Accueil » À la une » Le taux de cambriolage en forte augmentation à Whitehorse

Le taux de cambriolage en forte augmentation à Whitehorse

Le taux de cambriolage en forte augmentation à Whitehorse
PartagerEmail this to someoneShare on Facebook9Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Thibaut Rondel

La première moitié de l’année 2015 a vu le nombre de cas d’introduction par effraction exploser à Whitehorse. De nombreux commerces et associations de la ville ont ainsi fait l’objet de larcins orchestrés par des cambrioleurs visiblement en quête de petites sommes et d’objets facilement vendables.

« Entre le 1er janvier et le 30 juillet 2015, nous avons enregistré 59 cas d’introduction avec effraction, ce qui représente un bond plutôt conséquent par rapport à 2014, où nous n’avions enregistré que 17 cas sur la même période », indique l’attachée de presse de la GRC de Whitehorse, Julia Fox.

Ces chiffres, qui ne concernent que les commerces et lieux d’affaires de Whitehorse, traduisent une augmentation du taux d’introduction par effraction de près de 250 % d’une année sur l’autre. À l’heure actuelle, 13 % des cas révélés cette année ont conduit à l’identification d’individus présumés responsables.

« Pour cette année, des procédures ont été lancées pour huit de ces dossiers », explique Julia Fox. « Cela signifie que des personnes ont été identifiées, et que nous avons assez de preuves pour pouvoir porter des accusations. »

Onze dossiers sont par ailleurs en cours d’investigation, une plainte a été retirée, tandis que quatre affaires se sont finalement révélées infondées, le crime d’entrée par effraction n’ayant finalement pas été retenu.

« Les 35 cas restants n’ont pas encore été élucidés, mais cela ne signifie pas que la situation ne va pas évoluer, puisque nous pouvons arrêter quelqu’un et parvenir à lier cette personne à toute une série d’entrées par effraction », précise Mme Fox.

Sur les dix-sept cas enregistrés dans la première moitié de 2014, trois cas s’étaient révélés infondés et une seule procédure avait été lancée, les autres cas restant encore à ce jour irrésolus.

Des organismes particulièrement visés

Les organismes à but non lucratif semblent avoir été particulièrement visés par les malfaiteurs. Au cours des derniers mois, des cambriolages et des actes de vandalisme ont ainsi été perpétrés au refuge des animaux Mae Bachur, ainsi que dans les locaux hébergeant la passe de saumons, le Boys & Girls Club du Yukon et l’organisme CAIRS (Committee on Abuse in Residential Schools Society).

D’autres organismes de ce type ont également fait les frais de visites non désirées, mais des cambriolages ont également été signalés dans plusieurs commerces de la ville, parmi lesquels The Watershed, le restaurant Antoinette’s ou encore le magasin de vêtements Franchise Footwear and Apparel. Les cambrioleurs ciblent particulièrement les fonds de caisse des commerces, mais le vol d’alcool semble également privilégié, l’entrepôt de la Société des alcools du Yukon ayant même été visité par trois jeunes au début du mois de juillet.

À un autre niveau, on peut également citer le braquage de la station d’essence Goody’s Gas Bar de Porter Creek, visitée deux fois en mai et juin dernier par un homme armé d’un chalumeau. En août 2014, c’est la station d’essence Bernie’s Racetrac Gas, sur le boulevard Hamilton, qui avait été victime d’un braquage à main armée.

Vigilance et prévention

Selon la GRC, la communauté doit rester vigilante et essayer de s’équiper au mieux pour prévenir l’émergence de ces situations désagréables.

« Si le commerce possède des caméras de surveillance, nous pouvons parfois trouver les responsables par nous-mêmes, même s’il fait nuit et que personne n’est autour », explique Julia Fox. « Nous devons aussi quelques fois faire appel à l’aide du public et avoir recours aux analyses ADN, si l’on trouve des traces sur place. »

Les commerçants et les particuliers sont ainsi encouragés à protéger leurs biens et à prendre des mesures en ce sens, en restant bien entendu dans les limites de la loi. Il est notamment conseillé aux commerçants de s’équiper de systèmes de sécurité, d’ajouter des barreaux à certaines fenêtres et de s’assurer d’emporter le contenu de leur caisse chaque soir.

« Un bon éclairage extérieur, notamment près des fenêtres et des entrées, est aussi très important », affirme Mme Fox. « À l’extérieur toujours, il faut également éviter de laisser des objets qui pourraient aider à forcer une entrée ou à pénétrer par une fenêtre, comme des chaises par exemple. »

La police de terrain

Depuis le début de l’année, la vingtaine de policiers patrouillant dans les rues de la capitale ont comptabilisé ensemble près de 9 100 interventions, soit une moyenne de 450 interventions par agent, ou 43 interventions par jour. Ce décompte ne comprend pas les enquêtes plus poussées qui peuvent être menées par d’autres services de la GRC, comme l’Unité des crimes majeurs.

Les agents de la GRC interviennent lors de situations très variées allant de l’accident de la route aux actes de violence conjugale, en passant par les bagarres, les saisies de drogue ou les cambriolages. Chacune des quatre unités de terrain comprend quatre à six agents, et les unités se relayent l’une après l’autre pour patrouiller douze heures par jour.

« Comme n’importe quelle organisation pourra dire qu’on peut toujours utiliser plus de docteurs, plus d’infirmières ou plus de travailleurs sociaux, nous pourrons toujours utiliser plus d’agents de police », explique Julia Fox. « Avec plus de ressources, on pourrait bien sûr cibler et travailler sur des projets et des affaires spécifiques et y mettre heureusement un terme, mais nous sommes à la merci des événements qui surviennent, et nous devons les prioriser. »

Selon les données de Statistique Canada pour l’année 2014, un total de 210 introductions par effraction ont été comptabilisées à la grandeur du territoire, incluant les lieux d’affaires, mais aussi les logements de particuliers. Cent neuf vols de véhicules à moteur ont également été enregistrés. De façon générale, 9 350 infractions au Code criminel ont été relevées, incluant les délits routiers. À noter également que trois meurtres ont été comptabilisés au Yukon en 2014, faisant grimper le taux d’homicide pour 100 000 personnes à 8,22. Bien que la moyenne nationale soit à 1,45, ce chiffre impressionnant doit être replacé dans le contexte démographique yukonnais.

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook9Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0


Sur le même thème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *