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Les données ouvertes au Yukon

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Pierre Chauvin

Plusieurs cartes et de l’information sont accessibles sur le portail Énergie des sites et des ressources du gouvernement du Yukon.

Plusieurs cartes et de l’information sont accessibles sur le portail Énergie des sites et des ressources du gouvernement du Yukon.

Depuis plusieurs années, de plus en plus de gouvernements surfent sur la vague des données ouvertes : rendre accessible au public de l’information qui va des contrats accordés à l’heure du passage du camion vidange… mais dans un format qui permet de les manipuler et d’en faire des applications.

« L’avantage pour le gouvernement, c’est de mieux communiquer avec ses citoyens au sujet des services rendus par le service », explique Jonathan Brun, membre de Québec ouvert, une association qui milite pour une adoption plus importante des données ouvertes par les différents niveaux de gouvernements au Québec.
Les données ouvertes permettent aussi au gouvernement d’économiser du temps et de l’argent.

« Ça permet aussi de mieux communiquer l’information entre fonctionnaires », précise-t-il.

Il y a six mois par exemple, le gouvernement du Québec a lancé le service électronique d’appels offres (SEAO) qui catalogue tous les appels d’offres faits par le gouvernement. « Depuis, il y a plusieurs citoyens qui ont travaillé avec ces données pour voir s’il y a des tendances », dit Jonathan Brun, même s’il reconnaît que la qualité des données n’est pas toujours à la hauteur.

Avant le SEAO, le quotidien montréalais The Gazette avait construit sa propre base de données des contrats octroyés par la Ville de Montréal. En analysant celles-ci, il s’était rendu compte qu’une majorité des contrats allaient toujours aux mêmes entreprises.

Où en est le Yukon dans le domaine?

La Ville de Whitehorse publie un certain nombre de données ouvertes, la plupart étant des données cartographiques. « Le défi est d’être sûr qu’aucune information personnelle ne se retrouve dans ces données », explique Mike Stevely, responsable des technologies de l’information à la Ville. « On en publie de plus en plus », dit-il.
Mais la Ville se retrouve devant un autre problème : de nombreuses données qui sont demandées ne sont pas en format digital. La conversion demande du temps et de l’argent, et Mike Stevely reconnaît qu’en raison de sa taille, la Ville doit progresser de façon plus lente sur le sujet que des villes comme Vancouver ou Calgary.
Du côté du gouvernement du Yukon, on se dit intéressé même si encore une fois la progression est plus lente. « On commence juste à parler de tout ce qui tourne autour des données ouvertes », confirme Sean McLeish, directeur de l’information au ministère de

Voirie et des Travaux publics

Le ministère réfléchit à une intégration des données ouvertes dans des projets pour réduire le travail nécessaire afin d’utiliser ces données.Le portail Geomatics Yukon propose une vingtaine de bases de données, la plupart étant des données cartographiques : frontières administratives, écosystèmes, feux de forêt, aménagement du territoire, mines…Le gouvernement est aussi en train de créer une nouvelle équipe au sein du ministère de la Voirie et des Travaux publics pour travailler exclusivement sur ce sujet. Mais il leur reste beaucoup à apprendre. « On va devoir aller apprendre auprès d’eux (Vancouver, Calgary) », dit Sean McLeish.

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