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Les ombres et les courbes s’exposent

Les ombres et les courbes s’exposent

Thibaut Rondel

Le vernissage de l’exposition de Josée Fortin, Des ombres et des courbes : mise en lumière se tiendra le jeudi 4 avril à la salle communautaire du Centre de la francophonie.

Mêlant la poésie des mots à la peinture, les œuvres présentées reflètent la thématique de la mise en lumière des corps et des horizons si chère à l’artiste. « Il s’agit de présenter une rétrospective de plusieurs toiles axées autour de l’utilisation de l’ombre et de la lumière, que je compléterai avec un choix de poèmes », explique Josée Fortin.

Porteuse d’un concept original, une sélection de toiles plus petites sera également présentée. « Plusieurs de mes tableaux sont équipés d’un aimant à l’arrière », explique-t-elle. « Ce ne sont pas des toiles que tu accroches au mur, mais sur un réfrigérateur, pour décorer! Ce sont des gens qui m’ont donné cette idée-là. »

Horizons lumineux et érotisme

La thématique des ombres et des courbes revient habituellement dans la peinture de Josée Fortin. Intimement liées sur la toile, ces composantes représentent pourtant bien deux sources d’inspiration distinctes.

L’intérêt de l’artiste pour les jeux de lumière s’est éveillé lors d’un vol entre Calgary et Whitehorse. « Il était aux alentours de 21 h 30 et je m’en allais vers la lumière du Nord. Celle-ci déclinait graduellement, puis elle a fini par disparaître quand je suis arrivée à Whitehorse », raconte-t-elle. « J’ai toujours trouvé ça beau dans les films, et ce moment m’a vraiment frappée. C’est à partir de cet instant que j’ai commencé à peindre sur cette thématique des ombres. »

L’imaginaire lié aux femmes du Nord constitue également un axe récurrent que l’on retrouve dans le travail de Josée Fortin. Symbole de la féminité par excellence, la courbe trouve ainsi naturellement sa place dans ses toiles.

« Je peins des femmes qui ne sont pas nécessairement maigres, mais plutôt rondes et érotiques », explique Josée Fortin. « J’ai toujours beaucoup aimé la symbolique de la cancan girl et de la putain, mais cette attirance s’est un peu plus façonnée quand je suis venue dans le Nord », poursuit-elle. « Ce que je peignais au Québec était un peu plus féerique. »

Plus d’une centaine de toiles

Josée Fortin a commencé à peindre dès l’âge de 10 ans. Point de peintre ou d’artiste dans sa famille, mais un oncle bien inspiré qui lui offrira un kit de peinture à l’huile. « Je dessine depuis que je suis toute petite, mais à cet âge-là, c’était plutôt de l’exploration », raconte-t-elle. « Je dessinais à la main, et quand je faisais de l’huile, c’était plus pour tester des jeux de couleurs et peindre de l’abstrait! »

Depuis ce temps, Josée Fortin a produit plus d’une centaine de toiles, toutes réalisées à l’huile. Autodidacte de bout en bout, elle confie pouvoir travailler une ou deux heures dans l’après-midi ainsi qu’en soirée. « Avant, au Québec, je ne travaillais que la nuit, mais c’est rendu rare maintenant », dit-elle. Un tableau peut par ailleurs rester en suspens pendant plusieurs mois avant d’être repris. « Jusqu’à ce que j’aie quatre ou cinq toiles dans la tête. Je fais des gribouillis pour les garder en mémoire, que je range avec mon kit de peinture, et à un moment, je me mets à les peindre tous en même temps! », lance-t-elle.

Josée Fortin a déjà exposé à la Galerie 22 de Whitehorse, ainsi qu’au Old Fire Hall et au Centre de la francophonie. Elle a également participé à de nombreuses expositions collectives.

Des ombres et des courbes : mise en lumière, par Josée Fortin.
Vernissage : jeudi 4 avril à partir de 19 h.
À la salle communautaire du Centre de la francophonie.
Musique : Claire Ness.
Jusqu’au 13 mai.


Commentaires (1)

  1. Marjolene dit :

    Aller voir l’expo de Josée! Beau travail!

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