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Les boîtes à dîner : même casse-tête, nouveaux défis

Maryne Dumaine

Avec la rentrée, la traditionnelle boîte à dîner revient sur la table. Entre les mesures liées à la pandémie, les choix santé et les options zéro déchet, nourrir son enfant à distance, 172 fois par année scolaire prend parfois des allures de casse-tête!

N’oubliez pas de prévoir un ensemble d’ustensiles pour vos enfants, car plusieurs écoles n’en autorisent plus l’emprunt.
Photo : Maryne Dumaine

 

Voici quelques idées à incorporer à la routine, pour que le casse-tête devienne une activité familiale, ludique, et surtout, pour que les petites boîtes reviennent vides!

Des repas équilibrés

Avant tout, il est important de penser en termes d’équilibre pour l’ensemble des repas pris à l’école. Comme tous les autres repas de la semaine, fruits et légumes, viandes et substituts, lait et substituts et produits céréaliers sont, selon le guide alimentaire canadien, les bases d’une saine alimentation.

Pensez donc à les incorporer, notamment grâce à des collations : craquelins aux céréales entières, muffins aux fruits, cubes de fromage sont d’excellentes collations qui compléteront le repas principal.

Le « nouveau normal », jusque dans les boîtes à dîner

Les mesures antipandémie ont apporté quelques nouveaux défis.

Tout d’abord, n’oubliez pas de fournir à vos enfants des ustensiles, car ils n’auront plus le droit d’en emprunter à l’école, dans la plupart des cas. Il est possible de se procurer dans le commerce des ensembles tout faits, vendus dans des pochettes ou boîtes très pratiques. Vous pouvez aussi considérer l’idée d’un bricolage maison : quelques rubans adhésifs colorés pour identifier les ustensiles, une chaussette esseulée propre sur laquelle vous aurez cousu un beau ruban. Soyez créatifs! Un ensemble unique, fait avec votre enfant, le rendra fier et l’incitera à ne pas le perdre. Mais pensez quand même à inscrire son nom dessus…

La plupart des classes n’offrent désormais plus l’accès aux micro-ondes. Si, pour certains, cela n’est pas nouveau, pour d’autres, cela représente un défi. Deux options se présentent alors : les dîners froids (sandwichs, rouleaux, sushis…) ou les boîtes thermo-isolantes. Dans le second cas, il sera préférable d’ébouillanter votre récipient le matin, avant de le remplir du repas préalablement réchauffé. Ainsi, le repas devrait rester chaud jusqu’à l’heure du dîner. Autre option : une soupe dans une tasse ou bouteille isolante. Et si votre objectif est de fournir quelque chose de chaud, vous pouvez préparer une tisane en guise de collation qui accompagnera un repas froid.

Zéro déchet

Pour certaines écoles, la pandémie a également vu la fin des bacs de recyclage dans les classes ou les couloirs. Voilà un bon moyen de constater l’ampleur de la production d’emballages à usage unique puisqu’ils reviennent désormais à la maison (et parfois sales)!

Pour contrer le problème, il est parfois utile de privilégier les contenants réutilisables. En plus, acheter les produits en « vrac » est souvent plus économique. Il vous faudra par contre passer par l’étape du lavage des contenants. Les pots en verre (type pots Mason) offrent l’avantage de n’avoir que deux sortes de couvercles pour une multitude d’options de volumes, et ils vont au lave-vaisselle sans se déformer au cycle chaud! Il faudra cependant conscientiser votre chérubin : le verre, ça casse si on ne fait pas attention.

Impliquez vos enfants

Planifiez les dîners avec vos enfants : si vous, vous trouvez que le sandwich jambon salade est redondant, peut-être que votre enfant estime au contraire que c’est un repère dans sa journée. Demandez-lui son avis et complétez la diversité grâce aux collations… ou inversement. Si les collations sont toujours les mêmes, n’hésitez pas à cuisiner les repas du soir en plus grande quantité afin d’envoyer les restants dans la boîte du lendemain.

Au-delà de leur demander leur avis, il y a maintes idées pour engager votre enfant dans la préparation de sa boîte à dîner. Le site Web guide-alimentaire.ca offre une liste d’idées de tâches qui peuvent être confiées aux enfants, selon différentes classes d’âge. Compter ou laver les aliments pour les plus petits, couper et emballer pour les plus grands, jusqu’à faire l’ensemble de la préparation sont quelques options à envisager. Plus les enfants sont impliqués, plus ils seront enclins à manger ce qu’il y a dedans.

Un moyen de renforcer le lien parent-enfant

La journée est longue parfois, surtout pour les tout-petits ou pour ceux et celles qui s’étaient habitués à rester à la maison ces derniers mois. Un mot gentil, un dessin ou une petite surprise peuvent créer un lien entre votre enfant et vous, et ce, en plein milieu de la journée.

Pourquoi ne pas emballer ses fruits secs préférés dans du papier ciré, à la manière d’un petit bonbon? Cette petite attention nourrira plus que le bedon de votre enfant et apportera un nouveau souffle pour la deuxième partie de la journée.

Autre idée : passer des messages. Réconfort, curiosité ou humour, à vous de choisir.

Voici quelques idées de petits mots doux à glisser dans la boîte :

Coucou, je t’aime!

Savais-tu qu’on mange le même repas, ce midi? C’est comme si on était un peu ensemble!

Continue tes beaux efforts, tu fais des progrès.

Je sais que tu as travaillé fort ce matin! Je suis fière/fier de toi, continue.

Le site Web mamanpourlavie.com propose une liste de « savais-tu », messages et informations diverses à inclure pour amuser votre enfant : « Savais-tu qu’il existe des centaines de variétés de bananes à travers le monde? » Le site encourage d’ailleurs à proposer des suites à faire le soir. « Nous pourrons faire une recherche ce soir pour en apprendre plus! » Ou même, quelques petites devinettes : « Qu’est-ce qui est jaune et qui va vite? Réponse à la maison ce soir… » (Un citron pressé).

Pourquoi aussi ne pas dessiner sur les emballages ou les pelures? Des yeux et des moustaches sur les clémentines par exemple, ou un bonhomme sourire sur le sac plastifié…

En panne d’inspiration?

Si l’inspiration manque à l’appel, sachez qu’il existe beaucoup de ressources pour vous aider. S’il existe une grande quantité d’idées en ligne, le centre de ressources du Partenariat communauté en santé (PCS) propose également l’emprunt gratuit de livres sur le sujet. Il suffit de contacter pcsyukon@francosante.org pour obtenir le catalogue et faire un emprunt. De plus, Sandra St-Laurent, la directrice du PCS, mentionne qu’il y aura prochainement un atelier sur la nutrition des enfants de 0 à 6 ans, animé par Anna Kirkwood, une diététiste bilingue. Voilà de quoi trouver de l’inspiration.

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