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Le recensement 2016 révèle l’exode rural des Yukonnais

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Thibaut Rondel

Les premières données du recensement 2016 consacrées à la population et au logement ont été dévoilées au matin du mercredi 8 février. Statistique Canada a recensé 35 874 individus vivant sur le territoire du Yukon, en hausse de 5,8 % par rapport à 2011. Au niveau national, le taux d’augmentation s’établit à 5 %.

Le Yukon redevient ainsi la juridiction la moins peuplée du Canada, puisqu’il est désormais dépassé de peu (70 individus) par le Nunavut et ses 35 944 habitants. Les Territoires du Nord-Ouest comptaient quant à eux 41 786 habitants lorsque le recensement a eu lieu.

La population de la ville de Whitehorse a connu une hausse de 7,8 % pour atteindre 25 085 habitants. La population des environs de Whitehorse (catégorie « non-organisée ») a quant à elle connu une hausse de 13,6 % pour s’établir en 2016 à 326 individus.

Les hameaux proches de Whitehorse ont également connu une expansion démographique. Marsh Lake enregistre par exemple une hausse de sa population de 12,4 % (696 personnes), tandis que le hameau du Mont-Lorne a connu une augmentation de 7,1 % pour s’établir à 437 personnes. On constate également une hausse au nord de Whitehorse, comme au Lac Laberge (+ 25 %, pour atteindre 25 individus) et à Ibex Valley (+ 18,8 %, pour atteindre 411 individus).

Les communautés les plus grandes comme Carcross (photo), Haines Junction et Dawson connaissent cependant une légère hausse de leurs populations. Photo: Émylie Thibeault-Maloney

Les communautés les plus grandes comme Carcross (photo), Haines Junction et Dawson connaissent cependant une légère hausse de leurs populations. Photo: Émylie Thibeault-Maloney


La tendance à la hausse que l’on constate dans la région de Whitehorse se fait au détriment de la plupart des petites communautés yukonnaises où de moins en moins de personnes résident. Ces communautés peuvent accuser des baisses de population très importantes, comme à Tagish (– 36 %, pour s’établir à 249 habitants) ou Burwash Landing (– 24 %, pour s’établir à 72 habitants). Les communautés les plus grandes comme Carcross, Haines Junction et Dawson connaissent cependant une légère hausse de leurs populations.

Les données sur la famille et la langue seront publiées le 2 août prochain et permettront notamment de dresser le nouveau portrait de la francophonie au Yukon. En 2011, plus de 4 500 personnes parlaient français sur le territoire, soit près de 13 % de la population totale du Yukon. Parmi elles, 1 630 étaient de langue maternelle française, soit 4,8 % de la population totale du Yukon. Des données seront publiées jusqu’au 29 novembre 2017.

Les faits saillants au niveau national

• Statistique Canada a recensé 35 151 728 personnes vivant sur le territoire canadien au 10 mai 2016, en hausse de 1,7 million, ou de 5 %, par rapport à 2011 (33,5 millions) — soit un peu moins que la hausse de 5,9 % enregistrée entre 2006 et 2011. Le Canada occupe cependant le premier rang chez les pays du G7.

• Selon Statistique Canada, la population du Canada en 1871 n’était que de 3,5 millions de personnes, puis de 20 millions en 1966.

• À 11,6 %, l’Alberta demeure la province avec la croissance de population la plus importante au pays, en hausse par rapport aux 10,8 % enregistrés en 2011.

• Le poids démographique du Québec au sein de la population canadienne, en baisse constante depuis cinquante ans, atteint désormais 23,2 %. La province franchit néanmoins pour la première fois la barre du 8 millions d’habitants, avec 8 164 361 personnes vivant sur son territoire.

• À 2,9, le taux de fécondité au Nunavut est le plus élevé au Canada, où la moyenne nationale se situe plutôt à 1,6 enfant par femme. Avec une croissance de 12,7 % depuis cinq ans, la population du Nunavut dépasse d’ailleurs pour la première fois celle du Yukon.

• Le Nouveau-Brunswick est la seule province canadienne à enregistrer un recul de sa population avec une perte de 0,5 % depuis cinq ans. Toutes les provinces de l’Atlantique sont largement en deçà de la moyenne canadienne (5 %).

• Calgary est le centre urbain qui enregistre la plus forte hausse de population avec une croissance de 14,6 %, suivie par Edmonton (13,9 %) et Saskatoon (12,5 %).

• De l’autre côté du spectre, Saint John, au Nouveau-Brunswick, enregistre une baisse de population de 2,2 %. Thunder Bay, en Ontario, ne fait aucun gain, tandis que la région du Grand Sudbury n’enregistre qu’une faible croissance de 1 %.

• Plus du tiers (35,5 %) des Canadiens vivent dans l’un ou l’autre des trois centres urbains les plus peuplés, soit Toronto, Montréal et Vancouver.

• De même, près du tiers (31,6 %) de la population canadienne vit maintenant dans l’ouest du pays, majoritairement en Colombie- Britannique (13,2 %) et en Alberta (11,6 %).

• Le taux de croissance au Manitoba (5,8 %) dépasse la moyenne canadienne (5 %) pour la première fois en 80 ans, en majeure partie grâce à l’immigration.

• En 2016, les deux tiers des Canadiens vivaient à 100 kilomètres ou moins de la frontière Canada–États-Unis.

• La région de Vancouver compte la plus importante densité de population, avec 5 492,6 habitants par kilomètre2, suivie par Westmount (5 024,9 h/km2) et Côte-Saint-Luc (4 662,5 h/km2) dans la région de Montréal.

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