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Le Klondike renoue avec son championnat d’orpaillage

Genséric Morel

« Le Canada a le hockey. Le Brésil a le soccer. Les États-Unis ont le football. L’Australie a le criquet. Le Klondike a l’orpaillage », a déclaré le maire de Dawson, Wayne Pokotora, à l’ouverture de la cérémonie.

Le public a répondu présent pour encourager les candidats du championnat yukonnais. Photo : Genséric Morel


Le 7 juillet dernier, à Dawson, avait lieu le Championnat d’orpaillage du Yukon. Cet événement annuel a pris naissance dans les années 1970, car les mineurs souhaitaient comparer leurs compétences. Aujourd’hui, le championnat réunit les visiteurs, les Yukonnais passionnés et les professionnels. Le but est simple, trouver une quantité prédéterminée de paillettes d’or — quantité non connue du participant — le plus rapidement et précisément possible.

Succès du championnat 2018

Cent vingt-cinq participants ont pris part à la compétition dans une des sept catégories. Une équipe allemande du tournage Goldrausch Am Yukon a rendu le tournoi international. Cette année, c’est Lorraine Millar qui a remporté la compétition, les 2 000 $ de gain et un billet d’avion pour le Championnat du monde en Slovaquie.

Les participants doivent allier précision et rapidité pour tenter de décrocher un prix au championnat d’orpaillage du Yukon. Photo : Genséric Morel


Des activités ont ponctué le concours, avec une démonstration d’orpaillage, de la fonte d’or, un stand de fossiles tenu par des paléontologues, une présentation d’outils liés à l’industrie minière et un barbecue.

Christine Savard, Québécoise en visite à Dawson, a concouru dans la catégorie débutant Cheechako. « C’était l’fun de participer, même si je n’ai trouvé que deux paillettes, une bonne expérience », explique-t-elle. Dans la même catégorie, la touriste française Jade Courtier a été plus chanceuse, réussissant à trouver neuf paillettes sur neuf. « Les organisateurs ont pris le temps de m’expliquer comment faire, car j’avais du mal. C’est vraiment pédagogique », s’enthousiasme-t-elle.

2021, Championnat du monde à Dawson

Du 24 au 28 août 2021, Dawson accueillera le Championnat du monde pour la 5e fois, à l’occasion du 125e anniversaire de la découverte d’or dans le Klondike. « Nous devons organiser la compétition plus sérieusement qu’avec le championnat du Yukon, car les 300 participants internationaux sont très impliqués, certains pleurent de déception. Nous serons plus sévères sur la réglementation, le jugement et le chronométrage, cela se joue parfois à la milliseconde. Notre but est de rendre cela amusant », explique Paul Robitaille, passionné d’orpaillage et organisateur du championnat à Dawson. De l’argent sera investi pour avoir du matériel réglementaire.

Le touriste français Aurélien Vonthron salue le public avant de commencer la compétition. Photo : Genséric Morel


« Nous proposerons de nombreuses autres activités liées à l’orpaillage pour satisfaire la curiosité des compétiteurs », rajoute Paul Robitaille. Des concerts et un Beer Garden seront également prévus. « Les Yukonnais ont trois ans pour s’entraîner, s’amuser et conquérir le monde », espère-t-il.

Franco-Yukonnais au Championnat du monde 2018

Le Championnat du monde aura lieu à Hodruša-Hámre — Slovaquie, du 6 au 11 août. Une équipe de Yukonnais sera présente sur place, dont Paul Robitaille. « On va donner envie aux compétiteurs de venir à Dawson, cela demande du temps d’organisation, surtout pour les participants avec de petits moyens qui ont besoin d’économiser », précise-t-il.

Un candidat de la catégorie professionnelle Canadian Open récupère ses paillettes. Photo : Genséric Morel


Les Franco-Yukonnais Yann Herry, Hélène Saint-Onge et leur fille Lara feront également le déplacement. « On essaiera de se faire remarquer dans le défilé avec le drapeau du Canada et du Yukon. Il y aura des gens d’une vingtaine de pays, c’est comme une grande famille », assure Yann. « C’est l’occasion de découvrir des endroits originaux, de nouvelles cultures. C’est surtout ma fille qui a la fièvre de l’or. Elle a une patience d’ange, l’orpaillage est fait pour elle », ajoute-t-il.

C’est la 8e fois que Lara participera aux championnats du monde. « Je ne me suis pas encore entraînée, je le ferai sur place. Ça serait l’fun de se rendre le plus loin possible, mais nous ne sommes pas très compétitifs, l’idée, c’est surtout de participer », conclut-elle.

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