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L’évolution de l’éducation en français langue première au Yukon

L’évolution de l’éducation en français langue première au Yukon
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Maud Caron, adjointe à la direction générale de la CSFY

De gauche à droite, Julie Dessureault, secrétaire-trésorière, Natascha Joncas, directrice générale et les commissaires Jean-Paul Molgat, vice-président, Ludovic Gouaillier, président, Jean-Sébastien Blais et Danielle Daffe lors de l’Assemblée générale annuelle de la CSFY en septembre 2014. Le commissaire Gilbert Bradet est absent de la photo.

De gauche à droite, Julie Dessureault, secrétaire-trésorière, Natascha Joncas, directrice générale et les commissaires Jean-Paul Molgat, vice-président, Ludovic Gouaillier, président, Jean-Sébastien Blais et Danielle Daffe lors de l’Assemblée générale annuelle de la CSFY en septembre 2014. Le commissaire Gilbert Bradet est absent de la photo.

Historique du programme-cadre en français langue maternelle

L’histoire des francophones du Yukon démontre à quel point le dynamisme et la synergie d’une communauté peuvent amener des changements majeurs pour répondre aux besoins de la langue de la minorité.

Il faut remonter jusqu’à la création de la Charte canadienne des droits et libertés pour situer le contexte dans lequel le programme-cadre en français est instauré. En 1982, la Charte est insérée dans la Constitution du Canada qui énonce et protège le droit à l’instruction dans la langue de la minorité avec l’article 23. Dès l’année suivante, des enseignants et des parents membres de l’Association franco-yukonnaise (AFY) demandent l’appui des comités scolaires des huit écoles de Whitehorse afin de créer un programme-cadre en français. Quatre comités répondent favorablement et un sondage révèle que 67 élèves sont admissibles à l’instruction en français. L’AFY demande au ministère de l’Éducation de mettre en place le programme.

Le programme-cadre d’enseignement en français langue maternelle a ainsi vu le jour en 1984. À l’époque, 34 élèves fréquentent les deux classes logées au sous-sol de l’école Whitehorse Elementary. C’est en octobre 1985 que l’Assemblée législative du Yukon adopte le nom de l’École Émilie-Tremblay pour le programme-cadre.

Élections et revendications

La Société des parents francophones du Yukon (SPFY) est fondée en 1988 et parrainée par l’AFY. À la suite d’un sondage et de deux consultations, la SPFY rédige le Rapport sur les hypothèses d’avenir de l’École Émilie-Tremblay. Le rapport recommande l’établissement d’une école française homogène.

En 1990, l’École Émilie-Tremblay devient une école homogène et l’année scolaire débute dans des locaux préfabriqués sur la rue Nisultlin à Riverdale. En 1991, des élections ont lieu pour élire des conseillers scolaires francophones et le comité scolaire de l’École Émilie-Tremblay devient un conseil scolaire. Au courant de la même année, des locaux préfabriqués sont ajoutés à l’école afin d’accueillir le secondaire. Le ministre de l’Éducation s’engage à rénover ces locaux qui ne constituent qu’une solution temporaire pour les francophones. Le financement de l’éducation en français demeure inadéquat; le conseil scolaire commence à revendiquer une nouvelle école.

Les revendications sont entendues. En septembre 1996, le nouvel édifice de l’École Émilie-Tremblay ouvre ses portes sur la promenade Falcon. L’école accueille à ses débuts un peu plus de 100 élèves. Elle est à présent pleine bien que deux classes portatives aient été construites en 2013 pour accueillir les élèves de 9e et 10e années ainsi que ceux de la classe de 11e et 12e années.

Également en 1996, la première entente de contribution entre le ministère de l’Éducation et la CSFY est signée. On procède à l’embauche des deux employés de la CSFY formée d’une direction générale-secrétaire-trésorière et d’une adjointe administrative.

L’équipe de la CSFY à présent

Afin de répondre aux besoins grandissants en éducation en français langue première au Yukon, l’équipe de la CSFY a quadruplé depuis ses débuts en 1996. La CSFY est maintenant formée d’une direction générale, de deux conseillers pédagogiques, d’un technicien en informatique, d’une coordonnatrice en petite enfance, d’une coordonnatrice des projets pour les familles exogames, d’un coordonnateur à l’intégration culturelle, d’une secrétaire-trésorière et d’une adjointe à la direction. Certains postes sont à temps partiel et sont combinés avec d’autres tâches pour offrir un temps plein, lorsque désiré.

Prochaines étapes et célébrations pour l’éducation en français

En 2015-2016, de nouvelles étapes majeures seront franchies et d’importantes célébrations auront lieu. En janvier 2015, la Cour suprême du Canada entendra la cause de la CSFY dans le litige qui l’oppose au gouvernement du Yukon. À l’automne de la même année, un nouveau plan stratégique et un modèle de gouvernance par politiques axé sur les résultats seront en place.

En octobre 2015, l’École Émilie-Tremblay célébrera officiellement ses 30 ans d’existence! En 2016, la CSFY célébrera quant à elle ses 20 ans et l’École Émilie-Tremblay célébrera ses 20 ans d’enseignement sur le site actuel au 20, promenade Falcon.

Espérons que les générations à venir pourront bénéficier de la continuité des efforts déployés par la communauté franco-yukonnaise pour le respect de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Pour de plus amples renseignements ou pour nous faire part de vos commentaires :
info@csfy.ca
(867) 667-8680, poste 0
www.csfy.ca

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