie différente que pour la Yukon Quest. Le grand nombre de points de contrôle par exemple permet de voyager plus légèrement.

« Ce qui est dur pour moi, c’est le manque de sommeil », explique-t-elle en entrevue. En effet, c’est une épreuve d’endurance avant tout, les musheurs ne s’arrêtent que quelques fois par jour.

« Nous, on peut dormir à peu près deux heures et on ne s’arrête que deux ou trois fois en 24 heures », dit-elle.

Pas d’étape comme celle de Dawson City où les musheurs doivent s’arrêter pendant 36 heures, mais un repos forcé de 24 heures que les musheurs peuvent prendre à n’importe quel moment durant le parcours. « Tu traverses tout l’Alaska, c’est tout un défi », explique Marcelle Fressineau.

Autre différence majeure : sur les 1 600 km de la course, 500 km s’effectuent sur la banquise.

« Les chiens n’ont jamais fait ça, pour moi ça va être un gros défi », reconnaît-elle.

Comme pour la Quest, l’organisation de l’Iditarod est prête à tout en cas de changements brusques de température. La vague de chaleur du mois de janvier n’était pas idéale pour l’entraînement des chiens, note la musheuse : les chiens ont trop chaud et la neige fond. Le retour du froid n’aide pas non plus.

« Les pistes sont dures et gelées, il y a plus de risques de blesser des chiens que sur des pistes molles », dit-elle. Mais malgré cela, elle reste positive. « Comme tout le monde dit, les musheurs, on se plaint toujours », dit-elle en riant. « Dans les courses, ce n’est jamais parfait non plus, on s’adapte! »

L’Iditarod se distingue aussi par sa couverture médiatique : selon Stan Hooley, directeur général de la course, plus de 400 accréditations ont été données. « Plus de 1 600 médias ont aussi couvert la course à distance », ajoute-t-il.


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