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Le bilinguisme des jeunes enfants : des trucs et des astuces

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Cécile Girard

Vous avez de jeunes enfants et vous voulez qu’ils soient bilingues? Votre fiston de trois ans mélange les deux langues et cela vous inquiète?

Mettez à votre calendrier la conférence d’Annie Bourret intitulée La situation unique du jeune enfant bilingue, le 16 février 2016, à 18 h 30 à l’École Émilie-Tremblay. La conférence est aussi offerte en anglais le 17 février à 18 h 30, à la Bibliothèque de Whitehorse (The uniqueness of early childhood bilingualism).

Vivant depuis de nombreuses années à Vancouver, Annie Bourret est traductrice et linguiste. Elle est aussi auteure jeunesse. Le sujet du bilinguisme fait donc partie de sa vie. Voici ce qu’elle nous a confié en entrevue.

Annie Bourret animera une rencontre intitulée « La situation unique du jeune enfant bilingue ». Photo: Archives A.B.

Annie Bourret animera une rencontre intitulée « La situation unique du jeune enfant bilingue ». Photo: Archives A.B.

L’Aurore boréale : Y a-t-il des trucs ou astuces pour aider l’enfant à maîtriser deux langues?

Annie Bourret : On compare souvent les jeunes enfants à des « éponges ». Mais ils ne peuvent absorber que ce qu’on leur donne… Les chercheurs sont unanimes. La meilleure façon qui soit de devenir bilingue est d’exposer l’enfant aux deux langues dès la naissance, ou le plus vite et le plus souvent possible. L’apprentissage est optimal jusqu’à l’âge de 6 ou 7 ans (4 ans selon certains chercheurs!).

Un parent, une langue? Cette pratique de 1902 a fait ses preuves, mais c’est une décision du couple. Avantages : modèle riche, compétence de langue maternelle, exposition quotidienne. Désavantage : un des parents pourrait se sentir exclu.

Pour bien ancrer l’apprentissage d’une langue chez les jeunes enfants bilingues, le niveau d’exposition correspond à 30 % du temps d’exposition (28 heures sur 84 par semaine).

Enrichissez le vocabulaire. Le jeune enfant bilingue retient d’abord les mots dans la langue où il les apprend (p. ex., « rec center », « toutou »). L’acquisition du vocabulaire contribue à éliminer les mélanges de langue.

Rec Center, c’est avec papa. Avec moi, on dit centre récréatif.

Rec Center, c’est en anglais. En français, on dit centre récréatif.

Décrivez, décrivez, décrivez! (mot juste : biscuit, pas kiki).

Lisez avec votre enfant (très nombreux avantages).

L’Aurore boréale : Est-ce que l’acquisition simultanée de deux langues peut devenir un fardeau?

Annie Bourret : En réalité, si l’enfant a des retards ou des troubles de langage, ils seront observés dans les deux langues. La recherche indique que le rythme d’acquisition linguistique est relativement semblable entre les enfants unilingues et les enfants bilingues. Cependant, il ne faut pas oublier que l’enfant bilingue est en train d’apprendre deux systèmes linguistiques en même temps, deux ensembles de sons (p. ex., les 36 sons du français, les 44 sons de l’anglais), deux séries de vocabulaire et deux systèmes grammaticaux. Il s’agit d’un gros travail d’analyse qui peut donner l’impression qu’il est plus lent. De plus, le fait qu’une langue soit plus dominante que l’autre peut refléter, tout simplement, une exposition plus élevée à cette langue.

L’Aurore boréale : Quelles sont les choses à éviter?

Annie Bourret : Le piège : diminuer le français (langue minoritaire) au profit de l’apprentissage de l’anglais (langue dominante).

Penser que le parent non francophone ne peut rien faire pour aider son enfant à devenir bilingue.

Penser que l’école francophone ne suffit pas à assurer un bilinguisme fort et une compétence en anglais permettant de réussir socialement et professionnellement. C’est probablement la question que les directions d’écoles francophones entendent le plus souvent!

Penser que l’école d’immersion suffira pour un bilinguisme fort (l’objectif est de faire apprendre le français langue seconde, l’accent est mis sur l’anglais langue première).

La situation unique du jeune enfant bilingue

16 février 2016, 18 h 30, École Émilie-Tremblay

En français

The uniqueness of early childhood bilingualism

17 février 2016, 18 h 30, Bibliothèque publique de Whitehorse.

En anglais.

Vous désirez en savoir davantage? Visitez le site de la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique. Il existe en français et en anglais :

– developpement-langagier.fpfcb.bc.ca/

– developpement-langagier.fpfcb.bc.ca/fr

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