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Le Yukon se prépare aux énergies vertes

Maryne Dumaine

Des premières étapes vers une réduction de l’empreinte écologique du Yukon en matière de production d’énergie ont été annoncées jeudi passé. Elles prévoient la création d’un système pour emmagasiner l’énergie ainsi que la rénovation des lignes de transport d’énergie vers Mayo et Keno dans le but de diminuer la consommation de combustible de l’industrie minière.

Ranj Pillai, John McConnell, Larry Bagnell, Matthew Cameron (employé aux communications pour le Conseil des ministres) et Andrew Hall, lors de l’annonce du projet visant à limiter et possiblement réduire l’empreinte écologique au Yukon.
Photo : Maryne Dumaine

Le député fédéral du Yukon, M. Larry Bagnell, le vice-premier ministre du Yukon et ministre responsable de la Société d’énergie du Yukon et de la Société de développement du Yukon, M. Ranj Pillai, le président et directeur général de la Société d’énergie du Yukon, M. Andrew Hall et le président et chef de la direction de Victoria Gold Corp, M. John McDonnell, ont annoncé le jeudi 5 septembre dernier le financement de deux nouveaux projets d’infrastructure énergétique : l’un à Whitehorse et l’autre à Mayo.

Le premier projet vise à construire un système de stockage d’électricité sur batterie à Whitehorse, qui permettra d’emmagasiner l’électricité excédentaire produite par des sources d’énergie renouvelable pendant les heures creuses pour pouvoir répondre à la demande pendant les heures de pointe. Ce système accroîtra la fiabilité du réseau et permettra à la Société d’énergie de réduire sa consommation de combustible fossile.

Le deuxième projet vise à remplacer, sur une longueur de 31 km, un tronçon de la ligne de transport Mayo-McQuesten par une nouvelle ligne de plus grande capacité, afin de favoriser la future croissance dans la région. En plus d’améliorer la qualité et la fiabilité du service pour les résidents de Mayo et de Keno, la modernisation de la ligne stimulera le développement durable au Yukon en fournissant aux clients industriels, comme Victoria Gold, de l’électricité d’origine hydraulique, ce qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre. « Cette ligne électrique a plus de 65 ans, elle en est à la fin de sa durée de vie. Des experts nous ont expliqué que c’est la pire ligne qu’ils n’avaient jamais vue! », a annoncé M. Hall.

L’accent mis sur ce deuxième projet met en évidence l’importance de l’économie minière pour le territoire et le besoin du Yukon de s’équiper de façon durable pour soutenir cette industrie, créatrice d’emplois. M. John McConnell, président et chef de la direction de Victoria Gold Corp. a souligné que la moitié des employés de son entreprise sont yukonnais, tandis que près de 30 % sont des femmes (ce qui n’est pas encore courant dans le monde minier!) et 40 % issus des Premières Nations du Yukon, de Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest.

Une industrie aussi importante sur le plan économique se doit de prévoir l’expansion et les possibilités économiques d’avenir tout en respectant l’environnement. Par cette annonce, les gouvernements ont insisté sur leur volonté d’équiper l’industrie pour réduire ses dépenses et sa consommation en combustibles.

Selon M. Larry Bagnell, cette batterie de 8 MW serait capable de réduire de 20 000 T les émissions de gaz à effet de serre.

Larry Bagnell a souligné que les manifestations des jeunes Yukonnais ont été entendues. « Les élèves ont pris des initiatives. Ils ont manifesté et appelé les politiciens à agir face aux changements climatiques. Ils méritent des actions comme celle-ci », a mentionné le député fédéral du Yukon lors de la conférence de presse.
Photo : Maryne Dumaine

En ce qui concerne le projet de stockage de l’énergie « nous n’en sommes encore qu’aux débuts », ont nuancé les intervenants. « Mais pour aller de l’avant vers des énergies vertes, il faut commencer par savoir comment les emmagasiner. »

Le projet, tourné vers l’avenir, est donc encore à ses débuts. Il reste maintenant à déterminer le lieu de construction de ce système de stockage. Au jour de l’annonce, les fournisseurs de service pour la construction de ce système n’étaient pas encore identifiés. Enfin, il reste désormais à savoir quels seront les moyens mis en œuvre pour remplir ces batteries tout en
respectant l’environnement.

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