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Le roller derby, de sport spectacle à sport civilisé

Le roller derby, de sport spectacle à sport civilisé

Jean Chalifour

Qui, parmi les plus âgés, ne se rappelle pas des spectacles de roller derby que l’on voyait à la télévision dans les années 1970, coups de poing en plein visage et quasi pure violence. Le triste spectacle est mort et a été enterré au début des années 1980 pour renaître en un sport beaucoup plus civilisé au début des années 2000.

À Whitehorse, en 2010, un groupe de jeunes femmes a décidé de former une équipe de roller derby. Ce sport d’équipe exige endurance, vitesse, agilité, finesse et grande ténacité. La robustesse y est toujours présente, mais contrôlée par des règles strictes. Toute femme âgée de 12 ans et plus est la bienvenue dans l’équipe des Yukon Roller Girls.

L’ABC du sport

Une partie de roller derby se joue entre deux équipes sur une piste ovale plate. Elle dure deux périodes chronométrées de 30 minutes, chacune étant divisées en séances de jeux (jam) de 2 minutes au maximum. Chaque équipe envoie dans la mêlée quatre bloqueuses et une jammeuse. Les bloqueuses des deux équipes commencent un jam en formant un seul peloton. Chaque jammeuse essaie alors de passer le peloton autant de fois que possible. Après avoir passé le peloton une première fois, les jammeuses marquent un point chaque fois qu’elles passent en toute légalité une bloqueuse de l’équipe adverse. La jammeuse leader, celle qui au cours d’un jam a réussi à passer en premier toutes les bloqueuses de l’équipe adverse, peut décider de mettre fin au jam en tout temps.

Les Yukon Roller Girls

Équipées de leurs patins à roulettes, d’un casque, de protège-poignets, de coudes, de genouillères et d’un protecteur buccal, les Yukon Roller Girls s’entraînent régulièrement dans les écoles élémentaires de Whitehorse et au Centre des Jeux du Canada. De février à mai, elles jouent des parties entre elles et contre des équipes du sud, notamment de Juneau, de la vallée d’Okanagan et de l’État de Washington.

Mais, pour éviter les blessures dans ce sport de contact, on ne se met pas à jouer dans une partie de roller derby sans préparation. Les futures joueuses doivent d’abord s’inscrire au programme d’entraînement Fresh Meat de huit semaines pour développer leurs habiletés de base puis, dans un deuxième temps, apprendre à frapper l’adversaire en toute légalité et sécurité et à se protéger lors de contacts.

Une partie de roller derby implique la participation de vingt officiels, soit de sept arbitres sur la piste et de treize autres personnes (statisticiens, chronométreurs, etc.). Ainsi, quiconque souhaiterait agir comme officiel bénévole est invité à communiquer avec les Yukon Roller Girls.

Pour Sarah Gallagher, de son surnom Profanity Jane, secrétaire et l’une des cofondatrices des Yukon Roller Girls, les filles de l’équipe ne font pas que pratiquer leur sport, mais font partie d’une belle famille qui a plaisir à multiplier les occasions de rencontres hors piste.

Les personnes intéressées à en savoir davantage sur les Yukon Roller Girls peuvent consulter le site de l’équipe (www.yukonrollergirls.ca).


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