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Larguons les voiles tous ensemble

Larguons les voiles tous ensemble
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Cécile Girard

Le mois de mars 2013, vêtu de nuits de velours sombre et de jours de soie lumineuse marque le trentième anniversaire de l’Aurore boréale. Ce journal qui a vu le jour en mars 1983 s’est voulu depuis sa naissance le reflet fidèle du temps et des gens qui vivent en français en terre yukonnaise. Qu’ils soient nés ici, n’y aient été que de passage ou y demeurent depuis des lustres et quelques vies, ce journal est le leur. Depuis trente ans, cet imprimé raconte leur quotidien et leurs luttes épiques dans des mots connus, un vocabulaire peuplé de pergélisol, de parhélies ou de Yukonnais : des termes beaucoup moins utilisés dans l’Est ou dans le Sud. Le français est vivace au nord du 60e parallèle, c’est une ancolie qui ne connaît pas de repos. Les francophones le sont aussi, qu’on se le dise!

Le trentième anniversaire de l’Aurore boréale retrace la ténacité et la détermination des francophones attachés à cette terre nordique. Ils y vivent en symbiose depuis des siècles se nourrissant de grand air et d’espace.

Cette édition est dédiée à ceux et celles qui ont à cœur de vivre en français au Yukon. Qui étaient-ils, qui sont-ils et qui seront-ils?

Les gens arrivés à la fin des années 1970 et au début des années 1980 se sont relevé les manches pour construire un lieu où il ferait bon vivre, un endroit où leur langue aurait feu et lieu. Ces Yukonnais ont rapidement compris qu’il leur fallait se rassembler afin que leurs voix aient une plus grande portée. Après avoir créé l’Association franco-yukonnaise, ils ont mis sur pied l’Aurore boréale. Et les jeunes familles ont eu des bébés, dont certains ont aujourd’hui trente ans. D’autres francophones sont venus de partout et ont aussi voulu transmettre leur langue et leur culture. Qu’ils aient été musheurs, fonctionnaires, mineurs, personnes en recherche d’emploi, gens d’affaires, gars ou filles en quête d’un monde meilleur, grands-parents prêts à poursuivre leur vie en pays nordique, ils ont tous enrichi la communauté. Leur implication et leur détermination ont porté leurs fruits : une école, une commission scolaire, une garderie, un regroupement de femmes francophones, un comité catholique, un regroupement pour la santé, des troupes de théâtre, un club d’écriture… La liste est longue et éloquente! Ce journal dans la force de l’âge est le leur. Il fait aujourd’hui partie des associations essentielles au développement de la communauté. Selon un sondage révélant les habitudes médias des francophones à l’extérieur du Québec, le journal l’Aurore boréale occupe une position enviable au territoire. Le taux de lectorat mensuel est de 86 % parmi la population francophone du Yukon. Le journal obtient une cote d’appréciation de 7,6 % et 92 % des lecteurs estiment que le journal est engagé dans la communauté.

Ces renseignements augurent bien pour les prochains trente ans. Tous ensemble, larguons les voiles!

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