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Les Jeux de la francophonie canadienne repoussés à l’été 2022

Mouni You

Le comité organisationnel a pris la décision le 8 octobre dernier de repousser les Jeux de la francophonie canadienne (JeuxFC) à l’été 2022. Cette décision a été prise en raison de la crise sanitaire actuelle, qui faisait planer un nuage d’incertitudes sur la tenue des Jeux en 2021.

Hugo Bergeron était chef de mission pour les Jeux de la francophonie canadienne 2020, qui devaient avoir lieu à Victoria cet été.
Photo : CSFY

En entrevue le mois dernier, Casey Edmunds, directeur général de JeuxFC Victoria, admet ne pas voir de scénario où la sécurité des quelque 1200 jeunes et 600 bénévoles aurait pu être assurée à 100 %. Cette décision a été prise dans la foulée du report des Jeux du Canada et des Jeux autochtones d’Amérique du Nord.

De plus, le report des Jeux cette année a fait subir une perte de 600 000 $ à l’organisation. « Il y a donc déjà un manque à gagner pour la prochaine édition, explique le directeur général. D’un point de vue financier, il aurait été impossible de repousser les Jeux une deuxième fois. »

Le report des Jeux aura surtout un impact sur les participants qui vont atteindre leur 18e anniversaire d’ici l’été 2022 et qui seront donc inéligibles pour représenter la francophonie. Certains chanceux pourront cependant toujours y participer et auront peut-être même la chance de prendre part à l’édition subséquente, qui est à l’horaire pour 2023.

La fin de l’incertitude

Au Yukon, même si le report des Jeux apporte sa dose de déception, la décision prise est quand même vue d’un bon œil par Hugo Bergeron, qui devait assurer le rôle de chef de mission pour l’édition 2020. « C’est sûr que je suis extrêmement déçu, commence M. Bergeron. Par contre, dans le contexte d’incertitude actuelle, à moins d’avoir un vaccin, je ne pense pas qu’il aurait été possible d’assurer la sécurité de toutes les personnes impliquées dans l’événement. »

« Ca va être beaucoup plus facile d’aller chercher du financement dans deux ans, continue le chef de mission. Je pense que beaucoup de partenaires privés auraient été réticents à endosser un événement l’an prochain. Le fait de faire cela dans deux ans laisse le temps à tout le monde de se replacer. »

De son côté, M. Bergeron aimerait reprendre son rôle aux prochains Jeux, mais reste réaliste. « C’est difficile de prévoir si je vais être disponible dans deux ans. L’équipe entourant l’édition, des membres de l’Association franco-yukonnaise (AFY) jusqu’aux jeunes, rendait l’expérience absolument exceptionnelle. Ce sera à voir à ce moment-là », précise-t-il.

Une déception attendue

Du côté des participants, le chef de la délégation mentionne que la majorité des jeunes qui formait l’équipe Yukon devait aussi représenter le territoire lors des Jeux d’hiver de l’Arctique en mars dernier. L’annonce de l’annulation de ceux-ci à une semaine de l’événement avait été difficile à digérer. Dans ce cas-ci, la pilule passe beaucoup plus facilement.

« Les jeunes sont capables de faire la part des choses et comprennent les raisons. À l’école F.H. Collins où j’enseigne, les jeunes portent un masque et se lavent les mains, tout le monde comprend l’ampleur de la situation », souligne Hugo Bergeron.

D’ordre plus général, il trouve dommage qu’il n’y ait plus de compétitions d’envergure à l’horizon. Sans compétition, il est plus difficile d’amener les jeunes à s’impliquer dans les activités sportives, pense l’homme, qui est aussi entraîneur de volley-ball. À Whitehorse, les ligues scolaires ont été suspendues et des mesures sanitaires strictes ont été imposées par le gouvernement pour que des pratiques intramurales puissent avoir lieu.

En comparant la situation yukonnaise avec celle du Québec, qui avait lancé le feu vert en début d’année aux ligues sportives, il pense cependant que la décision rendue est la bonne. « C’est grâce aux mesures strictes du gouvernement et au respect des règles par la population que le Yukon a su si bien s’en tirer. C’est simplement dommage pour les jeunes », termine le chef de la délégation.

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