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Lara Herry-Saint Onge aux Championnats mondiaux d’orpaillage

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Françoise La Roche

Après avoir pris part aux championnats mondiaux d’orpaillage en Espagne, en République tchèque, en Afrique du Sud et en Suède, Lara Herry-Saint Onge s’est rendue cet été à Moffat, en Écosse, pour une cinquième participation. Paul Robitaille de Dawson, ainsi qu’un Yukonnais possédant une concession aux alentours de la ville étaient aussi de la compétition. « C’est rare que le Yukon ne soit pas représenté », avoue Lara.

Très concentrée, sous la pluie, Lara Herry-Saint Onge va devoir trouver toutes les pépites qui se cachent dans son seau de sable. Photo : Pierre-Jean Guide

Très concentrée, sous la pluie, Lara Herry-Saint Onge va devoir trouver toutes les pépites qui se cachent dans son seau de sable. Photo : Pierre-Jean Guide


La fièvre de l’or?

Ce n’est pas tant la fièvre de l’or que l’ambiance qui règne qui attirent Lara dans ces compétitions. Initiée à ce sport « par des étrangers qu’on appelle aujourd’hui des amis » lors des championnats mondiaux de 2007 qui se tenaient à Dawson, la jeune orpailleuse, alors âgée de 7 ans, s’est fait inviter à l’événement de l’année suivante qui avait lieu en Espagne.

« Il y en a pour qui c’est leur sport principal et qui se pratiquent à longueur d’année. C’est leur passion. Eux sont plus stressés que moi qui fais ça quelques fois par année. J’y vais surtout pour l’ambiance. »

Au fil des ans, Lara, accompagnée de son père, a rencontré plusieurs personnes.

« On les revoit chaque année aux compétitions. Tout le monde campe, c’est le fun. Pour moi, c’est plus amusant que stressant », raconte Lara Herry-Saint Onge.

Comment ça fonctionne

Chaque sport comporte ses règles et ses façons de compter les points. L’orpaillage ne se trouve pas en reste.

La recherche d’or s’effectue dans des bassins et non dans la rivière. Chaque participant reçoit un seau qui contient la même quantité de sable et le même nombre de pépites d’or. Les concurrents ne savent pas combien sont cachées. Généralement, leur nombre varie entre cinq et douze selon les diverses catégories.

Chacun se dirige vers son bassin, enclenche une minuterie et commence à laver le sable. Quand le concurrent a terminé, il appuie sur un bouton pour arrêter la minuterie. Ensuite, il se présente à la table des juges qui comptent le nombre de pépites.

« C’est plus important de trouver toutes les pépites que d’avoir un bon temps », explique Lara. « Chaque pépite que tu n’as pas trouvée te rajoute trois minutes à ton temps officiel. »

Lorsqu’on lui demande si elle est bonne à ce sport, Lara répond en riant : « Ça dépend de qui pose la question! » Cette année, Lara a changé de catégorie. Auparavant junior, elle est maintenant passée à celle des femmes. Alors qu’elle se classait auparavant dans les dix premiers rangs, elle s’est rendue cette année aux quarts de finale et se dit satisfaite de son résultat pour sa première participation dans sa nouvelle catégorie.

Les villes hôtesses des championnats

« Les compétitions se tiennent dans des lieux où il y a déjà eu une ruée vers l’or », nous explique Lara. « Les gens qui participent sont passionnés par l’histoire. Ils visitent par la même occasion des endroits historiques où il y a eu des concessions. »

La ville de Dawson possède une excellente réputation auprès des orpailleurs. Cette ville a été témoin d’une des ruées vers l’or les plus connues. Lorsque les championnats mondiaux ont eu lieu au Yukon — ce qui s’est avéré en 1990 et 2007 — même si la plupart des participants venaient d’Europe, ils ont quand même traversé l’Atlantique en grand nombre pour y participer. Les amateurs devront attendre 2021 pour y revenir.

L’an prochain, les Championnats mondiaux d’orpaillage se tiendront à Hodruša Hámre, en Slovaquie. Fidèle à son habitude, Lara Herry-Saint Onge y sera.

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