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Le roller derby, un sport de contact au féminin

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Kelly Tabuteau

Depuis 2009, l’association Yukon Roller Girls se réunit tous les mercredis au gymnase de l’École Elijah-Smith pour pratiquer le roller derby.

La photo de famille des Yukon Roller Girls. Photo : Andrew Reid


Sport à prédominance féminine, né aux États-Unis dans les années 1930, il oppose des joueuses chaussées de patins à roulettes et équipées de protège- tout (casque, protège-dents, protège-poignets, coudières et genouillères), sur une piste ovale et sans dénivelés, dans une démonstration de vitesse et de violence. Méconnu d’une partie de la communauté yukonnaise, ce sport gagne néanmoins à être découvert.

S’il est possible de remonter à l’origine du roller derby, retrouver les règles de cette pratique est une tout autre paire de manche : aucune trace écrite n’a pu être retrouvée. Alors au fil des ans, les règles ont changé et se sont adaptées pour finalement être adoptées par toute la communauté du roller derby. Car oui, le roller derby, c’est comme une grande famille, dans laquelle on y perd son nom de naissance au profit d’un pseudonyme : « On a vraiment une seconde identité », confie Laura Pauls, secrétaire de l’organisme Yukon Roller Girls, « pour mon équipe et la communauté, je suis Sasquatch! »

Pour simplifier, chaque équipe est constituée de douze à quinze joueuses. Seules cinq membres de chaque équipe sont présentes sur le terrain pour une période de deux minutes : une jammeuse qui a la responsabilité de marquer les points et quatre bloqueuses qui devront empêcher la jammeuse adverse de progresser et aider leur propre joueuse à compter des points. Comment? En bloquant le collectif « ennemi ». Toutes les parties du corps au-dessus des mi-cuisses peuvent être utilisées, excepté les mains, les avant-bras, les coudes et la tête. Après un tour « à blanc », où les jammeuses doivent dépasser toutes les bloqueuses adverses, l’équipe marque un point dès que les hanches de la meneuse dépassent celles d’une opposante. Un match est composé de deux périodes de 30 minutes, où des jams de deux minutes s’enchaînent. Simple, non? En réalité, il existe des spécificités et de nombreuses pénalités applicables que l’on pourra apprendre plus facilement en pratiquant.

Une ligue dynamique

Avec 20 membres actifs, dont huit débutants, les compétitions ne sont pas aisées à organiser. Pourtant, la saison 2017-2018 des Yukon Roller Girls se clôture après cinq affrontements « officiels » : trois à Terrace en Colombie-Britannique, un à Sitka en Alaska et un à domicile; ainsi que de très nombreux tournois amicaux, grâce à l’organisation d’une ligue dite « maison ». En effet, tous les dimanches, au Centre des Jeux du Canada, les filles se sont mesurées les unes aux autres pour appliquer, en situation de match, la technique et la stratégie apprises aux entraînements; une bonne solution pour progresser, selon Laura Pauls : « Quand The Northcoast Nightmares de Terrace sont venues à Whitehorse le 9 juin dernier, nous nous sommes inclinées 181 à 66. Mais ce qui nous manquait dans le score, nous l’avons compensé dans le jeu et l’esprit d’équipe. Nous sommes fières du chemin parcouru et nos adversaires ont même souligné nos progrès. »

Le dernier entraînement de la saison avait lieu hier, et il faut maintenant attendre septembre pour enfiler à nouveau ses quads (patins à roulettes dont les roues sont disposées en deux rangées de deux). En attendant, on peut avoir un avant-goût de ce sport en visionnant le film Ça roule! avec Drew Barrymore et Ellen Page, sorti en 2009 et qui conte les aventures d’une adolescente découvrant le roller derby.

Pour toute information sur Yukon Roller Girls, rendez-vous sur la page Facebook du même nom.

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