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Le défi un peu fou du Yukon Arctic Ultra

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Pierre-Luc Lafrance

La Yukon Arctic Ultra, une course d’endurance qui a lieu au Yukon du 8 au 21 février, est décrite par ses organisateurs comme la course d’ultra la plus dure (et froide) au monde. À la course, en ski de fond ou en vélo de montagne, les participants doivent parcourir une des quatre distances au programme (marathon, 100 miles, 300 miles ou 430 miles) dans des sentiers aménagés pour les motoneiges en plein hiver yukonnais. Pas la peine de dire que ça ne s’adresse pas à tout le monde.

Photo prise lors de l’édition 2014 de la course. Photo : A.B.

Photo prise lors de l’édition 2014 de la course. Photo : A.B.

Il y a déjà plus de 90 inscriptions dans les différentes catégories. Les coureurs viennent de partout. Il y a bien sûr quelques Canadiens, mais ils sont loin d’être majoritaires. Il y a d’importantes délégations de l’Angleterre, de l’Allemagne et de l’Italie, mais aussi des participants de l’Irlande, du Mexique, de la Suisse, de Hong Kong, du Japon (il devrait même y avoir une équipe de tournage provenant de ce pays), de l’Écosse, de la France, de la Belgique, de la République tchèque, des États-Unis, du Danemark, de l’Espagne, de la Suède, de l’Autriche et de la Pologne. Du lot, on trouve quelques francophones, dont le Québécois Réjean Moreau à l’épreuve de 430 milles que nous avions interviewé l’an dernier, et Virginia Sarrazin qui est inscrite au marathon. Il y a deux ans, elle avait raflé la troisième place juste derrière Ryan Leef et a été la première femme à franchir la ligne d’arrivée.

Une première expérience

Pour parler de l’édition 2015, l’Aurore boréale a rencontré un coureur de la région qui en est à sa première participation à l’événement, Keith Maguire. Nous voulions ainsi avoir l’avis d’un néophyte dans cette épreuve qui participe à une course de plus petite envergure (on parle quand même d’un peu plus de 42 km).

D’entrée de jeu, M. Maguire reconnaît que cela prend un brin de folie pour participer à cette épreuve. « Le plus gros défi, c’est qu’on ne connaît pas la météo. En ce moment, nous sommes chanceux, car il fait chaud, mais on peut avoir une vague de froid lors de la course. Il y a aussi les conditions de neige qui peuvent avoir une influence, puisque l’on court dans des sentiers de motoneige. Selon les précipitations et la température, on peut se trouver avec un sol glissant ou, au contraire, s’enfoncer dans la poudreuse. »

Keith Maguire a une certaine expérience en course : il a participé à deux marathons et il était du Klondike Road Relay cet automne entre Skagway et Whitehorse. C’est d’ailleurs l’un de ses coéquipiers pour cette course qui l’a convaincu de se lancer dans l’aventure du Yukon Arctic Ultra. « C’est inhabituel pour moi d’être à ce niveau de forme si tard dans la saison. D’habitude, je me repose lors de l’hiver et je reprends l’entraînement en février. »

Pour s’assurer d’être au sommet de sa forme en février, il a donc poursuivi son entraînement après le relais. « De base, je cours deux fois par semaine autour de 10 km, en plus de jouer une fois au soccer le samedi et de faire une longue sortie le dimanche. » Cette course du dimanche, il l’a fait avec son partenaire d’entraînement qui l’a convaincu de prendre part à l’épreuve. Ils partent environ 3,5 heures pour courir 35 km. « Je n’étais pas habitué de courir l’hiver comme ça, alors je suis toujours en train de chercher le bon équilibre pour les vêtements. On porte plusieurs couches. Il ne faut pas geler, mais il faut aussi éviter d’avoir trop chaud. »

Pour cette première participation, Keith Maguire ne se place pas d’objectif de temps. « Ce n’est pas comme une course d’été. Le but n’est pas de battre mon meilleur résultat, mais seulement de finir l’épreuve. »

Contrairement aux athlètes qui participeront aux épreuves de très longue distance, il n’a pas besoin d’apporter son matériel dans un traîneau. Comme son épreuve se fait dans la même journée, il n’a qu’à s’assurer d’avoir de l’eau pour bien s’hydrater, des suppléments d’énergie et le nécessaire pour se réchauffer en cas de besoin. Comme il compte courir en duo, les risques de mésaventure sont moindres.

À noter que le site est offert en version allemande ou anglaise. Le départ de la course aura lieu le 8 février à 10 h 30 au parc Shipyard de Whitehorse. Les coureurs iront ensuite en direction de Dawson. Les plus téméraires (ceux qui font l’épreuve de 430 milles) se rendront jusqu’à cette ville. On peut en apprendre davantage sur cette course sur le site : http://www.arcticultra.de/

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