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Le jour du Souvenir : les forces de notre communauté

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Isabelle Bouffard

Le jour du Souvenir approche à grands pas. Ayant moi-même servi pendant plusieurs années au sein des Forces canadiennes, j’ai un intérêt et un attachement particuliers pour cette journée de commémoration. J’aimerais profiter de ce moment pour présenter des gens de notre communauté qui servent ou qui ont servi au sein des Forces armées canadiennes (FC) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Jules Leblanc, originaire de Moncton au Nouveau-Brunswick, a servi au sein de la Gendarmerie royale du Canada de 1971 à 2002. Il a pris sa retraite au grade de sergent d’état-major, en tant que sous-officier responsable des crimes majeurs du nord du Nouveau-Brunswick. Photo : Isabelle Bouffard

Jules Leblanc, originaire de Moncton au Nouveau-Brunswick, a servi au sein de la Gendarmerie royale du Canada de 1971 à 2002. Il a pris sa retraite au grade de sergent d’état-major, en tant que sous-officier responsable des crimes majeurs du nord du Nouveau-Brunswick. Photo : Isabelle Bouffard


Jules Leblanc

La décision de s’engager dans la GRC a été facile à prendre pour Jules Leblanc. « Ma mère disait que déjà tout petit, à 2 ou 3 ans, je voulais être policier », nous raconte-t-il. Il se rappelle le jour où il a reçu sa lettre d’acceptation. Il venait tout juste de commencer l’université et, n’en étant qu’à sa première semaine de cours, a décidé de tout lâcher pour joindre les forces de l’ordre. Une excellente décision considérant sa belle carrière de 31 ans.

Jules a d’abord servi en tant que gendarme, puis s’est spécialisé dans le domaine de la polygraphie, profession qu’il a occupée pendant neuf ans. À l’époque, étant le seul polygraphe francophone au pays, il a été appelé à se déplacer souvent dans le cadre de ses fonctions. Au cours de sa carrière, il a été muté à Ottawa, Lacolle, Edmundston, Jacquet River, Régina, Île Grand Manan, Shédiac, Frédéricton et Bathurst. Ces nombreux déménagements ont parfois été difficiles pour sa famille.

Aujourd’hui, Jules est membre de l’Association des anciens de la GRC et profite de sa retraite. « Ce qui me manque le plus, ce sont les gens avec qui je travaillais », avoue-t-il. Il est d’ailleurs toujours en contact avec des collègues qu’il a connus lors de sa formation de cadet, il y a plus de 46 ans.

En 2012, Jules et son épouse ont décidé de venir vivre à Whitehorse afin d’y rejoindre leurs deux enfants et leurs familles. « On voulait être près de nos petits-enfants », explique-t-il. Ce qui devait être un essai d’un an s’est finalement transformé en projet permanent.

Le jour du Souvenir a une signification particulière pour Jules, dont le grand-père et le père ont respectivement pris part à la Première et à la Deuxième Guerre mondiale. Il profite de ce moment de l’année pour commémorer le sacrifice fait par les anciens combattants pour notre liberté.

Originaire de Roberval dans la région du Lac-Saint-Jean au Québec, Serge Harvey-Gauthier a servi au sein des Forces armées canadiennes de 1985 à 2015. Il a pris sa retraite au grade de caporal-chef, en tant que spécialiste des systèmes de communication et d’information. Photo : Thibaut Rondel

Originaire de Roberval dans la région du Lac-Saint-Jean au Québec, Serge Harvey-Gauthier a servi au sein des Forces armées canadiennes de 1985 à 2015. Il a pris sa retraite au grade de caporal-chef, en tant que spécialiste des systèmes de communication et d’information. Photo : Thibaut Rondel


Serge Harvey-Gauthier

Au cours de sa carrière militaire, Serge a été muté à Valcartier au Québec ainsi qu’à Trenton et Ottawa en Ontario. Celui qui a fait partie de neuf unités différentes garde d’excellents souvenirs de ses années passées avec les unités d’infanterie. « Ce qui me manque le plus, c’est la camaraderie. Je ressens beaucoup de solitude depuis ma sortie des Forces, c’est comme un grand trou », dit-il.

Ayant été déployé en théâtre opérationnel à plusieurs reprises, Serge reconnaît que les absences et les événements manqués sont un prix à payer lorsqu’on est militaire. « Tu es déraciné de chez vous. Tu manques des bouts de ta vie. » Le jour du Souvenir est d’ailleurs un moment difficile pour Serge qui se rappelle les compatriotes tombés au combat et les vétérans revenus blessés au pays. Ayant lui-même participé à trois cérémonies de la rampe en Afghanistan, un service commémoratif tenu à l’aéroport avant le départ de l’avion transportant le corps d’un soldat décédé au combat, il trouve ce moment de l’année difficile. Comme chaque année, Serge participera aux cérémonies du 11 novembre en compagnie des membres de la Légion royale canadienne dont il fait partie.

Durant les trois dernières années de sa carrière militaire, Serge a minutieusement préparé sa retraite. Malgré les pressions de sa famille pour qu’il retourne au Québec, il avait besoin d’éloignement et considérait sérieusement s’établir en Belgique ou au Costa Rica. 

C’est en 2013 que Serge visite le Yukon pour la première fois lorsqu’il prend part à Op NANOOK, une opération militaire visant à assurer la souveraineté et la sécurité dans le Nord canadien. Il profite d’une journée de congé pour explorer Whitehorse et y découvre une surprenante présence francophone et une communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre. « J’ai vu une affiche des EssentiElles, un groupe représentant les femmes au Yukon et j’ai su qu’il y avait ici un sens communautaire, une action civile, ce qui correspond à mes valeurs. » En 2015, Serge fait le grand saut : il se retire des Forces armées canadiennes et s’installe au Yukon.

Originaire de Drummondville au Québec, Vincent Vanasse joint la Gendarmerie royale du Canada en avril 2016. Il sert présentement en tant que patrouilleur-enquêteur au sein de la Division M à Whitehorse, au Yukon. Pour des raisons professionnelles, nous avons choisi de ne pas faire apparaître son visage. Photo : Thibaut Rondel

Originaire de Drummondville au Québec, Vincent Vanasse joint la Gendarmerie royale du Canada en avril 2016. Il sert présentement en tant que patrouilleur-enquêteur au sein de la Division M à Whitehorse, au Yukon. Pour des raisons professionnelles, nous avons choisi de ne pas faire apparaître son visage. Photo : Thibaut Rondel


Vincent Vanasse

Dès l’adolescence, Vincent développe un intérêt pour les forces policières. À l’âge de 18 ans, il fait une première tentative pour joindre la GRC, mais n’est malheureusement pas retenu. En accord avec ses parents, Vincent entreprend alors des études en techniques policières afin d’augmenter ses chances d’employabilité dans la profession. Sa ténacité porte ses fruits et en 2016, il grossit les rangs de la GRC. À la suite d’un entraînement intensif de six mois à la Division Dépôt à Régina, en Saskatchewan, il obtient son premier choix de mutation : le Yukon.

Vincent dit apprécier la variété et la qualité des occasions professionnelles que lui offre la GRC. « On a la chance de visiter le pays d’est en ouest tout en travaillant », ajoute-t-il. En raison de ses horaires particuliers, il trouve tout de même difficile de concilier sa vie professionnelle et sa vie personnelle. « Pour l’instant, moi et ma conjointe n’avons pas d’enfant, mais ce sera un peu plus compliqué lorsqu’on en aura. »

Maintenant détenteur d’un baccalauréat par cumul en criminologie, en droit et en relations publiques, Vincent a un brillant avenir devant lui. « C’est un avantage d’être bilingue à la GRC parce qu’on a plus de chances d’être muté dans les provinces de l’Est. C’est aussi un critère de sélection pour devenir officier », explique-t-il.

Avant d’entamer ses études en techniques policières, Vincent avoue qu’il n’avait pas d’intérêt particulier pour le jour du Souvenir puisqu’aucun membre de son entourage n’a servi au sein des Forces armées ou des forces policières. Aujourd’hui, il dit être conscient de l’importance de cette journée : « C’est le moment de me recentrer sur moi-même et sur le travail que je fais. Je comprends maintenant davantage les efforts et les risques pris par les membres des Forces. »

Si vous désirez assister aux célébrations du jour du Souvenir, des cérémonies seront tenues le samedi 11 novembre 2017 aux endroits suivants :

– Whitehorse : Centre des Jeux du Canada à 10 h.

– Haines Junction : Centre des congrès St Elias à 10 h 30.

– Watson Lake: Centre récréatif de – Watson Lake à 10 h 30.

On vous demande d’arriver en avance, par respect pour le déroulement de la cérémonie commémorative. 

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