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Le site de l’ancienne École F.H.-Collins accueillera le centre scolaire communautaire francophone

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Thibaut Rondel

Le nouveau centre scolaire communautaire francophone sera finalement construit à l’emplacement de l’ancienne École F.-H.-Collins dont la démolition débutera cet été. Bien que le parc de planches à roulettes de Riverdale ait été longtemps pressenti pour accueillir le nouvel établissement scolaire, ce site a été écarté par le sous-comité de construction. À la suite du travail de planification mené par la firme d’architectes Thibodeau, il a en effet été déterminé que l’emplacement ne répondait pas aux exigences minimales pour la construction d’une école.

« Quand nous avons réfléchi à ce que l’on voulait inclure dans le centre scolaire communautaire et à nos besoins en matière de stationnement et d’accès pour les autobus, nous avons réalisé qu’il n’y avait tout simplement pas assez de place sur ce site-là pour faire ce que l’on voulait faire et permettre une expansion future », explique le directeur général de la Commission scolaire francophone du Yukon, Marc Champagne.

Le site de l’ancienne École F.H.-Collins accueillera la nouvelle école francophone. L’emplacement du parc de planche à roulettes situé à l’entrée de Riverdale n’a finalement pas été retenu. Photo: Thibaut Rondel

Le site de l’ancienne École F.H.-Collins accueillera la nouvelle école francophone. L’emplacement du parc de planche à roulettes situé à l’entrée de Riverdale n’a finalement pas été retenu. Photo: Thibaut Rondel


Situé au bord du fleuve, à l’entrée de Riverdale, l’emplacement privilégié par la Commission scolaire aurait offert une excellente visibilité à l’établissement scolaire, et un cadre d’apprentissage des plus agréables pour les élèves.

« Est-ce qu’on est déçus? Un peu, car c’était notre site préféré », concède Marc Champagne. « Ceci étant dit, on construit un centre scolaire communautaire, et nous n’étions pas prêts à compromettre les éléments essentiels de ce centre-là pour pouvoir demeurer sur ce site. Au bout du compte, tout le monde autour de la table comprend très bien que le meilleur site, c’est entre l’École F.-H.-Collins et l’École Selkirk. »

Selon la Commission scolaire et le gouvernement du Yukon, ce nouvel emplacement offre des avantages tels que la simplification des travaux pour l’aménagement du site, plus d’espace et de flexibilité pour la conception de l’école, la proximité du transport scolaire existant, le carrefour de circulation et le stationnement. Ce printemps, une étude d’impact sera par ailleurs effectuée afin de répondre aux préoccupations des riverains quant à la circulation et à la sécurité. La population de Riverdale, qui compte près de 5 000 résidents, craint en effet que la construction d’une sixième école congestionne encore un peu plus le trafic au niveau du pont reliant leur quartier au centre-ville.

La phase de conception

Le gouvernement du Yukon a cette année alloué 400 000 dollars pour la poursuite du travail de planification du centre scolaire communautaire francophone. La phase de conception de l’école constitue la prochaine étape du projet, mais celle-ci ne pourra réellement débuter que lorsque la demande de financement formulée par le gouvernement du Yukon à Patrimoine Canada aura été finalisée. Une approbation du gouvernement fédéral permettrait en effet de débloquer les fonds nécessaires au financement de la partie communautaire de l’école. La Commission scolaire espère que le gouvernement du Yukon sera prêt à finaliser sa demande d’ici la fin du mois de juin. La décision du gouvernement fédéral, quant à elle, ne repose encore sur aucun échéancier. L’optimisme est toutefois de mise, puisque la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, s’était montrée très ouverte à cette idée de projet lors de son passage à Whitehorse au mois de février dernier.

Alors que les premières projections du ministère de l’Éducation et de la CSFY prévoyaient une inauguration en septembre 2018, il semblerait désormais que l’ouverture de l’école ait été repoussée à janvier 2019.

« Oui, c’est plus ou moins ce que l’on espère en ce moment », confirme Marc Champagne. « C’est toujours difficile avec un projet de cette envergure de donner une date exacte, mais le projet ne sera pas prêt pour la rentrée 2018. La commission scolaire espère cependant toujours aménager l’école durant l’année scolaire 2018-2019, mais nous avons encore du travail à faire. »

Informer la communauté

D’ici le début de la phase de construction, la CSFY poursuit son travail de sensibilisation auprès des associations de riverains et des écoles de Riverdale. La commission scolaire a notamment pu échanger avec les représentants des conseils scolaires de l’École Selkirk et de l’École F.-H.-Collins.

« Nous avons aussi rencontré le président de l’Association communautaire de Riverdale et on espère faire une présentation aux membres de cette association dans un futur proche », indique M. Champagne. « Jusqu’à maintenant, c’est très positif. Quand on a la chance de s’asseoir avec les gens pour vraiment bien leur expliquer le projet et ses retombées positives pour toute la communauté, le projet est bien reçu. C’est clair qu’il y a encore des inquiétudes, je pense à la circulation, mais une étude sera menée et nous allons travailler de près avec la Ville pour adresser au mieux ces inquiétudes-là. »

Bien que la perspective d’un nouveau procès opposant la CSFY au gouvernement du Yukon ne semble plus être qu’un lointain et mauvais souvenir, les deux parties ne sont cependant pas encore totalement à l’abri des divergences. Ainsi, la première semaine du mois de juillet, une nouvelle rencontre de gestion de cas se tiendra devant le juge afin de l’informer de l’avancée des négociations.

« Jusqu’à aujourd’hui, nous avons toujours demandé des extensions [de délai] pour permettre au comité [de règlement, et à son sous-comité de construction] de poursuivre son travail. On trouve que nous avançons bien sur plusieurs dossiers, qu’on s’en va dans la bonne direction, et on est contents de la relation que nous avons en ce moment avec le gouvernement du Yukon. On préfère donc continuer notre travail et ne pas impliquer la cour à ce point-ci », termine Marc Champagne.

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