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L’aventure boréale de Catherine Pinard

Julien Latraverse

L’ancienne meneuse de chiens professionnelle Catherine Pinard a recueilli l’ensemble de ses carnets personnels pendant plus de dix ans pour tracer l’histoire de son expérience nordique.

Le passage de citadine de la métropole de Montréal à meneuse de chiens yukonnaise demeure chez Catherine Pinard une des transformations les plus incongrues de sa vie, mais prouve aussi l’ampleur de son rêve.
Photo fournie

 

Un simple récit d’expédition en traîneau à chiens dans le nord du Canada a, en quelque sorte, chamboulé la vie d’une petite fille âgée de 10 ans. L’aventurier québécois Michel Denis était venu présenter le fruit de ses aventures devant la classe de la jeune meneuse de chiens en devenir. Il ne se doutait sans doute pas qu’il était venu présenter un rêve qui allait animer Catherine Pinard à s’établir dans le Nord des années plus tard.

Trente-cinq ans plus tard, c’est à son tour de raconter ses récits. Intitulé Aventure boréale [NDLR : titre non confirmé] », ce roman autobiographique retrace le parcours de Catherine Pinard et « explique comment je suis passée de ne jamais avoir eu de chien à Montréal à déménager dans le Nord et avoir ma propre équipe », indique-t-elle. Encore dans le processus de négociation avec une maison d’édition canadienne, Catherine Pinard préfère garder les détails de son livre secrets jusqu’à sa parution.

Le récit d’une passion

Après avoir dédié sept ans de sa vie à cette passion, Catherine Pinard a raccroché son traîneau en 2007. Si l’idée de recommencer cette discipline lui a souvent traversé l’esprit, Mme Pinard avoue avoir tourné la page sur « le plus beau chapitre de ma vie ». Certes, elle admet que cela peut sembler drastique, mais son expérience de meneuse de chiens demeure marquante. « Je peux difficilement m’imaginer vivre quelque chose d’aussi intense et extraordinaire que d’avoir fait du traîneau à chiens et vivre dans le Nord », pense celle qui a entre autres participé à la Yukon Quest.

Replonger dans ses souvenirs

Pour ce faire, l’ancienne meneuse de chiens a rassemblé des échanges courriels, des journaux personnels et même des lettres pour construire Aventure boréale. « Ça m’a pris entre dix et douze ans pour tout remettre ses anecdotes ensemble et faire un lien entre elles pour le livre », fait savoir Catherine Pinard. Elle recense, à l’intérieur de son ouvrage, les difficultés de l’apprentissage du traîneau à chiens lors de son passage à Inuvik ou les péripéties qu’elle a vécues pendant ses courses. « C’est une vie d’aventure, on ne sait jamais ce qui va [nous] arriver, témoigne le sourire en coin, Mme Pinard. Mais ça ne parle pas seulement des courses, c’est aussi quand je suis arrivée au Yukon et j’ai découvert le territoire ou après quand je suis restée à Inuvik et je suis allée à la pêche sur la glace avec des Inuits », expose la biologiste de formation.

Ce retour dans le temps permet de boucler la boucle sur ce pan de sa vie, mais aussi de renouer d’une manière unique avec son passé. Par exemple, il y a un chapitre où elle raconte ses « retrouvailles » avec l’aventurier québécois qui est à la genèse de la carrière de meneuse de chiens de Catherine Pinard.

« Ces souvenirs-là ne seront plus dans ma tête, mais dans un livre. »

Aventure boréale est donc une façon de partager sa passion. « Ces souvenirs-là ne seront plus dans ma tête, mais dans un livre », informe la Yukonnaise d’adoption depuis plus de 20 ans. Même si elle reconnaît qu’il existe déjà plusieurs ouvrages de ce genre sur le marché, Catherine Pinard estime cependant qu’elle présente son histoire avec un angle plus « différent qu’une personne connue ». Son livre aborde la vie rocambolesque liée à l’univers du chien de traîneau par les yeux d’une femme, mais aussi par une mordue de ce sport qui n’a pas froid aux yeux.

 

Catherine Pinard. Photo :  Tarik Chekchak

 

« Ces souvenirs-là ne seront plus dans ma tête, mais dans un livre. »

Aventure boréale est donc une façon de partager sa passion. « Ces souvenirs-là ne seront plus dans ma tête, mais dans un livre », informe la Yukonnaise d’adoption depuis plus de 20 ans. Même si elle reconnaît qu’il existe déjà plusieurs ouvrages de ce genre sur le marché, Catherine Pinard estime cependant qu’elle présente son histoire avec un angle plus « différent qu’une personne connue ». Son livre aborde la vie rocambolesque liée à l’univers du chien de traîneau par les yeux d’une femme, mais aussi par une mordue de ce sport qui n’a pas froid aux yeux.

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