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Le Parlement jeunesse pancanadien : bien plus qu’une simulation

Julien Latraverse

La jeunesse franco-canadienne s’est réunie à Ottawa au début du mois de janvier pour participer à une simulation parlementaire.

Une délégation du Yukon était présente à l’événement. De gauche à
droite : Benjamin Déziel, Anna Tölgyesi, Oliver Paldy, Josée Jacques, Victor Tölgyesi,
Marguerite Tölgyesi et Julien Latraverse.
Photo : Josée Basque

Une centaine de jeunes francophones de partout à travers le pays se sont donné rendez-vous dans la capitale nationale pour participer à la dixième édition du Parlement jeunesse pancanadien (PJP), du 9 au 12 janvier derniers.

Ouvert à toutes les personnes d’expression française âgées de 16 à 25 ans, le PJP offre la chance de découvrir la vitalité de la francophonie canadienne en plus de simuler une expérience parlementaire dans la chambre du Sénat à Ottawa.

Le but est de recréer le plus fidèlement possible le véritable déroulement d’une séance en chambre. Par exemple, les ministres du gouvernement déposent des projets de loi qui seront ensuite adoptés ou non après un vote. Pour cette dixième édition, sur les trois projets de loi proposés, seul celui sur l’autosuffisance alimentaire au Canada a passé au vote.

Benjamin Déziel, originaire du Nunavut et récemment résident du Yukon, participait à son premier PJP en tant que membre de la délégation yukonnaise. Pour lui, le PJP, est un moyen unique de s’initier à la politique fédérale. « Je ne connaissais rien à la politique avant d’aller là », reconnaît l’adolescent de 16 ans. Malgré le stress de cette première expérience, Benjamin Déziel affirme que la plus grande leçon qu’il a tirée de cette expérience est de toujours rester ouvert à de nouvelles connaissances et de ne pas avoir « peur de se lancer ». « Même si tu ne connais pas un sujet en particulier, tu peux toujours apprendre », déclare-t-il.

Les jeunes députés ne sont pas les seuls à explorer les rouages de la politique. Des volets « médias » et « pages » sont également offerts lors de la simulation pour accentuer l’immersion du PJP. Par exemple, les jeunes qui portent les rôles des médias effectuent des mêlées de presse, écrivent des articles et réagissent aux rebondissements vécus dans la Chambre des communes. Les pages, quant à eux, agissent comme messagers pour les députés et les ministres et assurent le transfert de documents essentiels aux sujets débattus.

Tisser des liens d’un océan à l’autre

Un autre aspect clé de cette simulation parlementaire est la mise en contact de jeunes issus des territoires et des provinces du Canada. Félix Arseneault, un Néo-Brunswickois de 19 ans, affirme avoir « grandi » au fil de ses rencontres faites au PJP.

L’étudiant au baccalauréat en information-communication de l’Université de Moncton attribue ce phénomène aux intérêts communs partagés entre les participants et participantes. « Tu te rends compte que tu n’es pas tout seul dans ton coin de pays, il y a d’autres gens comme toi », commente-t-il.

Selon lui, ces contacts au sein de la francophonie canadienne permettent à tous de réaliser la vitalité et l’importance du français à travers le Canada. « C’est de voir qu’il y a des gens dans des régions minoritaires, comme au Yukon où l’on ne penserait pas qu’il y aurait une communauté francophone », soutient-il.

Organisé tous les deux ans, la prochaine édition du Parlement jeunesse pancanadien se déroulera en 2022. Benjamin Déziel compte déjà y participer à nouveau et Félix Arseneault y occupera le poste de leader du gouvernement. Par ailleurs, la Yukonnaise Marguerite Tölgyesi assumera le rôle de présidente de la Chambre des communes lors de ce onzième PJP.

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