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L’attrait du Nord : pagayer pour aller à la rencontre des Premières nations

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Émylie Thibeault-Maloney

Descendre les 3 187 kilomètres du fleuve Yukon en trois mois, c’est la mission que s’est donnée un quatuor de canoteurs. Pull of the North (Attrait du Nord) est le nom qu’ils ont donné à leur ambitieux projet. Ils sont Québécois, Anglais et Américain, et leurs expériences sont des plus diverses.

« C’est tellement beau, je ne m’attendais à rien », avoue tout sourire à son arrivée à Whitehorse Martin Trahan, le canoteur le plus expérimenté du groupe.

Les membres de l’expédition Pull of the North au moment du départ. Photo: fournie

Les membres de l’expédition Pull of the North au moment du départ. Photo: fournie

 

En 2015, Martin a traversé le Canada d’est en ouest au cours d’un périple de six mois qui l’a mené de Montréal à Inuvik. C’est au cours de cette expédition qu’il est tombé en amour avec le Nord.

« Je savais que je voulais revenir, mais je pensais que ça se ferait plus tard », explique-t-il.

Puis, de retour à Montréal, à l’occasion d’une conférence qu’il donnait sur sa traversée du Canada, il a fait la rencontre de Caroline, une cinéaste qui avait quant à elle une expédition de canot dans l’Arctique derrière l’aviron. Elle lui a parlé du projet Pull of the North et de son idée de documentaire sur le peuple athabascan. Martin a écouté sa petite voix intérieure et, sur un coup de tête, a décidé de joindre le groupe qui ne pouvait refuser son expérience sur l’eau. C’est ainsi que ce groupe aux allures hétéroclites — un photographe, un chercheur, une cinéaste et bientôt, un travailleur social — s’est formé.

Plus qu’un défi sportif

Loi d’être uniquement un défi sportif, l’Attrait du Nord se veut une occasion d’aller à la rencontre des peuples d’expression athabascane qui vivent le long du fleuve Yukon, au Yukon et en Alaska. Grâce à la création du documentaire, les voyageurs souhaitent faire découvrir au public leur culture et leur permettre de s’exprimer sur certains sujets qui affectent leurs modes de vie traditionnels, comme les changements climatiques et la surpêche.

Le projet comporte également une dimension scientifique, puisque des échantillons d’eau seront recueillis tout au long du parcours à des fins d’analyse et de recherche. On veut évaluer la qualité de l’eau et la situation des saumons Chinook dans le fleuve Yukon.

En effet, les saumons Chinook qui fraient dans le fleuve chaque année depuis son embouchure de la mer de Béring jusqu’au lieu de ponte — la plus grande fraie au monde avec plus de 3 000 km — sont de moins en moins nombreux à se rendre à destination. Cela a certaines conséquences pour les communautés riveraines qui y trouvent leur subsistance depuis des siècles. L’expédition permettra donc d’examiner de plus près la situation.

Le groupe s’est lancé sur le lac Bennett le 19 mai dernier, et terminera son périple à Emmonak, en Alaska. Pour suivre l’aventure en temps réel sur une carte, on peut consulter le site Web ou la page Facebook Pull of the North.

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