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Le Yukon Arctic Ultra, à la limite du possible

Le Yukon Arctic Ultra, à la limite du possible

Jean Chalifour

Jeudi matin 30 janvier, aux sources d’eaux thermales de Takhini, 66 coureurs se sont élancés sur une portion du parcours de la Yukon Quest pour une course d’endurance en nature considérée comme la plus difficile au monde, le Yukon Arctic Ultra (YAU). Difficile à l’extrême pour le coureur en raison de la rigueur du climat, de la nature du sentier, des distances à parcourir et de la nécessité de transporter tout le matériel requis pour manger, boire, dormir et assurer sa survie.

Les épreuves au programme

Les coureurs peuvent faire le YAU à pied, en vélo de montagne ou en ski de fond. La majorité le fait à pied en utilisant au besoin leurs raquettes. Cette année, trois épreuves sont au programme. Ainsi, quinze athlètes ont participé au marathon (distance de 26 milles). Parmi eux, cinq athlètes de Whitehorse et un de Dawson. Vingt-deux athlètes ont pris le départ du 100 milles pour terminer leur ballade à Braeburn. Parmi eux, une douzaine d’Européens, un athlète de Whitehorse et une Chinoise. Enfin, dans le 300 milles, seize coureurs, tous Européens, dont deux Anglais du même patelin, âgés respectivement de 62 et 69 ans, ayant l’objectif d’atteindre Pelly Crossing.

Pour le marathon, pas de point de contrôle, mais pour le 100 milles et le 300 milles, respectivement deux et huit points de contrôle.

Dans les épreuves du 100 et du 300 milles, le délai réglementaire prévu pour compléter la course est respectivement de trois et huit jours. Année après année, plusieurs athlètes relèvent le défi, mais un grand nombre abandonne en raison de son extrême difficulté. Considérant l’absence de bourses aux participants, il faut être un vrai passionné, mordu de l’aventure dans le Nord, avoir une motivation à toute épreuve ou être un peu fou pour s’inscrire au YAU.

Shelley Gellatly fait partie de l’organisation de la course au Yukon. Elle y a participé plusieurs fois comme coureuse. Pour elle, les participants sont attirés par l’attrait de faire une course considérée comme extrême dans le Nord, en pleine nature, dans un endroit empli d’histoire, comme celle de la ruée vers l’or. Elle affirme que sa principale préoccupation est de ramener à la réalité les coureurs qui s’y présentent avec un excès de confiance.

Deux jeunes femmes de France au YAU comme bénévoles

Shelley Gellatly assume aussi la coordination du travail d’une vingtaine de bénévoles. Parmi ceux-ci, Anaïs Marceau et Laure-Anne Bouthemy, deux jeunes Françaises dynamiques de la grande région de Toulouse.

Anaïs et Laure-Anne sont venues visiter le Canada pour une période de six mois. Sportives, amantes de la nature et travaillant depuis peu dans le domaine du tourisme de plein air, elles ont eu vent du YAU sur Internet et s’y sont inscrites comme bénévoles alors qu’elles étaient encore en France.

Anaïs et Laure-Anne sont ravies de travailler au YAU. Elles visent à y vivre une expérience inoubliable à deux en pleine nature, tout en ayant du plaisir, en faisant de belles rencontres et en se rendant utiles. Se déplaçant d’un point de contrôle à l’autre au fil des jours, elles ont comme principales responsabilités d’y enregistrer les heures d’arrivée et de départ des participants, de leur offrir à manger et de vérifier s’ils ont des engelures aux pieds, aux mains et aux oreilles, de même que des ampoules. Tâche importante, car toute engelure ou ampoule entraîne la disqualification d’un participant.

Bref historique de l’événement

Robert Pollhammer d’Allemagne faisait déjà des courses de longue distance en pleine nature. Après des études au Canada et à la suite de la disparition d’une course semblable en Alaska, il allait de soi pour lui que le YAU devait prendre vie au Yukon en 2003. Ainsi naissait une belle aventure dont c’est la 11e édition cette année.

Chaque année, Robert vient au Yukon assister à l’événement et continue d’en être l’âme et l’organisateur principal.

Pour plus d’information sur le YAU, consulter le site www.arcticultra.de.


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